Pour cet article à venir, je vous demande un peu d’indulgence : trop de choses se bousculent qui devraient être racontées mais on n’a pas assez de place ici 🙂 Je n’ai pas écrit de thèse sur le sujet, ceci est un blog, j’y exprime simplement mon point de vue. Je vais donc faire de mon mieux, et rester sur mon sujet, j’espère que vous suivrez, et si vous avez des questions vous savez quoi faire !

Je voulais réagir à l’article que je n’ai pas arrêté de voir circuler, nommé « Je vais te baiser ». Relayé par différents médias type l’Obs, le Monde, etc. Au début, je n’ai pas voulu lire cet article, le titre m’avait rebutée. Trop lu de récits d’agressions, ai trop vu d’agressions. Pour rappel, j’ai 35 ans, ça fait donc une bonne vingtaine d’années que je suis affublée de « salope » dans la rue, entre autres. Bref, à force de voir apparaitre et apparaitre encore cet article et ses relais dans les médias, j’ai fini par lire le papier de l’Obs à ce sujet.

Je ne parlerai pas du contenu de l’article à proprement parler, mais de l’impression choquante générale qu’un article de ce genre est, comme par hasard, relayé au moment où il est écrit par un homme. Car cette histoire d’agression, de harcèlement de rue, est racontée par un homme, de son point de vue.

Puisqu’il faut toujours replacer les choses lorsqu’on s’apprête à parler de féminisme, ou d’un point de vue féministe (et ça devient lassant), sous peine de se faire traiter de tous les noms (quelle ironie ! L’égalité devrait pourtant commencer ici) : je pense qu’un homme peut être féministe et soutenir la cause des femmes. C’est même génial. C’est très bien que ce gars aie écrit cet article sur cette femme agressée dans le métro. Tant mieux si ça ouvre les consciences. Ce n’est pas ce qui m’a choquée ici :

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Continuez, s’il vous plait, à parler de tout ça, à multiplier les récits.

Envahissez les réseaux sociaux, racontez vos agressions (je poste un tweet à chaque fois que ça m’arrive), racontez combien de fois ça vous est arrivé, depuis combien de temps, sinon, comment se rendraient-ils compte ?

Qu’enfin, plus jamais je n’entende une seule personne me dire de nouveau :

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Le jour où un ami m’a précisément dit cette phrase, il a même été surpris de la vitesse à laquelle je lui ai affirmé qu’il pouvait demander à n’importe quelle fille présente, toutes répondraient qu’elles avaient déjà subi des harcèlements de rue. Non seulement c’était le cas, mais sa propre copine avait subi une agression sexuelle dans le métro (on définit malheureusement trop mal une agression sexuelle et on les minimise trop souvent), et une autre amie présente avait subi une tentative de viol. Et encore, je ne parle pas de moi, parce que ce n’est pas l’heure, ni de toutes celles de ma connaissance qui n’étaient pas présentes, et je n’oublie pas celles qui n’ont jamais osé en parler, car elles n’en existent pas moins.

Je ne crois pas que ce soit trop demander que la parole qu’on écoute systématiquement ne soit que celle des hommes.

Lisez, écrivez, PARTAGEZ, et que les hommes qui me lisent comprennent enfin : une femme qui parle de harcèlement, d’inégalités, d’agressions sexuelles, ou même qui tient simplement d’autres propos féministes n’est pas une femme qui se plaint. C’est une femme qui alerte, car seules les femmes peuvent le faire. C’est une femme qui évoque simplement sa réalité, en tant que femme dans notre société.
Il n’y a pas de raison de mettre en doute sa parole. Ce n’est pas une hystérique (d’ailleurs ce mot ne devrait plus être utilisé, puisqu’il désigne un mal imaginaire, je vous invite à vous renseigner). C’est ta sœur, ta femme, ta mère, ta voisine, ta fille, ta petite-fille (oui, ta petite fille de 11 ans qui est probablement déjà en train de se faire traiter de pute par ses petits camarades de classe).
Elle mérite autant que n’importe quel homme d’être écoutée, entendue, relayée. Moi, je demande juste : pourquoi ce n’est pas déjà le cas ?

Merci de m’avoir lue.

