écriture

Créer : introduction au processus créatif

J’en parle déjà dans plusieurs articles sur l’écriture : aujourd’hui je vais développer un peu plus le principe du processus créatif. Terme obscur et abscons pour certains, abus de langage ou mot pompeux pour d’autres, le processus créatif existe réellement et, de surcroit, est une mécanique simple, que je vais tenter de vous expliquer ici.

illustration : processus créatif

Qu’est-ce que le processus créatif ?

Pour résumer, ce que j’appelle le processus créatif, c’est une manière de créer, dans tous les domaines. Cette méthode est interchangeable dans tous les aspects de la création. Je l’ai apprise en école de communication visuelle, développée en travaillant, mieux comprise en entamant des études de stylisme, et appliquée pour l’écriture de mon petit roman en cours.

Vous l’aurez compris, il s’agit simplement d’une méthode de travail.

Une méthode qui consiste à réunir des idées, brainstormer, imaginer, rassembler, et sortir quelque chose de neuf, car même si vous vous inspirez, votre touche, votre personnalité transparaitra toujours dans ce que vous avez créé. Du moins si votre volonté n’est pas de copier.

Mais copier, cela peut-être un intéressant lorsqu’on est un grand débutant. Lorsque j’avais 14 ans, je copiais les dessins d’Akira Toriyama et de Mitsuru Adachi. Cela ne m’a pas permis de développer mon propre style, en revanche il m’a permis d’appréhender l’anatomie, les différences graphiques, et le fait de travailler, tout simplement, sur un dessin. Tout travail vous permet d’avancer vers votre but. Il en va de même pour l’écriture. Au même âge, j’écrivais des histoires sans intérêt copiées sur ce que j’avais vu au cinéma. Ce n’est qu’un peu plus tard que je me suis demandé ce que j’avais vraiment à inventer, et sans le savoir, je touchais pour la première fois au processus créatif en mélangeant des bribes d’histoires et en tirant des idées de rêves farfelus, pour écrire mes propres bandes dessinées.

 

Comment imaginer de nouvelles idées ?

Rien ne se perd, tout se transforme est une base pour apprendre à créer. Ne croyez pas que les univers, les tableaux, les sculptures, les films sont des œuvres tout droit sorties de l’imagination pure et fertile de créateurs. Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne.

La création, c’est comme une grande recyclerie.

Tout comme la moi adolescente, certains auront l’impression de créer des univers originaux de toute pièce. En réalité, ils auront été nourri de ce qu’ils ont vu, écouté, regardé, admiré, et même détesté. Des films, livres, dessin-animés, bandes dessinées, mangas, contes de leur enfance. Même pour ceux qui aiment prendre des notes de leurs rêves à leur réveil, ces derniers sont la plupart du temps une digestion de nos réflexions du jour, voire totalement influencés par le film qu’on a regardé avant de se coucher. Les gamers comprennent de quoi je parle, puisque lorsqu’on cumule trop d’heures de jeu, on a tendance à en rêver toute la nuit.

Le processus créatif, c’est ce qui consiste à prendre quelques éléments connus et les assembler pour créer quelque chose de nouveau. Nous pouvons le faire de façon tout à fait consciente et réfléchie.
Cela consiste à prendre des éléments épars et très différents de la vie, d’univers, de créations, et de les accoler pour créer une forme inédite.

  • Alien, c’est : Les Dents de la mer + espace + huis clos
  • Vision d’Escaflowne, c’est : Patlabor (Goldorak pour ceux qui sont moins calés en animés) + un univers fantasy avec des dragons + Jules Vernes + Platon (l’Atlantide)
  • Bridget Jones c’est : Orgueil et préjugés + époque moderne

Vous pouvez faire l’exercice avec Harry Potter, si vous en avez le courage.

Bien entendu, cela parait assez simpliste, mais c’est vraiment le gros du travail. C’est ce qui vous permettra d’obtenir les bases de votre histoire. Ensuite, libre à vous de broder et d’ajouter encore plus d’éléments et de détails. Vous aurez peut-être noté dans les exemples ci dessus que plus l’auteur mélange d’éléments, plus l’histoire est originale, dans tous les sens du terme.

Exemple pour la création d’un personnage :

Vous ne savez pas ce que vous voulez. Enfin si, vous savez que vous ne voulez pas créer un personnage sérieux, disons. Alors prenez un personnage foufou + un personnage qui correspond à votre univers + un défaut qui donnera du caractère à votre création.

Faisons l’exercice ensemble :

  • Personnage foufou : Phoebe de Friends
  • Votre univers est steampunk : vous mélangez avec le style vestimentaire et les parties de corps mécaniques de Lady Mechanika. Mais pour ne pas copier-coller, ce ne sont pas ses jambes et ses bras qui seront mécaniques mais, au hasard, disons son cœur, son poumon et son bras gauches.
  • Piochons un défaut dans le chapeau à traits de caractère : cette personne a du mal à maîtriser sa colère
  • Piochons une qualité : débrouillarde

Voici la description de votre nouveau personnage :

