féminisme

8 mars : Journée de lutte pour les droits des femmes

Ce matin, j’ouvre ma boite mail. Etam propose une culotte achetée = une culotte offerte

Journée de lutte pour les droits des femmes : Mais allez brûler en enfer, Etam !

Aujourd’hui c’est la journée de lutte pour les droits des femmes. Gardez vos putain de culottes gratuites, épilations à -10% et autres conneries qui nuisent au but précis de cette journée !

Après une petite gueulante au studio où je travaille, mon boss me dit, goguenard : “Ah bah vous qui voulez une femme au pouvoir, vous allez avoir Marine !”
Mon sang ne fait qu’un tour. Passons sur Marine. Les féministes ne veulent pas prendre le pouvoir ! C’est quand même dingue d’en être encore à expliquer ça en 2017 ! On veut l’égalité !

Comme les hommes voient les choses en terme de pouvoir (qu’ils ont pris), ils estiment sans réfléchir (un mot et une action qui ont leur importance) que les femmes veulent le leur prendre. Enfin, là, je parle d’un truc dit par un mec qui décrit Wolwerine comme “le mec, là, qui a des épines dans les doigts.” Dois-je vraiment me fâcher ?

On pense égalité. On veut les mêmes chances, les mêmes traitements, le même pouvoir, les mêmes avantages que les hommes. Et sortez un peu la tête dehors. NON, ce n’est pas le cas.

Qu’est-ce que la journée de lutte pour les droits des femmes ?

Journée de lutte pour les droits des femmes : "L'on a proclamé les droits de l'homme, mais l'on a imposé des devoirs à la femme sans lui reconnaître aucun droit."

La journée internationale de lutte pour les droits des femmesJournée de lutte pour les droits des femmes : portrait d'une indienne en colère est nécessaire. Ce n’est pas parce que vous vous sentez dans un cocon que les femmes ont acquis des droits partout dans le monde. En Inde, des femmes peuvent encore être condamnées au viol collectif pour les fautes d’un membre de leur famille, pour ne citer qu’un exemple parmi tant d’autres.

Je suis certaine que vous savez à quel point dans de nombreux pays les femmes sont considérées comme les inférieures des hommes, voire étant la propriété des hommes.

Si vous l’ignorez, c’était le cas en France il y a un siècle à peine. La mère de la mère de la mère de votre grand-mère était la propriété de son mari. Elle n’avait aucun droit, pas même celui de porter plainte si on lui avait volé son sac dans la rue, puisque le sac était la propriété de son mari. Quant à votre propre grand-mère, il est fort probable qu’elle aie dû demander l’autorisation à votre grand-père pour travailler ou avoir son propre compte en banque. Renseignez-vous, il ne la lui a peut-être pas donnée.

La journée de lutte pour les droits des femmes est internationale. Elle ne concerne donc pas uniquement notre situation.

Cependant elle sert aussi à se souvenir des droits acquis :

droit de vote, droit d’avoir son propre compte en banque sans l’autorisation de son mari, le droit de travailler sans l’autorisation de son mari, changement de la loi sur le mariage qui ne soumet plus la femme à son mari, droit d’aller à l’école droit à l'avortement, droit de porter un pantalon (et par extension : d’avoir une braguette, des poches, de porter des chemises), notamment au travail droit d'aller à l'école, puis de mener des études supérieures, possibilité d’avoir un enfant hors mariage sans être rejetée par sa famille et par la société

Pensez-vous pour autant être l’égal des hommes ?

