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Le point G (raphique) #2 : Pourquoi les affiches de théâtre sont-elles moches ?

Alors déjà ce n’est pas moi qui me demande pourquoi les affiches de théâtre sont moches, c’est une question que l’on me pose très souvent en tant que graphiste (un peu comme vous demanderiez à votre ami juriste « pourquoi c’est illégal d’utiliser des photos prises sur Google alors qu’elles sont à disposition gratuitement sur internet ? » —si vous n’avez pas la réponse à cette question et que vous pensez que c’est gratuit ET légal, je vous invite vivement à vous renseigner). Et je vais y répondre dans cet article.

Si on me pose souvent cette question, c’est parce que la plupart des affiches croisées à Paris (je me base sur Paris et l’Ile de France car c’est là que je vis, mais je ne doute pas que les autres théâtres suivent les mêmes règles que celles que je vais énoncer plus bas) ressemblent à ça :

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Affiches : le Théatre des Variétés, Nicolas Lavalette, Bast

D’ailleurs, je ne peux m’empêcher de vous partager certains visuels créés par Boulet il y a quelques années qui avait justement pris le parti de recréer des affiches de films en mode « affiche de théâtre moche ». C’était vraiment bien vu.

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Ces affiches sont visiblement communément qualifiées de « moches ». Or, pour bien comprendre pourquoi elles ressemblent à ça, il va falloir que je vous explique une notion très importante en communication visuelle : le code graphique. Le code n’est pas un livre, n’est pas écrit et n’est pas explicite. Il s’agit plutôt de la façon dont le graphiste va exprimer visuellement un sujet pour qu’il soit compris très vite du plus grand nombre. Et quand je dis « très vite » j’entends « entre 1 et 3 secondes ».
Pour que le sujet et le thème, et souvent plus de messages encore (la cible, la qualité, par exemple) soient compris du public pendant les 3 petites secondes où il posera les yeux sur une affiche, il faut parler à son inconscient. Il faudra parler à son œil avant de parler à sa raison. Et pour cela, il y a des codes précis, comme, par exemple :

  • des placards jaunes et rouges avec une typo simple et énorme vous dirons « discount » et « bas de gamme »
  • un fond blanc ou noir avec une typo fine à empattements, le plus épuré possible vous dira « luxe » (un code extrêmement compliqué à comprendre pour les clients, qui ont une impression de vide)
  • des visages d’acteur énervés avec une explosion en arrière plan et un titre énorme diront « film d’action ».

Bien entendu, je résume, je ne peux pas vous donner le « truc » en quelques mots lorsqu’il faut plusieurs années d’études et de pratique pour exercer correctement son métier, quel qu’il soit.

Si le graphiste, dont le métier est avant tout d’avoir dix idées à la minute pour exprimer une chose non palpable et facilement interprétable par d’autres, ne faisait pas correctement son travail, on aurait des choses comme ça :

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De même, une affiche simple, en mode « fait à la maison », un peu potache, vous dit « théâtre ». Lorsque vous passez devant un 4×3 dans le métro recouvert d’une dizaine de petites affiches de théâtre, vous ne vous dites pas « oh ! Les affiches d’exposition du Louvre ! » ou « Tiens, quelles sont les réductions Carrefour en ce moment ? » Non. Vous comprenez directement qu’il s’agit d’affiches de théâtre.

Parce que graphiste est un métier, et que nous savons vous envoyer le bon message tout de suite. Nous devons connaitre et savoir utiliser les codes tacites compris par tous. La seconde tâche qui est la notre est de les rendre beaux, afin de créer une émotion chez la personne qui verra notre travail.