Il s’agit d’une jeune femme blonde entre 25 et 35 ans, qui croit en l’ésotérique et a des réactions parfois inappropriées à certaines situations mais est toujours sympathique. Elle a eu un accident dans sa jeunesse et a eu une partie du corps détruit. Un expert en chirurgie expérimentale lui a remplacé le cœur, le poumon gauche et l’épaule gauche par des membres artificiels. Cette différence avec ses semblables a forcément eu des conséquences sur sa vie : elle a pu être rejetée par les autres et plutôt que de décider d’être sur la défensive, elle a un regard amusé et libre sur le monde. Elle n’a plus rien à perdre. Ce caractère libre lui a permis de ses faire des amis fidèles (à vous de les inventer), mais ils sont peu nombreux. Elle n’attend pas la même chose de la vie que les autres. Elle peut être aventurière, indépendante, ou œuvrer pour le bien de tous (—le bien de tous. Excusez, j’ai trop regardé Hot Fuzz). Elle s’habille en robe à crinoline soit parce que votre histoire se passe au 19e siècle, soit c’est une originale. C’est une personne de caractère et elle a du mal à maîtriser sa colère. Elle claque les porte comme Mlle Musso dans Parker Lewis ne perd jamais. Cela peut être un élément comique de votre histoire. Le fait d’avoir grandi à l’écart des autres l’a rendue débrouillarde, et elle est capable de se sortir de n’importe quelle situation, une fois qu’elle a retrouvé son sang froid.

 

Comment mettre en œuvre le processus créatif ?

Prenez des habitudes. Gardez toujours un carnet sur vous, ou prenez des notes dans votre téléphone. Vous pouvez :

  • brainstormer entre amis
  • faire la liste de ce qui vous a ému dans vos lectures
  • noter les idées qui vous plaisent, les traits de caractère que vous adorez chez certains personnages.
  • coller des costumes qui vous plaisent, des paysages que vous souhaitez réutiliser.
  • faire des planches de collage d’inspiration
  • noter des éléments sur des papiers, les mettre dans un chapeau et piocher au hasard

 

Mélangez tout ça.

Vous l’aurez compris, le processus créatif est un patchwork. C’est une manière de penser qui partira d’une idée pour vous amener à une autre. C’est envisager que tout peut-être assemblé, mélangé, divisé, réutilisé. Il ne faut pas avoir honte de recycler. C’est comme ça que ça fonctionne. C’est la beauté d’un mélange bien maîtrisé qui générera une vraie belle nouvelle référence. En attendant de le maîtriser, il faut au moins essayer. Comme dirait Shia : Do it !
C’est aussi envisager que TOUT est utilisable. Rien n’est à jeter. Ne rejetez pas les nanars, les films potaches, qui vous inspirerons peut-être des situations ou des personnages hauts en couleur.

Je vous ai déjà parlé du fait que je travaille toujours en écoutant une playlist spéciale. Cela fait également partie pour moi du processus créatif. Lorsque j’écris, les musiques m’inspireront des situations différentes selon ce qu’elles m’évoquent. J’aime le hasard du shuffle, car il influence l’ordre des choses dans mon histoire. Le hasard est essentiel car il apporte l’inattendu. Ce que vous n’avez pas envisagé est forcément bénéfique. De grandes idées et de grandes œuvres sont issues d’erreurs. Ce serait dommage de se priver du hasard juste par envie de tout contrôler.

D’ailleurs, l’erreur n’est jamais un échec, et l’échec n’en est jamais vraiment un, mais nous aurons le temps de revenir là dessus, n’est-ce pas ?

 

En tout cas, vous avez ici une base de ce qu’est le processus créatif. Bien entendu, il faut beaucoup de travail pour avoir de nombreuses idées à la minute, mais le travail, c’est à la portée de tous. J’espère pouvoir encore développer le sujet, n’hésitez pas à partager votre expérience et vos propres méthodes qui ne peuvent que contribuer à tous nous améliorer dans ce domaine.

Laissez donc vos créations issues du hasard en commentaire, j’adorerais partager ça avec vous. Si vous voulez que j’approfondisse plus certains aspects du processus créatif, il suffit de le demander, je serai ravie d’en faire un article !

Je vous souhaite une très belle semaine pleine de créativité !

Atelier d’écriture : on débute !

Premier atelier d’écriture dans cette nouvelle session du blog !
L’atelier d’écriture est un exercice que je ne pratique que depuis quelques mois mais qui est vraiment super utile pour ceux qui veulent s’améliorer et avancer dans cette discipline complexe où seule la pratique permet d’évoluer.

Atelier d’écriture : Quel est le principe ?

  • suivre une consigne, souvent des jeux à faire avec des mots ou des thématiques plus que des thèmes pour des textes libres
  • écrire dans un temps limité

Pourquoi un temps limité pour écrire ?

Le but de l’atelier d’écriture, comme pour le nanowrimo (oui j’en parle beaucoup !), est de décomplexer votre plume. Une idée simple fera l’affaire sur un temps d’écriture qui sera toujours inférieur à une heure. Ce n’est pas la peine de développer des intrigues complexes alors que vous ne pourrez écrire qu’un nombre limité de mots.

S’obliger à trouver des idées et des formules rapidement fait partie du développement du processus créatif (souvenez-vous, on en a parlé dans l’article précédent, Comment débuter dans l’exercice de l’écriture).
Être obligé d’inventer une introduction, un développement et une conclusion quel que soit le thème, dans un temps limité, est également une excellente gymnastique du cerveau.

Comment écrire un bon texte en moins d’une heure ?