  • Pourquoi dit-on que les garçons sont plus doués pour les matières scientifiques, si bien qu’ils occupent quasiment toutes les places lors des études supérieures, alors qu’au lycée, les filles ont de meilleurs résultats ?
  • Pourquoi dit-on qu’un gros mot est moche dans la bouche d’une fille alors qu’il est moche dans la bouche de tout le monde ?
  • Pourquoi me dit-on que je suis plus jolie quand je souris, alors qu’on ne dit jamais ça à un homme ?
  • Pourquoi considère-t-on qu’une femme qui a passé quarante ans et sort avec un homme plus jeune est une cougar alors qu’un homme qui sort avec une femme plus jeune est largement admis par la société ?
  • Pourquoi si je souhaite coucher avec beaucoup d’hommes, on me considérera comme une pute alors qu’un homme n’a aucune remarque concernant ses nombreuses conquêtes ?
  • Pourquoi une femme qui aime le sexe se traîne une mauvaise réputation et pas les hommes qui aiment le sexe ?
  • Pourquoi les femmes sont encore éduquées de manière à ne pas oser demander de gros salaires ou des augmentations ?
  • Pourquoi les garçons sont plus encouragés que les filles à faire des sports de combat ou des sports collectifs ?
  • Pourquoi mon neveu dit-il avec dégoût “ah beurk ! Je suis pas une fille, moi !” alors qu’il n’y a rien de dégoutant à être une fille ?
  • Pourquoi dit-on encore “t’es une fillette”, “tu cours comme une fille”, “tu pleures comme une gonzesse”, alors que les femmes sont sensées être l’égal des hommes ?
  • Pourquoi cache-t-on nos serviettes hygiéniques alors que la moitié de la population a ses règles une fois par mois pendant un tiers de sa vie ?
  • Pourquoi je ne peux pas pénétrer dans un grand nombre de lieux sacrés les jours où j’ai mes règles alors qu’elles sont le signe que je peux donner la vie et que vous existez grâce aux femmes aussi ?
  • Pourquoi se moquer, diminuer, harceler, violer, insulter, lincher celles qui sont vos mères, vos filles, vos sœurs, vos nièces ?

Je pourrais écrire encore des centaines de lignes comme ça, et c’est pour ça qu’il faut que la journée de lutte pour les droits des femmes EXISTE, et que tous ces marketeux devraient réfléchir un minimum avant de balancer leurs merdes par newsletter.

Sur cette réflexion, je vous laisse.

Ce sujet vous a plu ? Laissez un commentaire !

Vous voulez en savoir plus ? Consultez le site dédié à la journée de lutte pour les droits des femmes : http://8mars.info/

Droits des femmes : rien n’est acquis

Ces jours ci, nécessairement, je m’inquiète par rapport à ce qui se passe aux États-Unis. À peine investi, Donald Trump et son cabinet ont supprimé de la page web de la maison blanche les pages sur le réchauffement climatique et le mouvement LGBT.

Il est si facile d’oublier que ça existe quand ce n’est plus sous nos yeux.

On parle beaucoup ces temps ci de sa guerre contre les médias, mais Trump est en guerre contre de nombreuses autres choses. Ici, on note le combat pour l’écologie, l’assurance santé, les droits des femmes et des gays, lesbiens et transgenres. Une guerre qui moi me révolte, car quand un droit est acquis on ne devrait pas revenir dessus.

Ce week end la women march était impressionnante et on pourrait s’attendre à une considération de la part du gouvernement américain. Mais il est évident qu’il signifie surtout une chose : les droits des femmes sont loin d’êtres acquis. Il faut continuer à communiquer, s’informer, et se battre pour conserver ce que l’on a et gagner de nouveaux combats. Non les femmes ne sont toujours pas considérées comme les égales des hommes en occident.

Hier, comme pour tirer un trait significatif sur la woman march, Trump et son cabinet ont retiré le soutien du gouvernement pour toutes les ONG soutenant le droit à l’avortement. Là je crois qu’on touche le fond. Le fond de notre vagin. Il semble être soumis à l’évaluation, l’approbation et la décisions d’hommes (blancs) qui n’ont aucune idée, pas la moindre petite idée de ce qu’avoir un vagin implique dans la vie. Et ça, sérieux, je crois que ça a achevé de me mettre hors de moi.

Pourquoi est-ce que la situation des USA m’inquiète alors que ce n’est pas mon pays ?

Ma réponse est simple :
L’information circule, et ce qui se passe aux USA influence nécessairement le monde (un peu comme la petite délinquance qui regarde trop Les Experts et pense que mandat de perquisition et légitime défense existent en France). Le fait que certaines lois passent aux États Unis donne une impression de faisabilité en France. S’ils le font, pourquoi pas nous ? De la faisabilité, on passe vite à une impression PIRE : la normalité.