Il arrive parfois que ces codes soient transcendés par un artiste de talent grâce à une interprétation novatrice et personnelle. Si le public (le plus grand nombre) adhère, alors ces nouveaux codes seront copiés et recopiés, pour enfin devenir les nouveaux traceurs du genre. C’est aussi comme ça qu’il existe de grandes modes, autant dans le graphisme que dans d’autres courants des arts appliqués (petit rappel des arts appliqués : par exemple le stylisme, l’architecture, l’illustration, le packaging… toute création artistique qui sert dans le quotidien. Si, si, je vous jure, ça sert. Personne n’a envie de s’habiller avec de la toile de jute.)

Prenons justement l’exemple de l’affiche de théâtre : si on revient à la source, nous tombons là dessus :

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vosv1m8cÀ la fin du 19e siècle, les affiches du Théâtre de la Renaissance ressemblaient à ça. Elles sont dessinées par Alfons Mucha. Tout comme les affiches pour les spectacles du Moulin Rouge de Toulouse Lautrec, elles sont désormais aussi célèbres qu’un Van Gogh, et pourtant, à l’origine, c’étaient bel et bien des affiches de publicité culturelles (et encore, pour le Moulin Rouge, vous pouvez comparer ça à de la pub pour une boite de nuit de nos jours. Ça fait toujours plaisir de remettre les choses dans leur contexte).
Comme vous pouvez voir, Mucha était une figure de l’art nouveau, un art qui est désormais célèbre et s’est illustré dans les arts appliqués : architecture, publicités, mobilier public (stations de métro)

Après guerre, un autre mouvement fera fureur dans les arts appliqués : l’art déco. Il a le vent en poupe ces derniers temps grâce à la dernière adaptation cinématographique de Gatsby le Magnifique (par Baz Luhrmann d’après l’œuvre de Fitzgerald). L’art déco est d’autant plus connu qu’il est lié à des œuvres qui sont devenues mondialement connues dans d’autres domaines : difficile de ne pas imaginer Hercule Poirot évoluant dans ce décor, les personnages en quête des grands anciens dans les œuvres de Lovecraft, ou tout simplement toute l’imagerie des années folles gravée dans nos esprits. Il a aussi laissé son empreinte dans le monde de la peinture grâce, entre autres, à l’artiste Tamara de Lempicka.

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Le Chrysler Building, Portrait du Docteur Boucard de Tamara de Lempicka, Affiche des Folies Bergère, Affiche originale de Metropolis

Bref, les modes. Et leurs codes très spécifiques.

Revenons aux codes graphiques tacites. L’exemple le plus simple que je peux vous donner est la littérature : On sait tous comment est fait un livre. Une couverture, un titre, le nom de l’auteur.
Cependant, lorsque vous parcourez une librairie, vous arrêtez-vous à tous les rayons en espérant tomber par hasard sur le livre qui vous plait ? Non. En analysant très rapidement et souvent de manière inconsciente l’aspect de la couverture, vous savez tout de suite si le rayon va vous intéresser ou pas.

Très concrètement : prenez les livres de Grasset. Pas de visuel, de la sobriété, un titre, un nom d’auteur, le logo Grasset. En prenant un de ces livres, vous savez que vous allez acheter une littérature digne d’un Goncourt, avoir le plaisir d’une plume, d’un style d’écrivain. Vous savez que vous ne trouverez ni les mêmes sujets ni la même plume d’auteur au rayon Harlequin© ou Barbara Cartland. Visuel d’un couple passionné, du rose, du violet, une typo à arabesques, ces codes graphiques vous envoient directement un autre message. Celui du roman à l’eau de rose. En moins d’une seconde, vous savez que ce n’est pas dans le rayon Harlequin© que vous trouverez le dernier Frédéric Beigbeder.

Même si la création graphique finale n’est pas heureuse, le graphiste aura tout de même bien fait son travail si vous avez tout de suite compris de quoi il vous parlait. C’est ce que j’évoquais d’ailleurs brièvement dans le dernier point G à propos de l’affiche des 3 mousquetaires.