*  d’après l’étude réalisée par le Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCEfh)

• Pour en savoir plus sur ce sujet, je vous invite à lire cette note de Diglee dans laquelle on perçoit nettement à quel point la voix d’un seul homme a plus de poids que les voix de centaines de femmes : Angoulême 2016 et sa bourde sexiste

• De manière générale, je vous invite à lire le blog de Diglee, qui en plus d’être drôle et d’avoir un dessin génial, écrit de façon bien plus renseignée sur le sujet : http://diglee.com/

• Je vous invite également à lire la très récente note de mon amie Madame Sourire de son point sur la question de vue de professeur au collège, et comment elle travaille tous les jours avec passions pour offrir le meilleur à ses élèves et faire en sorte de faire évoluer les mentalités (oui, je l’admire beaucoup !) : Mais Madame, vous êtes féministe, vous ?

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84 Comments on Je vais te baiser : Pourquoi la voix d’un homme compte-t-elle plus que celles de 100 femmes ?

  1. Mistigriffe
    29 avril 2016 at 8 h 02 min (2 années ago)

    Tout à fait d’accord. Quand ce sont les femmes qui en parlent, on pense secrètement : « ah là là, encore des hystériques ! toujours à se plaindre ».
    Signé : un ex-agressée qui a la chance de ne plus prendre le métro.

    Répondre
    • Béren
      29 avril 2016 at 11 h 40 min (2 années ago)

      Oui, toujours le point de vue du grand dominant : l’homme blanc de plus de 50 ans. Trèèèèèès représentatif de l’ensemble de la population, n’est-ce pas ? ^^

      Répondre
    • milka
      2 mai 2016 at 11 h 25 min (2 années ago)

      C’est tellement ça!!! Et le pire c’est que d’autres femmes acceptent ce phénomène sans broncher et n’hésitent pas elles-même à stigmatiser celles qui abordent les questions liées au sexisme. Alors qu’il ne s’agit pas d’écarter les hommes de ces débats (nous sommes autant concerné-e-s les un-e-s que les autres) mais il n’y a aucune raison que les personnes les plus touchées soient celles qui aient le moins le droit de s’exprimer. C’est la même chose pour le racisme d’ailleurs.

      Répondre
  2. Ccile
    29 avril 2016 at 13 h 03 min (2 années ago)

    Merci pour ces mots! Ils résonnent dans ma tête!

    Répondre
    • Béren
      29 avril 2016 at 15 h 32 min (2 années ago)

      Merci à toi pour ce commentaire, j’avais peur de ne pas m’être bien exprimée, je suis heureuse que ça puisse toucher des gens 🙂

      Répondre
  3. Clotilde
    29 avril 2016 at 14 h 09 min (2 années ago)

    Bravo pour ton récit ! Bravo parce que tu oses. Et bravo parce que tu as trouvé les mots justes ! Je me sens moins seule à présent – ai eu trop l’habitude d’être critiquée par mon discours, trop l’habitude d’être vue comme une dingue et une folle furieuse ^^

    Répondre
    • Béren
      29 avril 2016 at 15 h 34 min (2 années ago)

      C’est vrai qu’on doit être OVER précises à chaque fois sinon on se fait attaquer de toutes parts au moindre défaut de discours. C’est un vrai problème que ne rencontrent pas d’autres revendications…

      Répondre
      • Fred
        3 mai 2016 at 9 h 23 min (2 années ago)

        Ça c’est faux!
        Tout discours, qui veut avoir force de démonstration, se doit d’être basé sur des éléments rationnels et non émotionnels.
        Logos plutôt que pathos ou Ethos.
        Sinon cela reste une performance oratoire, pas plus.

        Répondre
      • Titou
        3 mai 2016 at 22 h 22 min (2 années ago)

        Hé! Mais ça ne choque personne que ce « sauveur » n’est pas attrappé l’agresseur par le colbaque pour lui faire passer son envie. Le plus courageux du wagon a feint de connaître la victime pour l’extirper de la situation! Allez, messieurs, mesdames, ne laissons plus rien passer, du courage!!! Encore plus de courage! On a besoin de sauveurs et de sauveuses!!!

        Répondre
  4. MissERichard
    29 avril 2016 at 15 h 12 min (2 années ago)

    Je suis d’accord avec toi sur le fond, mais pour avoir moi-même partagé l’article, ma motivation n’était pas de relayer le propos d’un homme, mais le propos de quelqu’un qui porte « secours » à une victime d’harcèlement. Le même article aurait été écrit par une femme, il m’aurait interpellé de la même façon car l’auteur relate très bien : sa volonté première de vouloir faire comme si de rien, de détourner le regard, les autres passagers du wagon qui eux-mêmes « ne voyaient rien ». Le propos du texte n’est pas de donner un point de vu sur le harcèlement de rue, mais d’encourager les témoins (hs ou fs) de ce genre de scène à réagir. C’est pour cette raison que je l’ai moi-même relayée après, comme toi, m’être d’abord dit « ah non, pas encore un enième témoignage de choses que je connais par cœur pour les vivres régulièrement ».
    Je ne sais pas en revanche comment l’article a ensuite été relayé dans les media.