Si une situation finit par paraître normale, plus personne ne s’insurge. Il n’y a rien de pire que la normalité (déjà grand ami du sexisme latent de notre société).

Je ne peux que me réjouir de voir la lutte féministe grandir et revenir à travers le monde, et maintenant plus que jamais, il faut agir !

Women march :
https://www.womensmarch.com/

Les affres de l’été : le poil, le short et l’oppression féminine

40_poils01 40_poils02

 

Je pourrais me décrire entre la flemmarde et la militante du poil.
Ne croyez pas que c’est un sujet sans importance. En tant que femme, on a ses premiers poils vraiment voyants vers l’âge de 11/12 ans (sauf si vous êtes très blonde et / ou gâtée par la nature), et on les garde jusqu’à la fin de sa vie, ou, plus exactement, on les enlève de son corps jusqu’à la fin de sa vie.
Sujet encore plus préoccupant, donc, que les règles, dans le temps mais également dans la fréquence, puisque, si vous êtes adepte de l’épilation plutôt que du rasage (les filles qui me demandent pourquoi je ne me rase pas sont définitivement blondes), il faut s’épiler environ toutes les 3 semaines pour que la peau soit visible par n’importe qui sans « heurter » la vue d’autrui.

Avec un tel constat de base, vous comprendrez que je m’arrêterai sur cette dernière notion : heurter.
J’en suis nécessairement venue à me demander pourquoi mes poils et ceux des autres femmes, aussi naturels que notre peau, nos cheveux, la couleur de nos yeux, « heurtent » les autres. Les hommes et les femmes. En quoi cela fait d’une personne quelqu’un de négligé, de sale ?
Ne pas avoir de poil est une mode récente en France, elle est arrivée à l’après guerre avec les soldats américains, car les américaines, elles, s’épilaient. Il ne s’agit donc pas d’une quelconque tradition ancestrale. On peut aussi prendre pour exemple l’épilation du pubis : il suffit de regarder un film érotique des années 70 pour comprendre que les poils à cet endroit n’heurtaient personne avant que dieu sait qui lance une mode du pubis nu. Et pourtant, tu ne peux pas sortir un poil dans la rue sans qu’on te regarde de travers.

Je pense que ce sont ces réflexions qui m’amènent de mon simple statut de flemmarde (la fille qui s’épile l’été et pas l’hiver, ou la fille qui s’épile que quand elle met une jupe) à celui de « militante du poil », celle qui les porte en le sachant et s’en fout royalement.
J’en ai MARRE qu’on me dise quoi faire de mon corps. J’en ai MARRE de cette obligation sociale pourrie, venue de nul part, et oppresse toutes les femmes.

Oui, je vous assure, ça nous oppresse. Je vais vous dire pourquoi. L’épilation, ça fait mal. Très mal parfois, ça brûle aussi. Je me suis fait brûler pas plus tard qu’au mois de juillet. Et pourtant, la société (car j’ignore les vrais coupables) cible toutes ces zones à épiler (de façon plus ou moins impérative) :

  • les jambes
  • les cuisses
  • les orteils
  • les bras (pour les très brunes qui n’assument pas leur pilosité à cet endroit)
  • la moustache
  • les sourcils
  • les aisselles
  • le dos
  • le pubis
  • l’aine
  • les fesses
  • les parties génitales
  • tout ce qui est de près ou de loin poilu ailleurs sur le corps

Avec les années, je me demande simplement pour quoi ? Pour qui ? Donc oui, je m’épile comme tout le monde, pliant sous la pression générale (et c’est pourquoi je n’atteint pas le statut de « militante »), mais cet été j’ai été flemmarde et ai constaté que personne ne m’avait jeté des cailloux dans la rue.
Il parait que l’important c’est de s’aimer soi-même. Qu’en tant que femme, on se fait belle avant tout pour soi et pas pour les autres. Si on a un peu de jugeotte, on ne s’habille clairement pas pour les hommes, mais bien pour nous. Cela me parait une évidence. Pourtant, si on veut se laisser ses poils pour nous, personne ne cautionne. C’est le tabou du corps de la femme, le dernier vrai tabou, maintenant que tout est révélé sur le sexe, le point G, l’orgasme, l’éjaculation féminine, la pensée des femmes (pour ceux qui y croient), leurs goûts, leurs désirs, leurs combats.