Ce pré-travail que le graphiste fait pour vous vous permet de vous faciliter la tâche. Vous n’avez pas à chercher. Vous comprenez un maximum d’informations en une seconde. Vous pouvez consacrer votre temps à chercher un auteur dans un petit rayon et pas une librairie entière. Vous pouvez réduire votre recherche en classant les couvertures qui vous plaisent le plus, ce qui fait qu’au final, je doute que vous lisiez plus de 10 résumés au dos de livres lorsque vous cherchez une nouvelle lecture.

Il en est de même pour le théâtre. Nous vous permettons de faire le tri en une seconde. Vous préférez les expositions ? Cette affiche n’est pas pour vous. Vous cherchez une pièce potache ? Vous vous doutez que cette affiche avec un jeu typo sera plutôt du Corneille, vous vous rabattez sur les deux comédiens en gros plans avec leur tête détourée. Vous n’avez pas perdu plus d’une minute pour vous informer sur les spectacles. perplexe

Encore mieux, vous avez des théâtres comme le Théâtre du Rond Point. Ils ont une identité graphique tellement forte avec les illustrations toujours du même auteur et le gabarit d’affiche toujours identique, qu’à la moindre de leurs affiches, on sait tout de suite qu’ils proposent une nouvelle pièce. C’est très intelligent et réussi (et personnellement, je ne trouve pas ça moche du tout).

14636516346298_photo_hd_24725Parfois, certaines affiches sortent du lot en s’approchant de l’affiche de film. Je pense notamment à l’affiche du Syndrôme de l’Écossais. On retrouve vraiment les codes de l’affiche de la comédie chorale américaine. C’est très attractif car on est à la limite du théâtre et du cinéma, ce qui la rend bien plus tout public. Le graphiste a fait simple, mais extrêmement intelligent.

 

Bref, la conclusion est : ne vous attendez pas à voir une œuvre d’art ou quelque chose de vraiment original pour une affiche de théâtre ! Sinon, votre œil ne comprendra tout simplement pas que c’est une affiche de théâtre ! Et personne n’ira voir la pièce. C’est parce que l’on doit parler rapidement à votre œil que les affiches de théâtre sont moches. Et n’oublions pas que certains lieux permettent des créations graphiques vraiment sympas !

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Affiches de Michel Batory, Pierre Jeanneau et Mélissa Allard

C’est en battant le record de répétitions des mots « théâtre » et « œil » dans un seul paragraphe que je vous quitte, en espérant vous avoir insufflé une indulgence toute nouvelle pour les affiche de pièces de théâtre !

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PS : je ne dispose malheureusement pas des crédits pour tous les visuels présents ici. Si vous voyez votre travail et souhaitez être

J’ai reçu une promesse d’embauche

Eh oui, comme quoi la vie apporte son lot de surprise : on m’a proposé un CDD dans une maison d’édition que j’aime beaucoup, et donc j’ai reçu un truc extraordinaire : une promesse d’embauche !
Oui, je vous jure, ça vaut une note de blog.

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Certes le salaire n’est pas mirobolant, mais je n’ai jamais été très bien rémunéré pour mes postes précédents en entreprise… Bon, je ne vous révèlerai pas le montant de ce salaire, surtout parce que vous allez sûrement, comme ma belle sœur l’a déjà fait avec mes anciens salaires, vous moquer de son petit montant, mais à titre personnel je suis vraiment satisfaite.

Ce boulot à commencer en décembre, c’est vraiment un grand pas pour moi. Cela fait 5 ans que je suis freelance, et je n’en fais pas un secret : l’entreprise ne me manque pas du tout. Cette promesse d’embauche matérialise en quelque sorte une angoisse à recommencer la vie en entreprise en décembre. Mais j’ai pu rencontrer l’équipe et ils ont l’air vraiment sympathiques. Et le job est cool, j’ai hâte de commencer. Et ce n’est que pour 5 mois (peut-être un peu plus, vue que c’est un remplacement de congé maternité). Et j’ai hâte de travailler pour cet éditeur.
Bref, j’ai l’impression de débuter un truc (on a toujours de nouvelles choses à apprendre dans chaque job malgré les nombreuses années d’expérience, car chaque entreprise a ses propres process et ses habitudes éditoriales) tout en étant débarrassée de l’angoisse habituelle du nouveau job / nouveaux collègues / nouveau trajet.
Je n’ai pas vu passer les années, mais il est évident que tout ce temps en freelance m’a énormément apporté.