    Répondre
    • Béren
      29 avril 2016 at 15 h 36 min (2 années ago)

      MissErichard, je crois que nous n’avons pas une opinion très éloignée l’une de l’autre ^^ Ce qui m’a interpelée négativement, c’est bel et bien que ce soit un des rares articles écrit par un homme qui aie été choisi par la « grande presse » pour relayer le sujet, et non celui d’une femme, qui sont pourtant au cœur du sujet. Il s’agit donc bien ici d’une critique des gros médias face au sujet du féministe plus que de l’article d’origine, écrit par cet homme féministe. 🙂

      Répondre
      • jmdesp
        2 mai 2016 at 17 h 44 min (2 années ago)

        Je pense que les médias (et les gens aussi) aiment bien propager des belles histoires et que l’histoire ici était plus belle, plus symbolique si c’est un homme qui s’investit dans une lutte « féministe », là où ce serait « entre guillemet » normal si c’est une femme qui réagit. Dans la version avec une femme, l’homme est un salaud et les femmes se tiennent les coudes face à cela, mais on restera toujours avec le même pourcentage élevé de salauds. Dans la version avec un homme, il y a un salaud et un type qui réagit bien, on peut plus espérer qu’à terme, la proportion de type bien augmente, et que le problème puisse disparaitre.

        Je dis cela en ayant parfaitement conscience qu’il y a grand risque d’un angle clairement sexiste dans le fait que l’histoire soit plus « belle » avec un homme qu’avec une femme.

        Cela dit … il existe aussi des histoires que l’on considère plus belle, plus intéressantes avec des femmes que des hommes. On a par exemple beaucoup parlé des filles enlevés par Boko Haram, pas un mot sur les garçons enlevés aussi, en général condamnés à devenir enfant soldat, ce n’est pas un sort plus enviable que celui des filles.

        Répondre
        • Allan Goemans
          3 mai 2016 at 14 h 01 min (2 années ago)

          Je voulais simplement, au risque de paraître hypocrite puisque je suis né avec des chromosomes XY (on choisit pas hein), que c’est un phénomène de société et d’histoire, à travers les guerres et les âges sombres, les hommes ont tué pillé violé, pas une seule lignée n’est totalement lavée de l’ignominie d’un ancêtre. Je me demande si le passif que nous avons avec le droit des femmes, combiné au machisme général de plusieurs générations et à des siècles de violence, n’auraient pas laissés en nous un reliquat de ces comportements dans nos gênes réveillés par une éducation de différenciation sexuelle volontaire ? Les garçons avec les jouets de guerre, les filles avec la dinette ? Je ne suis pas spécialement pour l’homosexualité, ni spécialement contre, le débat n’est pas là. Mais tout de même… notre société n’aurait elle pas une lacune, des lacunes dans ses fondements mêmes ? Nous devons réécrire l’histoire réinventer notre culture, qu’il soit naturel que tout le monde se lève dans un lieu public lorsque quelqu’un se fait agresser, homme ou femme, que tout le monde ne fasse pas semblant, que tout le monde cesse d’avoir peur, que tout le monde redevienne fier et altruiste.
          Peut-être suis-je idéaliste, mais je vous rejoins lorsque vous pensez que la première chose à changer, ce sont les priorités de diffusion des médias, que ce soit dans les infos, les films, les publicités, tout dans l’image de la France devrait être changé. Pour le bien des femmes, et pour que les hommes cessent de passer pour des connards notoires. Parce qu’en tant qu’homme j’admets avoir envie de frapper tous ces connards qui stigmatisent 50% de la population comme si on était tous dans le même panier, suscitant des réactions de femmes qui regardent tous les hommes avec de la haine dans le regard.
          Je ne suis pas un monstre.
          Je me fiche d’être entendu.
          Et je me fiche d’être relayé.
          Au moins j’aurais dit ce que j’avais sur le cœur.
          Au passage merci pour cet article très bien écrit qui explique un phénomène que je n’ai jamais subi. Il y a des jours où j’aimerais être une femme pour pouvoir me battre sans être pointé du doigt, et d’autres où j’admets qu’être un homme permet de se balader où on veut sans craindre la paranoïa.
          Du côté des salaires et des droits du travail… Sans emploi, n’en recherche pas, un jour je m’isolerai dans la montagne ! Peut être qu’une femme aux mêmes talents que moi pourra prendre une place que je lui aurait volé ? Allez savoir.