Le temps étant limité dans les atelier d’écriture, on n’aura toujours qu’un premier jet. Le but n’est ni de sortir un texte de qualité, ni d’exposer ses compétences et son vocabulaire, mais simplement d’entraîner son cerveau à cet exercice. Je reprends encore l’exemple des abdos : à la première séance vous en ferez cinq, à la dixième vous irez peut-être jusqu’à trente. Et si vous en faites trente, je vous imagine mal vous moquer de votre voisin parce que lui, il en fait cinq. Si c’est le cas, votre mesquinerie ne regarde que vous, vous vous passerez d’en faire usage ici.

Vous l’aurez compris : on n’est pas là pour juger de la qualité des textes. Seulement pour écrire.

Je vous donnerai donc un exercice aujourd’hui, avec un temps donné, et vous donnerai ensuite le résultat que j’ai obtenu de mon côté. Vous verrez que mes textes sont plus ou moins longs selon l’inspiration, qui n’est pas toujours au rendez-vous. Mais l’important, c’est d’écrire.

J’espère que vous partagerez vos textes en commentaires en retour !

Exercice :

  • Piochez au hasard deux phrases dans ces extraits d’articles de presse. Oui, oui, au hasard. Vous pouvez imprimer, découper, dispacher dans un chapeau puis piocher, ou simplement fermer les yeux et pointer au hasard une zone de votre écran et voir sur quelle phrase vous tombez.
  • Vous débuterez votre texte par une de ces phrases, et le terminerez par l’autre. Il faudra développer un texte entre les deux, peu importe sa longueur, son thème ou son style. Vous n’êtes pas obligés de raconter une histoire, mais il faudra être cohérent.
  • Temps donné : 10 minutes !

Les phrases :

  • Elles ont beau être petites, on ne voit qu’elles
  • Dans cette bataille de superlatifs, les critiques peinent à faire entendre leur voix
  • Elle est de gauche, il est de droite, mais ils font front commun pour défendre le mécénat et les fondations privées
  • Ils sont venus avec leur perplexité face à la tournure du monde
  • Je chante trop faux et lui monte trop mal à cheval pour que je puisse le plagier
  • Ce sont eux qui m’inspirent en premier et avec lesquels j’écris des poèmes à ma façon
  • Par cette volonté fondée sur un sens aigüe des responsabilités, nous apportons notre pierre à la construction d’un véritable rassemblement
  • Des révélations saugrenues qui n’ont visiblement pas plu à la famille royale britannique
  • Elle a le tutoiement facile et le débit enthousiaste
  • Ce n’est pas chose facile que de comparer les approches françaises et anglaises
  • La lumière est tamisée, et il entre sur scène enveloppé dans une grande toile de plastique noir
  • La frontière, par où passe-t-elle véritablement ?

À vos stylos !


Par ici ça donne ça :

Elle est de gauche, il est de droite, mais ils font front commun pour défendre le mécénat et les fondations privées. Cela entraîne nécessairement quelques rivalités. Il garde toujours un œil sur elle comme si elle allait le copier, elle le guète comme s’il allait tout gâcher. Mais elle chante trop faux et lui monte trop mal à cheval pour qu’ils puissent se plagier.


Et de votre côté, quel est le résultat ? Ça me ferait vraiment plaisir de partager ça avec vous et que vous postiez vos textes en commentaires !
Qu’avez-vous pensé de ce premier atelier d’écriture ? Envie d’un temps plus long pour créer ?

Ce sujet sur l'atelier d'écriture vous a plu ? Laissez un commentaire !

Comment se mettre à écrire ? Comment apprendre et s’améliorer ?

Que de question en ce dimanche soir (ou en ce début de semaine pour toi, lecteur.)
Il est vrai qu’avant de se mettre en condition, avant de savoir s’il vaut mieux écrire beaucoup ou se relire tout de suite, certains sont avant tout confrontés au stress des premiers mots jetés sur le papier.
Si je veux débuter en écriture, quelle est notre légitimité à écrire ? Et si c’était nul ? Quel sera le sujet de mon article ? Je faisais comment, lorsque j’étais lycéen et que je devais pondre une dissertation ?

Je vais tenter, avec la petite expérience qui est la mienne, de vous conseiller pour vous permettre de débuter en écriture ou de vous y remettre, et chasser les mauvais démons qui ne feront que vous répéter que vous êtes nul. Si vous êtes nul, alors vous ne pouvez que vous améliorer. Et il dira quoi, après, le sheitan qui traine dans un coin de votre tête ?

débuter en écriture

Comment se mettre à écrire ?

Pour commencer, on va reprendre la mise en condition : installez-vous confortablement, mettez vous une musique si vous le souhaitez. Cela fait longtemps que vous n’avez rien écrit ? Peut-être préférerez-vous le stylo et le papier à l’ordinateur ? Pour un écrit court, ce sera aussi bien. L’outil informatique n’est pas une obligation pour un premier jet.
Pour ma part, sentir la plume glisser sur le papier (je suis très stylo plume) fait autant partie du plaisir que lorsque je vais préférer le dessin artisanal à la tablette graphique. Cela peut vous mettre dans une condition de réel, d’artisanat, ou faire resurgir en vous la sensation agréable que vous aviez enfant lorsque vous inventiez des aventures dans vos carnets. Ne dénigrez pas ce medium si vous n’êtes pas à l’aise au clavier.
Maintenant, écrivez.