Bien entendu, ça me fait assez bizarre de ne plus pouvoir gérer mon emploi du temps comme je l’entends pendant 5 mois, et d’avoir un trajet fixe, devoir m’inscrire dans une routine (les petits changements du quotidiens sont un des ingrédients qui contribue au bonheur, le trajet pour aller travailler en fait partie).

Enfin voilà, j’ai assez hâte, même si j’avoue que je tarde un peu à envoyer mes papiers nécessaires pour faire suite à la promesse d’embauche, car cela fait tellement longtemps qu’on ne m’en a pas demandé que je ne sais plus où ils sont !! Mon diplôme ? Vraiment ? Il date de 2003 et j’ai déménagé 13 fois depuis !!! Il faut que je remette la main sur tout ça.

Entre décembre et avril, je vais avoir beaucoup de travail, car je ne peux pas abandonner certains projets déjà en cours. J’espère mettre à profit mon temps de trajet pour maintenir des notes régulières sur le blog !

Mon seul vrai regret c’est de ne pas pouvoir voyager pendant cette période, car je n’ai pas arrêté de remettre au lendemain mes visites aux copines tout autour de la France et j’en suis assez triste. Mais c’est une nouvelle expérience qui me réjouit. J’adore quand ma vie prend des tournures inattendues. Je n’aime pas le linéaire, le symétrique, le « tous les jours pareil », et croyez-moi, à 35 ans j’ai donné, je n’ai pas commencé à travailler il y a 5 ans en freelance. J’aime les projets différents, les contacts qui se multiplient, la peur de ne pas y arriver, de boucler les fins de mois, de savoir si j’aurai la chance de travailler sur tel ou tel livre… Je préfère ces questionnements et ces peurs avec plein d’aventures que de ne pas me poser ces questions et que tous les jours se ressemblent plus ou mois. C’est un choix de vie (et absolument pas une critique d’un autre choix de vie, je devance les lecteurs qui prennent parfois l’expression de mes choix comme une critique des leurs, qui son différents. Je n’estime pas que ma manière de faire est la meilleure. J’estime qu’elle est la meilleure pour moi. Les autres font bien ce qu’ils veulent).

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Le Point G (raphique) #1

Je voulais depuis un moment commencer un nouveau type de billets qui change un peu de mes dessins habituels.
Je me rends compte qu’avec les années j’accumule pas mal de savoir -faire dans mon métier, et j’aimerais plus en parler ici. Alors pour commencer, je vais faire une petite analyse graphique sur des productions visuelles qui m’ont marquées. Pourquoi certaines choses sont si belles et d’autres ne fonctionnent pas ? J’en parle ici. Chaque semaine une qui m’a beaucoup plus, et une autre pas du tout. Cette semaine, je confronte 2 affichages culturels.


Je commence par les affiches qui m’ont transportées de plaisir cet été : celles pour le Grand Palais. Il a été extrêmement difficile de les trouver sur internet, donc je met les 2 seules que j’ai trouvées.

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Féérique, n’est-ce pas ? Le toit du Grand Palais en points de lumière sur un fond bleu nuit ou rose, j’ai trouvé ça magique.

Il faut dire que, contrairement à l’affiche que je traiterai plus bas, je suis exactement dans la cible : parisienne, cultivée, 25-55 ans, qui aime aller au musée, et qui aime Paris.