          Répondre
          • Béren
            4 mai 2016 at 23 h 34 min (2 années ago)

            Alan, il est triste de voir que vous pensez que les femmes se battent pour taper sur les hommes, quand elles ne se battent que pour obtenir le même respect que tout le monde. Chaque petit geste en ce sens, fait par des hommes ou des femmes, fait she les choses peuvent s’améliorer. Merci de votre témoignage.

  5. Amy
    29 avril 2016 at 16 h 31 min (2 années ago)

    Je ne pense pas que l’article ait été autant relayé parce que c’est un homme qui l’a écrit, ni même à cause de l’expérience qu’il a vécu mais parce que cet article montre comment agir sans violence et sans réel risque ni pour la victime ni pour la personne qui intervient. C’est ce qui est le plus dur, trouver la manière qui ne mette pas en danger autrui. Je ne sais pas s’il y a beaucoup d’articles sur le web qui apportent un début de solution au problème; malheureusement j’ai l’impression qu’il y a plus de témoignages qu’autre chose et oui c’est une vérité que les médias ne les relaient plus…

    Répondre
    • Béren
      2 mai 2016 at 10 h 06 min (2 années ago)

      Il y a des articles qui apportent des solutions, comme le projet crocodile, entre autres (écrit par une collaboration hommes / femmes, donc pas de polémique là dessus 🙂 ) Je te donne le lien, au cas où ça t’intéresse :
      http://projetcrocodiles.tumblr.com/post/78830110539/le-site-hollaback-clic-avec-sa-page-comment

      Et sinon, je pense que le souci est plus « insidieux », cet article n’a pas été relayé « parce que » il a été écrit par un homme, mais c’est un fait, probablement parce que les médias et la société sont plus sensibles à la paroles d’un homme, je pense même que ces relais se font sans conscience de ça. Inconsciemment, on écoute plus un homme que des centaines de femmes (comme pour l’affaire d’Angoulême en début d’année, je t’invite à lire l’article de Diglee dont j’ai mis le lien dans l’article), et c’est ça que je ne trouve pas normal. C’est pour cela qu’il est important d’en parler et de faire évoluer les mentalités.

      Répondre
      • Kenzi
        2 mai 2016 at 16 h 47 min (2 années ago)

        Et bien.. Je me sens assez idiote, mais j’ai apprécié l’article, même vraiment beaucoup, et c’est en lisant les commentaires que j’ai comprit que c’était un homme. Et ça ne m’avait rien fait. Je ne fais jamais de différence, quelle qu’elle soit, vis à vis des genres, et je vois trop de gens en faire.. Qu’on soit un homme, femme, non-binaire (ce que je suis, c’est pour cela que j’alterne entre le m et le f en parlant de moi) on est absolument tous différents. Je ne compte pas les femmes de mon entourage qui pense que « les hommes ne peuvent pas se contrôler, ils ont ‘un truc en plus’, c’est aux femmes de se contrôler, faut s’y faire.. » avec le sourire.

        C’est vrai. Une femme qui a du désir ? Mais non,enfin ! Il faut arrêter de mentir : les femmes ne défèquent pas, n’ont pas leurs règles, n’ont rien ! C’est à elles d’être matures, enfin ! Et puis, un homme aura TOUJOURS envie, évidemment.. C’est pour ça qu’aucun homme ne se plaint d’aggression ou viol. Pas à cause d’une société qui les oppresse, noon, ils aiment TOUJOURS ça, après tout. Oh, et tous les hommes sont sexués, évidement ! -pauvres hommes asexués ou semi-sexués (? Je connais les termes anglais, pas français, il se peut que je me trompe) que je plains réellement de tout mon coeur.