Que dire ? Comment être créatif ?
Même si être créatif mériterait un article à part entière, je peux essayer de résumer ici. Seul vous savez ce dont vous avez envie de parler. Ne vous limitez pas. N’ayez pas peur du déjà-vu ou du mieux fait. Ce sera mieux la prochaine fois, et encore mieux la suivante. Peur de ne pas être original ? Qui l’est réellement ? Tolkien s’est inspiré des légendes du nord, Anna Gavalda d’une conversation entendue dans le métro, sans doute Lovecraft n’a fait toute sa vie que parler du monstre sous son lit dont il avait une peur bleue. Rien ne se crée, tout se transforme. Prenez des bribes, notez, enregistrez vous, découpez des magazines, des images, des textes, une citation qui vous plait. Faites-en un bouillon de culture pour en sortir une idée tout à fait originale. Vous pouvez même vous enregistrer sur votre téléphone lorsque vous pensez à des idées ou de bonnes tournures, si pour le moment vous êtes plus à l’aise à l’oral qu’à l’écrit. Vous retranscrirez tout cela dès que vous vous mettrez au travail.
Lors de ce que j’appelle le processus créatif (et vous allez en entendre parler), la phase de réflexion et de rassemblement des idées peut être encore plus importante que la phase de réalisation.

Un exemple parfait sera mon livre extra du moment : La Passe Miroir, de Christelle Dabos, édité chez Gallimard. Pour moi, c’est LE livre qui prend enfin la relève de Harry Potter. Pourquoi ? Parce que Christelle Dabos a aussi mélangé des éléments connus pour en tirer un univers totalement original : un mélange de mystique, de steampunk, de la cour de Louis XIV et du Château Ambulant. Avez-vous lu une telle chose récemment ? Pensez-vous sincèrement que chacun de ces univers mélangé aux autres ne peux pas en créer un nouveau ? Si vous en doutez, lisez simplement cette série de romans. Leur univers est à la fois original, complet ET inspiré sans pour autant être copié. Un pur produit magnifique du processus créatif.
Comment apprendre à écrire ?

Je ne le répéterai jamais assez et on me l’a répété plus encore : pour apprendre à écrire, il faut… écrire. Écrire, écrire encore. Sans se poser de question. C’est le conseil principal qu’il vous faudra retenir pour débuter en écriture. L’écriture est une gymnastique comme une autre (mais elle est plus facile pour ceux qui n’aiment pas le sport). C’est en la pratiquant que vous vous améliorerez. Vous n’avez pas d’idée, pas de sujet ? Commencez par des exercices simples d’atelier d’écriture (j’en posterai un premier dimanche prochain). Donnez-vous cinq ou dix minutes pour répondre à un jeu d’esprit, entraînez votre tête à avoir des idées. Je vous promet que ça s’apprend. Cela fait partie du processus créatif. Écrivez de façon régulière. Estimez que cette activité est comme les abdos : quinze jours sans pratiquer, et vous pouvez tout reprendre à zéro. Alors lancez-vous !

Autre conseil : Rester fidèle à soi-même et à ses idées, en tentant un maximum d’éliminer le langage familier, excepté si c’est une volonté particulière apportée au texte. Exprimer ses idées telles qu’elles sont, avec humour si vous en avez, avec gravité si c’est plus votre état d’esprit, bref, en étant juste vous.

N’ayez pas peur de vous mettre à nu : les récits les plus sincères touchent bien plus un lectorat que des lieux communs déjà lus et relus. Malheureusement pour vous, cela exigera que vous acceptiez de dévoiler une partie de vous même. Même dans un récit de fiction, un adjectif, un acte, un caractère peut révéler votre façon de voir le monde. Il peut être extrêmement difficile d’accepter de se dévoiler. C’est un cap (difficile, pour ma part) à passer. Mais il sera libérateur.

Un jour, j’ai écrit sur ce blog un article très personnel, où je dévoilais des étapes de ma vie et des relations que j’entretenais avec ma famille, des choses qui m’ont fait souffrir et contre lesquelles je me bats encore. Voici, entre autres, ce que j’ai pu recevoir en retour de la part des lectrices qui sont passées lire cet article :

je suis heureuse de lire un post plus perso de votre part, moi qui vous suit pour vos dessins. Je me retrouve enormément dans ce que vous dites, en particulier comment les commentaires des autres nous touchent même si on arrive, soi-même à s’accepter comme on est (et on est grave belle quand même !). (…) Je vous embrasse de tout coeur, merci pour vos dessins qui me mettent en joie !
(Elise)

J’aurai pu écrire cet article pas aussi bien mais tu as dit tout ce que je ressens(…) Merci pour cet article si réconfortant ça fait du bien !!
(Justine)

J’en ai reçu un tas d’autres comme ça. J’ai juste été sincère. Et je me suis relue, aussi !

Comment m’améliorer ?

J’ai mon idée, j’ai commencé à écrire mais tout vient dans le désordre. Comment mettre en ordre ses idées ?
Soit vous avez l’habitude de monter un plan avant d’écrire, soit vous préférerez vous laisser porter par l’acte d’écriture. Dans ce dernier cas, il faudra mettre un peu d’ordre dans tout ça pour clarifier votre propos. Cela vaut essentiellement pour un texte court, un article, car sur un roman, c’est encore une autre histoire (nous y reviendrons).

Une méthode simple pour clarifier votre récit : résumez le propos de votre texte en trois ou quatre points. Ce seront vos actes, vos différentes parties. Restructurez votre texte en fonction de ces parties. N’hésitez pas à couper dans le gras si une phrase n’a plus lieu d’être, si vous surprenez une redite.