Car c’est ce dont nous parle cette série d’affiches : la magie de Paris. Je trouve que ce dessin simple, juste évocateur. Il nous montre en quelques points esquissés le sentiment qu’on ressent lorsqu’on visite Paris la nuit. La tour Eiffel qui scintille, les lumières du pont des arts, et, justement, la lumière sous la coupole du Grand Palais.
C’est ce point de vue féérique qu’a choisit l’agence IP.3 pour nous parler de ce musée. Et je trouve cela extrêmement réussi. Le dessin est simple, mais il est soutenu par une police typographique intelligente, tout en points, et d’un dessin super carré, sans empattements, très moderne, finalement.

Ces éléments nous indiquent 2 choses : ici on parle à la fois du Paris historique, avec la coupole, la ville lumière, tout en lui donnant la touche de modernité nécessaire pour accrocher (également donné par le rose orangé sur la version de cette couleur) et ne pas donner l’impression que le musée est seulement pour les vieux croutons conservés dans autant de formol que les œuvres d’art qu’ils vont visiter (oui, ce genre de cliché a la vie dure).

Il va sans dire que je suis toujours extrêmement sensible aux mises en page sobres. On va à l’essentiel, pas besoin de fioritures. Graphistes en herbe, vous pouvez retenir ça dans un coin (lorsque j’étais étudiante, je découpais les visuels dans les magazines et les collectait dans des cahiers. Maintenant, vous avez pinterest, petits veinards, donc mettez ça sur votre tableau « design graphique »)

J’adore. Merci IP.3 pour cette belle campagne !


Pour la deuxième analyse graphique, on va rigoler un peu avec l’affiche de la comédie musicale Les 3 Mousquetaires.

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Sincèrement, ça a été difficile de ne pas me brûler les yeux sur cette affiche ces dernières semaines tant elle est collée partout dans Paris et tant… elle est moche. Je ne dis pas que le graphiste qui l’a exécuté est nul, au contraire, je pense qu’il a parfaitement répondu à la commande. Mais parfois, en tant que graphiste, on a un peu honte de notre travail, car il faut répondre à des critères qui ne sont pas ceux du beau, mais ceux du marketing. On pleure quelques jours et on passe à un projet plus valorisant pour notre ego, évitant de mettre ce dernier boulot dans notre book (sauf si on y excelle et y éprouve un certain plaisir. J’ai moi-même exécuté ce genre de choses entre le ridicule et le kitsch pendant presque 5 ans, chez mon tout premier employeur. Et j’ai adoré.)

Pourquoi est-ce que je trouve cette affiche ridicule ?

Déjà, parce que c’est le bon mot : ces danseurs avec leurs bras en l’air qui essaient de te faire croire qu’ils sont mousquetaires, ces looks hyper actuels avec du gel dans les cheveux, ces torses totalement glabres, les petits vestons en cuir (surtout celui sans manches, mon préféré)…
Et puis, sérieusement, les chemises grandes ouvertes en plein combat à l’épée ? Si vous aussi vous faites partie de ces gens qui hurlent devant les films « Mais pourquoi toi t’es en côtes de maille et ta copine elle se bat à l’épée en slip et en soutif ??? » Bah oui, quand on risque de mourir d’un coup d’estoc, on se protège, on fait pas tomber la chemise. Et ça, ça m’énerve carrément. Je trouve que ça donne un peu une idée du « niveau » du spectacle, et ce n’est pas très engageant.
Et comme par hasard Milady est rousse (je suppose que c’est ce personnage compte tenu de son importance dans l’histoire par rapport aux autres) et c’est quoi cette immonde coiffure pas du tout d’époque ?
On termine par l’effet brume et le château en fond qui ressemble plus à Versailles qu’au Louvre, et on a complété le tableau.

En dehors de ça, la composition est correcte mais tous ces personnages supperposés les uns aux autres provenant de 9 photos différentes au dessus du logo certes correct aussi mais posé sur une ombre noire dégueulasse, je dis non. C’est marrant, l’ombre portée du logo, je ne l’ai pas vue au premier coup d’œil, mais maintenant que je l’ai, je ne vois plus que ça. C’est un peu crado, non ?