Mais PERSONNE ne veut entendre parler de leurs putain de poils.

Je vous laisse méditer là dessus.

PS : il va de soi que lorsque je parle de « blonde », je parle strictement au premier degré. JAMAIS je n’emploierais ce mot de manière péjorative comme trop de gens le font trop souvent. Je trouve ça nul et déplacé.

appel_com2

Star Trek : féminisme et avancées sociales

39_startrek01 39_startrek02 39_startrek03

Ça y est ! Star Trek, la série originale, est arrivée sur Netflix France ! Je vais enfin pouvoir rattraper mon retard, et, il faut le dire, rigoler un peu (Merci le Kirkfu) !

Je sais que certains ont été déçus par l’adaptation de J. J. Abrams, mais moi j’ai adoré sa vision de Star Trek avec les derniers films (bon, je n’ai pas encore vu le troisième). Et ça m’a complètement mis à cet univers alors que jusque là ma connaissance était composée des films des années 80, qui, disons le franchement, sont ratés pour la plupart (bien qu’ils puissent représenter une source d’inspiration visuelle). Mais merci Arte de les diffuser régulièrement, on sent les fans à la programmation !

Bref, Star Trek est arrivé sur Netflix, avec ses codes années 60, son technicolor et son cadre social encore super sexiste. Mais il faut tout de même rendre à César ce qui appartient à César :
Star Trek représentait une énorme avancée à l’époque où la série a été diffusée. En plus d’une vision évoluée, pacifique et altruiste du futur, il permettait de mettre à l’écran un équipage cosmopolite alors que le contexte politique de l’époque était tendu. Les personnages principaux viennent de tous horizons et on compte de nombreux acteurs afro-américains à une époque où ça ne se faisait pas du tout (petite référence au passage à La Nuit des Morts Vivants de Romero, dont le personnage principal est également noir et offre une satyre du comportement des blancs aux Etats Unis), sans parler des Russes, Japonais, et j’en passe (et un Vulcain ! Oui Monsieur !)
C’est limite incroyable que la série aie eu un tel succès à l’époque et à travers le temps !
Et même si ces personnages sont écrit de façon à trouver évident que cette membre de l’équipage (oui, je parle de mon dessin) soit forcément leur secrétaire et non leur capitaine (ce qui changera du tout au tout dans les séries suivantes de Star Trek), Star Trek sera la première série à montrer un baiser entre une femme noire (Uhura) et un homme blanc (Kirk) à la télévision, et l’impact a été incroyable, car l’accueil du public a été extrêmement positif.

Voilà, on n’image pas l’impact des cultures de l’imaginaire sur les avancées sociales ! (Nous, on avait Claude François et ses Claudettes. Chacun son prestige)
Je cite Wikipedia pour les différents thèmes abordés dans la série : l’autoritarisme, l’impérialisme, la lutte des classes, l’eugénisme, la géopolitique, le racisme, les droits de l’homme, le sexisme, le féminisme, le rôle de la technologie.

Je vous laisse sur ces réflexions.

appel_com2

Je vais te baiser : Pourquoi la voix d’un homme compte-t-elle plus que celles de 100 femmes ?

Pour cet article à venir, je vous demande un peu d’indulgence : trop de choses se bousculent qui devraient être racontées mais on n’a pas assez de place ici 🙂 Je n’ai pas écrit de thèse sur le sujet, ceci est un blog, j’y exprime simplement mon point de vue. Je vais donc faire de mon mieux, et rester sur mon sujet, j’espère que vous suivrez, et si vous avez des questions vous savez quoi faire !

Je voulais réagir à l’article que je n’ai pas arrêté de voir circuler, nommé « Je vais te baiser ». Relayé par différents médias type l’Obs, le Monde, etc. Au début, je n’ai pas voulu lire cet article, le titre m’avait rebutée. Trop lu de récits d’agressions, ai trop vu d’agressions. Pour rappel, j’ai 35 ans, ça fait donc une bonne vingtaine d’années que je suis affublée de « salope » dans la rue, entre autres. Bref, à force de voir apparaitre et apparaitre encore cet article et ses relais dans les médias, j’ai fini par lire le papier de l’Obs à ce sujet.