        Plus sérieusement, je ne sais pas si c’est à cause du genre de l’auteur que l’artiste a tant été apprécié. J’ai trouvé le récit bien raconté, réellement. Et comme dit plus haut, c’est à cause de la signature et des commentaires que j’ai comprit que c’était un homme. Après c’est vrai, y’a l’image du « héro » qui ressort car justement il n’a pas de vagin mais comprend qu’une aggression c’est mal alors qu’au contraire, je retiens plus particulièrement tous les voisins de métros qui ne font strictement rien, mais bon. :/

        Répondre
        • Lana
          3 mai 2016 at 1 h 30 min (2 années ago)

          Juste pour te répondre rapidement sur un point : IL existe effectivement des tas d’articles de ce type écrits par des femmes. Moi qui suis tout à fait en alerte sur le sujet, je partage tous les jours des récits de sauvetage comme celui-ci, par des femmes le plus souvent, avec cette même technique le plus souvent, et tout aussi bien écrits (parfois même mieux et encore plus heroisant). Ce ne sont pas les articles par des femmes qui manquent, ils existent depuis plus longtemps et en plus grand nombre. Cet article en particulier, qui plus est n’est vraiment pas le meilleur que j’ai pu lire au niveau « je vous transmets la technique », a été choisi, que ce soit consciemment ou non, par les grands médias, parmi une foule d’autres articles à peu près identiques, pour le seul critère qu’il s’agit de celui d’un homme.

          Répondre
        • Béren
          4 mai 2016 at 23 h 39 min (2 années ago)

          Kenzi, merci pour votre témoignage. L’article de Vincent Lahouze est très bien et offre un point de vue intéressant. Ce que je déplore ici, c’est l’inconscient avec lequel le collectif va plus facilement relayer en masse l’article d’un homme plutôt que celui d’une femme. D’où le parallèle avec l’affaire du grand prix d’Angoulême du début de l’année…

          Répondre
  6. suzy
    1 mai 2016 at 18 h 26 min (2 années ago)

    Oui, je suis d’accord, c’est quand même assez dérangeant que les gens aient besoin d’un héros masculin pour se sentir touchés et concernés au point de partager cette histoire de femmes harcelées.

    Mais en même temps, est-ce que l’on ne fonctionne pas comme ça pour pleins d’autres choses ? Pourquoi, quand on parle de ségrégation dans un roman, un film, c’est très souvent à travers le prisme d’un personnage blanc, qui prend conscience de l’horreur de la situation subie au quotidien par d’autres humains (noirs), et se met à défendre leur cause.

    La couleur des sentiments par exemple. Super livre. Une jeune femme blanche qui vient donner la parole aux nourrices noires qui l’ont élevées et élèveront ses enfants, parce qu’elle n’est pas aussi raciste que la société dans laquelle elle vit et donc capable de traiter les gens comme des êtres humains. C’est une héroine. Et il est plus facile pour moi qui ne suis pas une femme noire du sud des états unis pendant la ségrégation, de m’identifier à sa prise de conscience, que de m’identifier aux personnes qu’elle aide.

    Je ne dis pas que c’est normal hein, cet espèce de schéma de pensée qui fait qu’on se persuade que pour raconter une bonne histoire, qui fasse réagir les lecteurs/spectateurs, il faut forcément un héros en dehors de la catégorie des persécutés, un héros « innocent » du crime dont on accuse les victimes. Mais je dis que c’est un mode de narration très très courant. Qui a ses qualités (faciliter l’identification), et ses défauts (enfin merde! Pourquoi on a besoin de ça pour s’identifier !)

    Répondre
    • Béren
      2 mai 2016 at 10 h 09 min (2 années ago)

      Suzy oui, tu dois avoir raison, et en cela l’article de base « je vais te baiser » peut sans doute toucher pas mal d’hommes (comme je l’ai d’ailleurs écrit dans mon article) et c’est tant mieux !

      Oui, l’identification est une porte d’entrée pour certains, mais les points de vues doivent être multipliés, car un « témoin » ne pourra jamais connaitre vraiment le mal dont il parle.

      Ton exemple est excellent puisqu’il existe un autre film qui n’est pas raconté par un témoin et donc offre un point de vue « de l’intérieur », c’est « La Couleur pourpre », qui est juste extraordinaire, même s’il développe bien d’autres sujets encore que la ségrégation.
      Personnellement, je préfère ce genre de point de vue, plus honnête, moins dans la figure du héro, effectivement.

      Répondre
  7. agathe
    2 mai 2016 at 10 h 34 min (2 années ago)

    J’ai déjà tenté de demander à toutes les femmes présentes. une gourde caricaturale a dit « hooo ça va c’est des compliments gentils, moi j’aime bien, hihi ». J’imagine que c’était pour paraître relax et sexy devant les autres. Les hommes n’ont pas le monopole de la connerie.
    Evidemment, UNE femme pareille ruine le témoignage de vingt, de cent autres. Les gars présents à ce moment ont retenu son attitude à elle, qui était pourtant l’exception, de façon très claire. Je ne crois pas que ce soit une question de genre mais de croyance collective profondément ancrée.