Bref, on a fait pire, mais c’est juste ridicule dans ce que ça raconte (je trouve que ça pourrait être l’affiche d’un film indien).

Ce que cette affiche réussit admirablement : ce n’est qu’une supposition car je ne suis clairement pas dans la cible, mais cette affiche atteint, justement, parfaitement sa cible, et parle de son sujet.
A savoir communiquer sur la comédie musicale, d’une part, en mettant tous ces mousquetaires les bras en l’air, histoire qu’on comprenne bien qu’ils dansent (à moins que ce ne soit pour bien occuper l’espace supérieur et équilibrer la composition ?) au cas où parce que ce n’est écrit nul part qu’il s’agit d’une comédie musicale (j’espère qu’ils nous épargneront le terme d’opéra rock. Cette affiche l’interdit directement. Ça ne sent ni l’opéra, ni le rock ici).
D’autre part, la cible, justement : les beaux gosses (chacun ses goûts), les torses glabres bien exposés pour l’affiche (ça pue la retouche photo), la petite princesse pas trop mise en avant pour pas faire concurrence à la cible, on s’adresse CLAIREMENT à la jeune fille en fleur, qui ne demande qu’à fantasmer sur ces mousquetaire d’opérette (j’aime ce terme pile pour ce sujet !)

Ainsi, cette affiche est moche, mais elle a BESOIN d’être moche (j’exagère, on va dire qu’elle n’est « pas très heureuse »), pour attirer les bonnes personnes en salle. On se retrouve avec la même problématique que pour les affiches de théatre.

D’ailleurs, je devrais faire mon prochain Point G sur ce thème : « Pourquoi les affiches de théatre sont-elles moches ? » C’est une question qu’on me pose souvent, en tant que graphiste. Ça vous dit ?

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Bosser ou dormir : je suis freelance

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Non aujourd’hui je ne parlerai pas de la condition féminine.
Il fallait juste, pour mon bien-être personnel, que je fasse ce dessin. L’été est pour moi la période de l’année où j’ai le plus de travail, en tant que freelance. Autant dire que septembre représente une certaine libération, après le poids que j’ai eu sur les épaules tout l’été.

Pour les nouvelles du front : j’ai eu 2 livres à maquetter, de la direction artistique, un petit logo, un de ces projets s’est transformé en « bouclage maléfique » (je ne dirai pas lequel). J’en parlerai sur les réseaux sociaux quand ils sortiront, bien sûr ! Mais ce n’est pas pour tout de suite. J’ai plusieurs projets qui vont sortir en cette fin d’année, et ils représentent à eux tous quasiment mon année de travail.
J’avoue être vraiment très fière du travail que je fais, surtout quand il finit en librairie. Depuis quelques années j’ai la chance de travailler sur de très beaux projets, et c’est aussi ce qui m’aide à supporter la vie de freelance, qui n’est pas toujours drôle. Il faut savoir que pour moi c’est un vrai choix, pris il y a 5 ans maintenant, que je n’ai jamais regretté. Mais il faut bien avouer que parfois je me fais un sang d’encre !

Cet été je me suis rendue malade avec mes différents projets, et j’ai travaillé pendant toutes mes vacances (les jolies photos postées sur instagram ne sont le reflet que d’une partie de mes journées, celle pendant laquelle j’essayais tout de même de profiter des amis et de la famille)

Quant aux projets personnels, déjà si j’arrive à tenir le blog à ce nouveau rythme ce sera très bien, sinon j’en ai tellement en tête, je n’aurai sans doute pas assez d’une vie pour tout faire 🙂

À la semaine prochaine, passez un bon week end !