Je ne parlerai pas du contenu de l’article à proprement parler, mais de l’impression choquante générale qu’un article de ce genre est, comme par hasard, relayé au moment où il est écrit par un homme. Car cette histoire d’agression, de harcèlement de rue, est racontée par un homme, de son point de vue.

Puisqu’il faut toujours replacer les choses lorsqu’on s’apprête à parler de féminisme, ou d’un point de vue féministe (et ça devient lassant), sous peine de se faire traiter de tous les noms (quelle ironie ! L’égalité devrait pourtant commencer ici) : je pense qu’un homme peut être féministe et soutenir la cause des femmes. C’est même génial. C’est très bien que ce gars aie écrit cet article sur cette femme agressée dans le métro. Tant mieux si ça ouvre les consciences. Ce n’est pas ce qui m’a choquée ici :

22_femmes01

22_femmes02

22_femmes03

22_femmes04

22_femmes05

22_femmes06

Continuez, s’il vous plait, à parler de tout ça, à multiplier les récits.

Envahissez les réseaux sociaux, racontez vos agressions (je poste un tweet à chaque fois que ça m’arrive), racontez combien de fois ça vous est arrivé, depuis combien de temps, sinon, comment se rendraient-ils compte ?

Qu’enfin, plus jamais je n’entende une seule personne me dire de nouveau :

22_femmes07

Le jour où un ami m’a précisément dit cette phrase, il a même été surpris de la vitesse à laquelle je lui ai affirmé qu’il pouvait demander à n’importe quelle fille présente, toutes répondraient qu’elles avaient déjà subi des harcèlements de rue. Non seulement c’était le cas, mais sa propre copine avait subi une agression sexuelle dans le métro (on définit malheureusement trop mal une agression sexuelle et on les minimise trop souvent), et une autre amie présente avait subi une tentative de viol. Et encore, je ne parle pas de moi, parce que ce n’est pas l’heure, ni de toutes celles de ma connaissance qui n’étaient pas présentes, et je n’oublie pas celles qui n’ont jamais osé en parler, car elles n’en existent pas moins.

Je ne crois pas que ce soit trop demander que la parole qu’on écoute systématiquement ne soit que celle des hommes.

Lisez, écrivez, PARTAGEZ, et que les hommes qui me lisent comprennent enfin : une femme qui parle de harcèlement, d’inégalités, d’agressions sexuelles, ou même qui tient simplement d’autres propos féministes n’est pas une femme qui se plaint. C’est une femme qui alerte, car seules les femmes peuvent le faire. C’est une femme qui évoque simplement sa réalité, en tant que femme dans notre société.
Il n’y a pas de raison de mettre en doute sa parole. Ce n’est pas une hystérique (d’ailleurs ce mot ne devrait plus être utilisé, puisqu’il désigne un mal imaginaire, je vous invite à vous renseigner). C’est ta sœur, ta femme, ta mère, ta voisine, ta fille, ta petite-fille (oui, ta petite fille de 11 ans qui est probablement déjà en train de se faire traiter de pute par ses petits camarades de classe).
Elle mérite autant que n’importe quel homme d’être écoutée, entendue, relayée. Moi, je demande juste : pourquoi ce n’est pas déjà le cas ?

Merci de m’avoir lue.

*  d’après l’étude réalisée par le Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCEfh)

• Pour en savoir plus sur ce sujet, je vous invite à lire cette note de Diglee dans laquelle on perçoit nettement à quel point la voix d’un seul homme a plus de poids que les voix de centaines de femmes : Angoulême 2016 et sa bourde sexiste

• De manière générale, je vous invite à lire le blog de Diglee, qui en plus d’être drôle et d’avoir un dessin génial, écrit de façon bien plus renseignée sur le sujet : http://diglee.com/

• Je vous invite également à lire la très récente note de mon amie Madame Sourire de son point sur la question de vue de professeur au collège, et comment elle travaille tous les jours avec passions pour offrir le meilleur à ses élèves et faire en sorte de faire évoluer les mentalités (oui, je l’admire beaucoup !) : Mais Madame, vous êtes féministe, vous ?

appel_com2

%d blogueurs aiment cette page :