Révisions : le passage obligé
Je ne le dirai jamais assez. Il est temps de relire vos mails et vos sms avant de les envoyer. Prenez de bonnes habitudes ! Corrections, synthaxe, dictionnaire des synonymes, conjugaisons : tout est sur internet. Vous n’avez aucune excuse.

Autre tips : Lire à haute voix permet de mieux se rendre compte du rythme de la phrase et du placement de la ponctuation. Vous n’aimez pas l’impression que vous donne votre texte ? Remaniez-le. Un premier jet n’est jamais bon. Pas la peine de paniquer.

Laissez le texte reposer une nuit ou, encore mieux, une semaine avant de le reprendre. Oubliez un peu ce que vous avez écrit, vous pourrez le relire avec un oeil neuf, comme si ce n’était pas votre texte, et donc en voir les défauts.

Enfin, mon dernier conseil : lisez. De tout. Commencez par ce que vous aimez ou ce qui figure sur votre liste de lecture. Élargissez votre champs d’auteurs dès que vous vous sentez de le faire. Il n’y a pas de rythme de lecture ou de nombre de livres à lire dans une année. Un bon livre, c’est déjà bien pour commencer.
N’hésitez pas à noter des tournures de phrases, du vocabulaire. Enrichissez-vous.

Voici quelques lectures que je ne peux que chaudement vous recommander :

  • La Passe Miroir, de Christelle Dabos (Les Fiancés de l’Hiver, et Les Disparus du Clairdelune)
  • Le Paris des Merveilles, de Pierre Pevel
  • Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates, d’Annie Barrows et Mary Ann Saffer
  • Harry Potter, de J.K. Rowling (avouez, vous avez juste vu les films)
  • Un Roman français, de Frédéric Beigbeder

J’espère que ce post vous a plu, n’hésitez pas à commenter si vous avez des questions, des retours d’expérience à partager. ce post n’est qu’un début et sera amené à être lui-même amélioré et édité avec des conseils et observations qui viendront au gré de mes lectures, de mes expériences et de mes rencontres. Si vous avez d’autres conseils lecture, je vous invite aussi à les partager en commentaires.

Écriture : quantité ou qualité ?

La question de la quantité ou de la qualité sur une session d’ écriture n’est pas toujours celle qui nous vient en premier, préoccupés que nous sommes à terminer déjà ce premier fichu paragraphe, si Dieu le veut.

Pourtant, il a un véritable aspect “bloquant”. c’est ce que certains vont appeler “l’éditeur intérieur”* . À savoir, la petite voix en nous qui refuse que nous passions à la suite parce que le chapitre sur lequel nous sommes n’est pas abouti. On le relit, on le réécrit, jusqu’à atteindre un certain stade de satisfaction. Mais l’écriture globale n’avance pas des masses, ce qui engendre de la frustration.

 

Lâcher prise

Laissez moi lever le voile sur le mystère : peu importe combien de fois à la suite vous aurez relu et/ou réécrit votre chapitre, il ne sera jamais qu’un premier jet.Il sera perfectible. Il faudra le retravailler.

Comme c’est un peu mon domaine, comparons cela à une toile, ou un dessin : on fait d’abord l’ébauche au crayon ou au fusain. C’est le premier jet. On a le choix de le travailler plus ou moins précisément. Certains artistes ne font que les tracés globaux, d’autres travaillent les détails avec une précision presque maladive. Mais peu importe la précision de ce dessin, il ne restera qu’une ébauche. Il manque la peinture, la couleur, l’encre. On ne sort pas une œuvre d’art d’un premier coup de pinceau, sauf dans le fantasme un peu trop présent d’un public qui ne connaît pas le processus créatif et a un certain nombre d’idées reçues sur le talent.

Votre premier jet sera donc sujet à une réécriture, plus tard, quand vous aurez pris du recul et que vous aurez un œil neuf sur votre histoire et votre style.
Mon conseil : en sachant cela, évitez de vous acharner sur vos tournures de phrases et les relectures. Laissez le temps faire son œuvre. Grâce à lui, vos erreurs vous sauteront aux yeux dans quelques mois. Écrivez.

 

Écrire

Vous aurez donc compris mon point de vue : quantité et qualité sont tous deux nécessaires mais se travaillent sur deux temps différents. Peu importe le nombre de fois que vous relirez et corrigerez vos bouts de récits, vous ferez sur lui le même travail de réécriture que si vous ne l’aviez jamais relu.

Il est assez évident que je travaille d’abord sur la quantité et ensuite sur la qualité. Ça n’a pas toujours été ainsi. Je ne le dirai jamais assez : le nanowrimo a radicalement modifié ma façon de travailler. Le premier que j’ai fait m’a permis de lâcher prise et de laisser la relecture pour plus tard. Alors que j’ai écrit cinq chapitres de mon projet actuel en 6 mois, les 18 chapitres suivants m’en ont pris un seul.

L’avantage d’une telle course à la quantité : débrider les doigts sur le clavier, se laisser emporter par le récit et par ses personnages, gagner un temps précieux (pendant lequel vous pourrez faire vos courses, lire, regarder une série ou faire l’amour). Cela aura également l’avantage de vous apporter la satisfaction d’arriver au bout de votre récit. Cette chose si lointaine lorsque vous en écrivez les premiers mots, et qui vous semble inatteignable lorsque vous relisez pour la dixième fois votre cinquième chapitre, qui situe l’action encore au milieu de l’introduction à votre histoire.