    Répondre
    • Seipas
      2 mai 2016 at 17 h 27 min (2 années ago)

      C’était peut-être aussi une manière pour elle de se mentir à elle-même, de minimiser le ou les incidents pour ne pas trop y penser et ne pas les revivre ?

      (je ne fais que supposer, et au cas où ça aurait une importance je suis un homme)

      Répondre
  8. strohmian
    2 mai 2016 at 11 h 07 min (2 années ago)

    J’ai aussi l’impression que cet article a été très relayé parce qu’il a un effet rassurant. Qu’on le partage pour dire, en gros « not all men ». Que les garçons sont pas tous méchants. Je ne sais pas si c’est le cas ou non, mais c’est mon impression.

    Répondre
    • Lana
      3 mai 2016 at 1 h 38 min (2 années ago)

      Est-ce que c’est pas le problème justement ? Ce besoin permanent, lorsque l’on parle de la souffrance des femmes*, lorsque l’on cherche des solutions à cette souffrance, ce besoin d’en revenir toujours aux hommes, à leur regard sur la situation, à prendre des pincettes pour évoquer le sujet des femmes* pour ne pas blesser les hommes présents ? Est-ce que c’est normal de devoir sans cesse s’excuser auprès des hommes d’évoquer nos problemes ?

      Je pense qu’il paraîtra absurde d’aller voir un employé exploité aux prud’hommes et de lui rabâcher en continu que tous les patrons ne sont pas comme ça, que c’est quelqu’un qui a de l’argent qui va le juger, qu’il ne faut pas qu’il accuse le patronnât parce que, quand même, c’est pas trop la faute du patronnât si il y a quelques vilains patrons…

      Répondre
  9. Diglee
    2 mai 2016 at 11 h 08 min (2 années ago)

    Chui bien d’accord…

    Je n’ai pas compris l’engouement médiatique INCROYABLE autour de ce que je trouve
    1) normal
    2) source de post de blog par milliers depuis deux ans.

    La réaction de cet homme, entendons nous bien, est louable: trop peu de gens réagissent, et trop peu d’hommes, parce qu’ils n’en sont pas la cible, et on peu le comprendre, y sont moins attentifs.
    Mais qu’on en fasse des CAISSES, alors que, bon, en fait il a juste fait ce qui me semble normal: intervenir quand quelqu’un à côté de lui semble en danger.

    C’est exactement comme avec Angoulême, cette année: des CENTAINES de femmes auteures ont crié au sexisme (notamment celles du collectif des créatrices de bande dessinée contre le sexisme), pendant 48h sans que cela s’ébruite nulle part, ans que le festival ne bouge un orteil.
    Mais dès que Riad Sattouf en a parlé sur Twitter: c’était la bombe médiatique.

    Encore une fois, la solidarité exprimée par Riad était louable, et j’en ai été très touchée, en tant qu’auteure.

    Mais c’e qui m’a rendue malade c’est que la voix d’UN SEUL homme a pesé plus lourd que celles de centaines de femmes, pour les médias.

    Y’a encore du boulot…

    Répondre
    • Béren
      2 mai 2016 at 15 h 41 min (2 années ago)

      Merci de venir réagir ici Diglee, ça fait juste super plaisir !! J’ai bien entendu tout de suite pensé à l’affaire d’Angoulême, c’était vraiment le même genre de situation. Malheureusement, beaucoup de monde croit encore que ce que l’on critique ce sont les hommes qui aident et relaient les opinions féministes, alors que ce que nous critiquons, c’est bien ce sentiment inconscient d’écouter plus l’opinion des hommes que celle des femmes. c’est rageant au quotidien.

      Répondre
  10. Diglee
    2 mai 2016 at 11 h 09 min (2 années ago)

    (plein de fautes, pas relue, sorry)

    Répondre
  11. Nordine MAAZOUZI
    2 mai 2016 at 12 h 39 min (2 années ago)

    Merci pour ce texte.
    Il vous faut beaucoup de travail. Je suis féministe, et pourtant combien d’erreurs je commets sans en être concient.

    J’aime ce passage:: une femme qui parle de harcèlement,…. C’est une femme qui alerte, car seules les femmes peuvent le faire. C’est une femme qui évoque simplement sa réalité, en tant que femme dans notre société.