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Être une geekette

Aujourd’hui je parle boulot et ce n’est pas vraiment une parenthèse puisque mon travail a une énorme importance dans ma vie. Je fais un métier que j’aime. Je suis graphiste et illustratrice, j’ai deux blog et suis chroniqueuse sur un troisième, j’ai aussi monté une société avec mon mari et des amis qui n’a rien à voir avec tout ça, mais dont je crée l’identité graphique et la fait évoluer chaque jour.

C’est de ça qu’on va parler aujourd’hui. De notre jolie boite de gastronomie geek : Gastronogeek. Encore une histoire de passion, donc, entre la cuisine et les univers geek.
Parce qu’on participe ce week end à Paris Comics Expo.

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Geeks et geekettes, si vous ne connaissez pas Paris Comics Expo, courrez acheter des tickets d’entrée, parce que c’est actuellement une des conventions des plus intéressantes autour du comics et des cultures de l’imaginaire.
C’est familial, à taille humaine, et elle propose un contenu approprié et très qualitatif ! Je précise que je ne suis pas payée pour faire de la pub, hein, j’aime juste cette convention ! Elle a été parasitée en 2015 par Comic con et renait de ses cendres tel le phœnix ^^

Donc du 15 au 17 avril, je serai avec l’équipe de Gastronogeek à Paris Comics Expo au parc floral de paris, avec 4 foodtrucks et un bar « Cantina ». Je suis super fière que nous soyons arrivés jusqu’à ce stade, et c’est tellement prometteur pour la suite ! J’ai hâte de voir l’accueil et le retour des visiteurs, je vais passer un week end un peu fou et complètement fatiguant, et j’espère apporter de bonnes nouvelles ici après.

Bref, Pendant le salon nous seront sur le stand de Hachette Heroes à partir de 15h30 pour signer et dessiner les livres Gastronogeek et le Livre des Potions (regardez, ils sont dans la colonne de droite).

Et tout le week end bien entendu je raconterai tout ça sur snapchat ! Donc rendez-vous sur snapchat si vous ne pouvez pas venir, ça va être sympa 😀 Souvenez, vous, mon pseudo :

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Vous aussi vous êtes un geek / une geekette ? C’est quoi votre convention préférée ? C’est quoi votre univers préféré ?

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Comment avoir un look de bonnasse en travaillant à la maison

Au moment où je m’apprête à dessiner mon premier look sur mon blog sauvage (vous pouvez suivre sur snapchat, pour rappel > beren_illustree), je me rend compte de la double vie que je mène avec mon travail à la maison (oui, oui, je suis freelance, ces SDF de l’emploi). J’ai tellement peu d’occasion de sortir de chez moi (surtout pendant les grosses périodes de bouclage comme j’ai eu cette semaine), que j’adore m’apprêter pour sortir.

Mais à la maison, c’est une autre histoire. Mon dieu, voyez cette dégaine !!

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Voilà, ça c’est ma dégaine du matin. Je me lève le plus tôt possible, dans l’idéal pour commencer à bosser à 8h (je suis plus efficace le matin), même si ces temps ci je commence plutôt à 9h, et je bosse donc toute la matinée en pyjama ! Bouya !!

Vous aussi vous avez une double vie ? Genre semaine / week end ? Journée / soirée ? Jamais vous n’oseriez montrer votre moi-secret ?

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La saison des bouclages

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Il se peut, IL SE PEUT, que je sois un peu dépassée par tout le boulot qui vient s’amonceler d’un coup dans mon agenda. C’est la saison des bouclages (en général ça dure jusqu’au mois de juillet / aout) ! Mais je promets de continuer à poster ici deux fois par semaine, non mais ! Vis ma vie de freelance ^^

Bon, en attendant, j’en mène pas large, mais j’ai hâte de pouvoir parler de tous les super projets sur lesquels je bosse ! Alors n’hésitez pas à me suivre sur instagram, snapchat et facebook, il y aura du nouveau d’ici la fin de la semaine, youhou !

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