Mon conseil : ne perdez pas de vue la ligne directrice de votre récit, restez focus sur ce que vous avez encore à raconter et pas sur la maladresse que vous n’arrivez pas à corriger deux paragraphes plus haut. Dans deux mois, je suis certaine que vous aurez une illumination pour régler ce problème.

 

Réécriture : enfer et damnation 

La réécriture n’est pas une mince affaire alors autant vous concentrer dessus entièrement sans avoir à vous demander où va votre récit. La qualité vient pendant ce second temps. C’est à ce moment là que vous allez enrichir votre histoire, affiner vos dialogues après avoir étoffé vos personnages au fur et à mesure d’un récit que vous aurez mené à son terme, ajouter des descriptions, des ambiances, apporter des précisions.

À mon très humble avis, ce serait dommage de faire cela avant de savoir quelle tournure prendra votre histoire. Ce personnage dont la description ne vous a pas satisfait et sur la description duquel vous êtes revenu cent fois, a finalement peut-être changé de couleur de cheveux et s’est retrouvé affublé en cours de route d’un passé tragique qui influencera l’ensemble de son comportement, rendant totalement incohérent son attitude et sa manière de parler pendant une quantité de chapitres.

La réécriture sert à harmoniser votre récit. Elle est importante aussi si vous souhaitez aboutir votre roman / nouvelle / fiche de personnage, etc.
Si votre écrit n’est pas destiné à hanter un classeur ou un tiroir que personne n’ouvre jamais, vous ne pourrez pas passer à côté de cette étape. Elle est votre garantie de qualité.

Mon Conseil : laissez passer un peu de temps, au moins un ou deux mois, entre ces deux étapes. Digérez votre 1er jet, oubliez le pour pouvoir le relire avec un œil neuf.

Vous verrez, gérer quantité et qualité en deux temps vous permettra de retravailler votre roman de façon bien plus qualitative. C’est après cette réécriture que vous pourrez enfin faire relire votre histoire à une tierce personne. Mais ça, c’est une autre histoire…

 

* : terme employé dans « Écrivez un roman en 30 jours », de Chris baty aux éditions Bragelonne, qui vous aidera à attaquer un nanowrimo

Écriture : de bonnes conditions pour se plonger dans un récit

Pour se plonger dans un récit ET être productif. Rien de pire que de s’octroyer une heure le dimanche pour avancer son récit (quel qu’il soit, roman, article de blog, fiche de personnage pour un GN), et d’aligner les mots cinq par cinq en étant distrait 20 minutes entre eux. Je ne vais pas vous faire une liste exhaustive de ce qu’il faut faire pour avoir de bonnes conditions d’ écriture, mais vous donner les miennes.

Nous sommes tous inégaux face à la concentration, certains peuvent s’isoler mentalement au milieu d’un Starbucks bondé, d’autres peuvent être seuls chez eux au calme et avoir la concentration d’un chaton de deux jours.

Ici je vous donne mes propres mises en place, peut-être vous aideront-t-elles à trouver les vôtres, du moins je l’espère !

Avoir un minimum de temps

Vous êtes peut-être de ceux qui peuvent écrire 5 minutes par ci par là sur leur téléphone et tout regrouper ensuite. Pas moi. Rien que pour allumer mon ordinateur, lancer word et ouvrir mon document, je dois disposer de ces 5 minutes. 10, si mon ordinateur vieillissant a décidé de m’embêter. Donc mon minimum pour m’installer pour écrire, c’est de me lancer dans 30 min d’écriture.

Ne consacrer ce temps qu’à ça, préparer sa session

Oui, ça peut être compliqué. Votre chat va miauler, votre mari va vous raconter sa journée, votre téléphone va sonner, vous allez avoir envie de vous préparer un thé, et tout cela va probablement prendre toute votre demi heure. Le temps passe assez vite lorsqu’on le rempli avec ce genre d’occupations, vous ne trouvez pas ?

Mon conseil n°1 : préparez tout avant. Le casque qui isole du son extérieur, votre mug avec votre thé ou café, la bouteille d’eau, l’assiette avec des choses à grignoter si vous êtes un gourmand ou un compulsif (le temps de la création n’est pas le temps pour soigner ses défauts !), enfermez le chat dans la pièce d’à côté (si vous n’avez pas la force d’ignorer ses miaulements et les appels au câlins), prévenez mari, épouse et enfants que pendant le temps que vous souhaitez consacrer à l’écriture, vous ne serez pas disponible DU TOUT. Évitez d’y consacrer plus de temps que vous ne consacrez à votre session d’écriture.

Mon conseil n°2 : Ne faites qu’écrire pendant votre session d’écriture. Pas de facebook, pas de téléphone, pas de travail, ne répondez pas aux personnes qui vous sollicitent. Apprenez à rester concentrés. Portez des écouteurs isolants ou des boules quies si c’est vraiment impossible pour vous de ne pas vous laisser distraire par le bruit ambiant. Si cela peut vous rassurer en terme de faisabilité : je vis dans des conditions assez spartiates et partage une pièce unique de 10m2 avec mon mari qui joue aux jeux vidéo pendant que j’écris. En appliquant ces quelques conseils (surtout l’isolation phonique et le fait de le prévenir), je ne rencontre aucun souci pour me concentrer.