    Répondre
  12. Nusse
    2 mai 2016 at 12 h 58 min (2 années ago)

    Je suis aussi un simple mec, j’ai 46 ans mais ça fait maintenant environ deux ans que j’ai commencé à me rendre compte de ce que subissaient les femmes. Je reconnais qu’au premier abord j’avais du mal à y croire et puis, en partie grace au blog sur les crocodiles (fait par un mec!) j’ai commencé à entrevoir ce qui se passe vraiment. Je ne pourrais jamais comprendre ce que vivent les femmes au quotidien. J’espère sincèrement que vos posts aideront à faire rentrer un peu d’humanité dans ce monde.

    Répondre
  13. Nordine MAAZOUZI
    2 mai 2016 at 13 h 01 min (2 années ago)

    J’apporterai ici mon témoignage en espérant qu’il soit utile pour des actions. Nous les mecs généralement quand on s’assoit depuis notre enfance nos genoux sont éloignés, personne ne nous demande de fermer les jambes contrairement aux filles qui doivent fermer les jambes pour empêcher les regards….
    De ce fait quand je m’assois partout je me rends pas compte de ce que je fais. Quand nous sommes en taxi (au Maroc c’est 4 personnes en arrière) ou au métro en France par exemple, les mecs s’assoient jambes écartées sans être conscient d’envahir l’espace minimum de la dama à côté.
    Ce n’est qu’en discutant avec des filles qui veulent en parler que certains d’entre nous les mecs prennent conciencie.
    Depuis quand je suis assis à côté d’une fille je serre mes jambe pour lui laisser sa part de cet espace en commun.
    Mais faut vraiment communiquer sur les milliers de détails avec tout le monde, et à commencer par nous hommes feministes.

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  14. Egalimère
    2 mai 2016 at 13 h 21 min (2 années ago)

    L’article auquel vous faites allusion m’a également dérangée. Je ne savais pas vraiment pourquoi. J’ai douté de la véracité de ces propos mais je me disais que cet article avait le mérite de rappeler les conseils lus sur le site « Paye ta Schneck »… Et puis, je découvre votre article que je vais m’empresser de partager. Voilà, c’est ça, vous avez mis le doigt dessus. Cet homme est un héros, il a « osé » intervenir face à une agression sexuelle dans le métro. Cet homme n’en est pas à son premier « buzz », rappelez-vous de sa publication qui commence par « aujourd’hui je vais mettre un short ». Pourquoi les paroles d’un homme ont plus de poids que ceux d’une femme lorsqu’il s’agit de parler de sexisme ? Voilà, j’espère que votre article va faire le tour du web et être partagé parce qu’il exprime ce que nous sommes nombreuses à ressentir.
    Merci pour ce billet.

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    • Béren
      12 mai 2016 at 21 h 57 min (2 années ago)

      Egalimère merci pour votre commentaire. J’ai mis trop de temps à répondre à tous ces commentaires et entretemps cet article a fait le tour du net, en partie grâce à vous (vous l’avez partagé). Il a parfois été mal compris, mais je suis contente de voir à quel point il a fait écho dans l’esprit de nombreuses femmes et qu’il aie pu permettre de se rendre compte de nos pensées inconscientes vis à vis de l’avis des hommes par rapport à celui des femmes (on peut aussi parler du mansplaining).

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  15. Nico
    2 mai 2016 at 13 h 56 min (2 années ago)

    Super article, bravo.

    On est pas mal de mecs à avoir ce dilemme – non résolu pour ma part : dois-je l’ouvrir pour donner mon opinion, ou est-ce déjà trop ? D’ailleurs, c’est déjà ce que je suis en train de faire, mea culpa, CQFD.

    J’ai bien compris que la première chose que nous avons à faire, c’est de checker NOS privilèges et de NOUS remettre en question en ce qui concerne notre comportement vis-à-vis des femmes, mais y a encore une part de flou sur le comportement que je devrais adopter, un comportement qui ne soit pas un faux-semblant d’honnêteté, mais qui soit réellement utile et actif. Mais je sens bien là aussi poindre l’égo du mâle qui veut se poser en héros ou en sauveur dans la situation. Point facile à démêler tout ça. « Et ça y est, encore un qui ramène tout aux mecs / à lui ». Oui, et je m’en rends compte au moment où j’écris ces lignes. Argh.