Ne pas s’épuiser à l’écriture

Ça c’est un truc que j’ai appris lors des sessions de groupe du nanowrimo et que j’applique désormais chez moi : comment écrire sur une longue durée sans épuiser ma tête ? Les nuits de l’écriture s’organisent sur des sessions de 30 minutes d’écritures, dans les intervalles desquelles sont calées 30 minutes de pause, sans obligation de prendre une pause. Le système m’a assez bien convenu : j’ai découvert que de longues pauses étaient bien plus efficaces que de courtes pauses pour condenser les sessions d’écriture. Ainsi, je sais que je peux écrire entre 30 min et 1h30, et qu’entre chaque session je fais autre chose pendant 30 minutes. cela m’assure également de ne pas tout abandonner durant mes week ends. En général je met à profit ces pauses pour faire la vaisselle, étendre le linge ou profiter de mon amoureux qui a attendu patiemment que je sois disponible (cf paragraphe précédent). Cela me permet de ne pas saturer mon cerveau avec les éléments de mon récit ou l’enfer des répétitions (ma bête noire. Quand je me relis, on dirait que j’ai en tout et pour tout dix mots de vocabulaire), et de m’assurer qu’un minimum de choses seront faites chez moi pendant le week end ou la soirée. Comme j’ai horreur du ménage, ça me permet aussi de ne pas y consacrer trop de temps d’affilée et de m’occuper un peu de l’appartement en toute sérénité ! Bref, c’est une organisation qui me sert dans plusieurs aspects de ma vie.

Se mettre dans l’ambiance

Personnellement, j’écris en écoutant de la musique. Cela m’est quasiment indispensable, d’autant plus si j’écris un récit de fiction, ce que je fais BEAUCOUP. Je peux écrire mes articles de blog en silence (je le fais d’ailleurs la plupart du temps) car ils sont courts et guidés par mes propres émotions et non celles de personnages fictifs qui me sont, finalement, étrangers, puisqu’ils ne sont pas moi. J’écris aussi sans musique lors des ateliers d’écriture, mais c’est parce que je n’ai pas le choix ! Soit dit en passant, la mécanique d’un atelier d’écriture mériterait un article à part entière. ^^

Avez-vous une playlist ? Avec Deezer et Spotify, c’est très facile d’en créer une variée, voire plusieurs selon vos différents projets. Pour ma part, j’en ai une générique pour écrire de la fiction, et une plus spécifique pour un projet qui se déroule à la fin des années 60. Oui je m’enquille du Johnny et du Sheila pour l’amour de l’art. J’avais déjà donné quelques titres dans mon article sur le nanowrimo, et je ferai sans doute un autre article consacré à cette playlist, mais globalement, j’aime les musiques de films (je suis une inconditionnelle de Danny Elfman) et de jeux vidéo et j’ai très peu de chansons dedans, car les paroles ont une tendance à me déconcentrer.

 

Lorsque ces quatres points sont appliqués, il est plus aisé de se plonger dans son récit et d’être productif, car nous nous sommes mis en conditions. J’espère que ces quelques tips vus aideront vous-même à vous plonger dans votre récit.

Est-ce que cela vous a aidé un peu ? Vous avez un projet entamé, ou à mettre en marche ? Et vous, avez-vous une playlist ? Quels sont vos morceaux de choix ?

Mes pistes musicales du moment :

  • Promentory – Trevor Jones (Le Dernier des mohicans, une des plus belles bandes son du monde)
  • Discombobulate – Hans Zimmer (Sherlocke Holmes)
  • Light of the Seven – Ramin Djawadi (Game of Thrones saison 6)
  • Lonely Day – System of a Down

J’ai quelque chose à vous demander

Salut à toutes et à tous qui venez lire ce blog régulièrement ! Oui aujourd’hui j’aimerais vous poser une question sur la tournure que doit prendre le blog, car j’aimerais y intégrer de nouvelles choses. Ça ne transparaît pas énormément ici, mais depuis quelques mois une autre activité occupe un max de temps dans ma vie : l’écriture. Déjà j’écris plus ici qu’avant, mais pas que. Je vous avais même déjà parlé du nanowrimo en novembre, sans plus développer que cela.

Bref, vient le moment où j’aimerais écrire des articles plus orienté écriture, processus ou exercices d’écriture, dans la veine de celui sur le nanowrimo, donc avec beaucoup moins de dessins, mais des tips, de des playlists, etc. (mais il y en aura toujours dans les articles classiques !)

Les questions que je vous pose ici sont :

– est ce que ce type d’articles vous intéresserait ?

– est-ce que le mélange des genres vous ennuierait ou parasiterait le blog ? Préféreriez-vous que je publie sur mon second blog, plus axé création ?

Voilà, je suis en plein dilemne, mais en attendant rien ne changera ici, bien sûr 🙂

NaNoWriMo : Un mois d’abandon à l’écriture

Aïe ! Nouvelle faille dans le continuum espace-blog. Ce mois de novembre, le dessin n’a pas le vent en poupe car c’est : le mois du NANOWRIMO.

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Qu’est-ce que c’est, le nanowrimo ? Un challenge consistant à écrire un roman, une nouvelle, un récit du sujet de votre choix (fantasy, philosophie, polar, pensées…) de …

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Oui, c’est un sacré challenge ! Il a été mis en place par l’américain Chris Baty (vous pouvez lire son livre « Écrivez un roman en 30 jours ») il y a 17 ans, et des milliers de personnes participent à travers le monde. Il est fixé assez aléatoirement en novembre, sous prétexte que c’est un mois où il ne se passe pas grand chose et donc où on peut prendre du temps ! Bon, on est d’accord qu’on n’est pas tous à la même enseigne, mais je le fais tout de même pour profiter de l’émulation entre « nanoteurs » français (il existe des pages facebook et un forum dédié sur le site nanowrimo). J’ai commencé il y a 10 jours et ai déjà fait une nuit blanche de l’écriture avec eux. Une super expérience créative, sans obligation de qualité, juste pour le plaisir de produire, d’écrire, de se mettre un gigantesque coup de pied au cul.

Avant de rentrer dans les divers conseils autour du nanowrimo, je vais devancer certaines questions : oui je l’ait déjà fait, non je ne vous dirai pas sur quoi j’écris, non, même à toi je ne le dirai pas.

Maintenant, je peux entrer dans les détails :

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C’est le premier conseil à suivre : votre texte est nul ? Aucune importance, vous n’êtes pas là pour le juger mais pour pondre un 1er jet de 50 000 mots. Un premier jet porte bien son nom : il sera retravaillé. Il faut oublier le souci de qualité, les répétitions, les dialogues un peu plats. Tant pis. Ce mois ci, vous donnez l’élan. Il faut LACHER PRISE.

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Ça rejoint un peu le conseil précédent. La relecture met face à la possible médiocrité de votre récit, donc on l’oublie ! La médiocrité s’effacera à la relecture. Le challenge n’est pas « écrire un roman parfait en un mois ». En revanche un premier jet, voilà un objectif atteignable !

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Vous avez peur de la page blanche ? Préparez votre récit en avance : Si vous comptez rejoindre le nano cette année, c’est un peu tard pour ça, mais pour l’année prochaine, ou une aventure en solo d’ici novembre prochain, n’hésitez pas à travailler les principaux nœuds de votre intrigue ou de votre récit en avance. Si cela est nécessaire, bien entendu, et que vous ne vous livrez pas à un recueil de pensées sur le vif.

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(désolée ce dessin est un peu flou..)

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Disponible sur internet notamment sur le site nanowrio.org, il vous permettra d’ajouter du challenge au challenge. Casez les mots proposés dans votre récit, faites lui prendre une tournure inattendue, introduisez un maître espion, un vieux sage, un enfant roux. Le temps de trouver comment les faire apparaitre et comment leur donner une place dans votre histoire, vous aurez déjà écrit 10 000 mots.

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Une nuit blanche ou un week end entièrement consacré à l’écriture vous fera considérablement avancer dans votre récit. Fixez-vous un objectif exceptionnel le temps d’un week-end ou d’une nuit blanche (l’émulation entre nanoteurs si vous avez des nuits blanches organisées près de chez vous est très intéressante. Concentration assurée !). Vous pouvez également participer à des word wars sur le site, dont le but est d’être celui qui écrira le plus de mots en 30 minutes.

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Bon, il faut dire ce qui est : difficile d’arriver à 50 000 mots si on se laisse envahir par son quotidien. Organisez-vous en famille. Si votre conjoint ne vous soutient pas, ce sera difficile, notamment si vous avez des enfants. Faites bien comprendre à votre famille que ce moi-ci, vous écrivez, mais que ça va passer vite ! Vous vivez seul ? Faites un grand ménage avant le nano pour moins voir votre appartement se faire abandonner jour après jour. Dites à vos amis que les sorties tous les soirs, ce sera pas pour ce mois ci. Bref, mettez-vous en condition et faites-vous soutenir ! Évitez de fréquenter les personnes qui se moquent de vous ou qui vous découragent, vous aurez bien le plaisir de les revoir dans un mois !

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Là c’est très optionnel mais c’est un essentiel pour moi : avoir une playlist qui vous accompagne dans votre projet d’écriture. La mienne est sur deezer et dure 6h47. Je l’alimente régulièrement et la met en shuffle pour ne pas m’habituer à l’ordre des pistes. Elle est composée quasi exclusivement de bandes son de films et de jeux vidéo, en accord avec l’ambiance que je recherche pour mon récit. Quel que soit votre support (deezer, spotify, itune), ce peut être un bon booster pour vous mettre dans l’ambiance que vous recherchez, et vous plonger rapidement dans votre récit !

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Écrivez quelque chose qui vous fait kiffer, même si c’est un roman à l’eau de rose. Qui s’en préoccupe ? Et vous serez peut-être la prochaine Barbara Cartland aux millions d’exemplaires vendus ! En tout cas, pas moyen de le savoir si vous n’essayez jamais.

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Vous trouvez ce challenge trop dur, trop long, trop effrayant ? Eleanor Roosevelt disait :

Faites chaque jour qui vous fait peur.

Le nanowrimo vous donne une chose effrayante par jour pendant un mois, et à la fin vous serez FIER, d’avoir accompli quelque chose, de vous êtes confronté à la peur ou tout d moins à la réalisation d’une passion que vous mettez peut-être de côté au quotidien, et si vous n’allez pas au bout des 50 000 mots, vous aurez au moins mis en œuvre des moyens pour atteindre un objectif qui vous tient à cœur, ce qui sera toujours mieux que d’être encore en train de vous dire « ce serait bien que je le fasse ».

Sur ce, je vous laisse pour me rendre à ma deuxième nuit blanche d’écriture !

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PS : je n’avais pas prévu un tel remue ménage politique cette semaine et ne parlerai donc pas de Donald Trump sur ce blog. Il sera toujours bien temps de le faire quand il décidera que le traité de Kyoto est bon à jeter avec l’eau des toilettes.

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