    Une citation de Helen Lewis que je trouve excellente : « the comments on any article about feminism justify feminism »

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    • Béren
      12 mai 2016 at 21 h 59 min (2 années ago)

      Les choses ne sont pas aussi compliquées. Il suffit de se demander quelle est la chose bien à faire vis à vis d’une autre personne. Si votre comportement diffère si cette personne est un homme ou une femme, c’est qu’il y a un souci, c’est tout ^^ Après, tout le monde n’aide pas ou ne comprends pas son prochain, nous ne sommes pas tous parfaits, ni tous serviables ou gentils… C’est comme ça.

      Répondre
  16. Travailleuse de nuit
    2 mai 2016 at 13 h 59 min (2 années ago)

    Trop de personnes pensent que les femmes qui marchent seules le soir dans la rue ou prennent les tout derniers métros sont « des inconscientes qui cherchent les emmerdes ». Ben, non, ce sont juste des travailleuses qui sortent du boulot très tard, et qui rentrent chez elles tous les soirs le peur au ventre, qui en général s’habillent comme des sacs pour ne pas « tenter le diable ».
    Pensez-vous que les serveuses qui vous permettent de passer une soirée sympa au restaurant ou les vendeuses dans les magasins, les baby-sitters qui gardent vos gosses, les ouvreuses au théâtre ou au cinéma, sans oublier les artistes qui vous divertissent, ou encore les correctrices et les typotes, les journalistes et les SR qui préparent le journal que vous lirez au petit-déjeuner, les femmes de ménage de vos bureaux, les ouvrières qui en bavent déjà suffisamment comme ça en bossant en horaires décalés, etc, pensez-vous qu’elles sont des salopes qui cherchent le mâââle?
    J’ai trop souvent entendu qu' »elles n’avaient qu’à faire autre chose », est-ce que ceux qui disent ça sont prêts eux à changer de boulot, alors que c’est déjà tellement difficile d’en trouver un puis de le garder?
    Quant à rentrer en taxi, outre le coût prohibitif lorsqu’on gagne une misère… , hélas, nombre de chauffeurs de taxi se comportent comme des prédateurs trop contents de faire payer leur victime.
    Nous sommes suffisamment égales pour travailler de nuit, et parfois obligées de le faire pour pallier la modicité des salaires féminins mais pas assez pour être respectées tant sur le lieu de travail que sur le chemin du retour!

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    • Béren
      12 mai 2016 at 22 h 01 min (2 années ago)

      Travailleuse de nuit, vous soulevez ici un sujet de société important et épineux : certaines villes ont refusé des plans d’urbanisation qui augmenteraient la sécurité notamment de nuit, demandée par des femmes… les décideurs, des hommes, ont convenu que cela n’était pas « d’utilité publique ». Il faudrait que je retrouve cet article. C’était scandaleux.

      Répondre
  17. Sterwenn
    2 mai 2016 at 14 h 40 min (2 années ago)

    La route est longue car n’oublions pas que ce sont majoritairement des femmes qui élèvent ces hommes là …

    Répondre
    • Béren
      12 mai 2016 at 22 h 03 min (2 années ago)

      Et c’est justement pour changer les moeurs et les valeurs à la base que nous nous exprimons et que nous essayons de faire changer les choses 🙂

      Répondre
  18. John
    2 mai 2016 at 15 h 23 min (2 années ago)

    La nouvelle cause des femmes qui s’ennuient. Elles sont devenues tellement stupides depuis qu’on leur a donné l’occasion d’être un peu libre qu’elles en oublient aujourd’hui leur raison d’être. Être des femmes.
    Arrêtez de pleurnicher, et battez vous pour de vrais causes, d’humain à humain, et peut-être alors, que vous obtiendrez le respect tant espéré.

    Répondre
    • Laymore
      2 mai 2016 at 15 h 51 min (2 années ago)

      Bonjour John, je suis un homme, je suis féministe. Dans tes quelques lignes, je lis un condensé de tout ce qui doit disparaître. Déjà cette sorte de « Loi de la Vie » selon laquelle « être un homme » ou « être une femme », doit être codifié de puis la naissance et qu’en sortir c’est être une sorte de paria, de monstre. Qu’est ce que tu peux savoir de ce que c’est que d’être une femme, tu en es une , Non, tu n’en sauras jamais rien. Tu parles d’une condition dont tu ignores tout, comme si tu la maitrisais, c’est ce que font tous les philosophes de bar PMU. C’est aussi ce qu’on t’apprend à être, en tant qu’homme, depuis la naissance : un mâle dominateur qui sait mieux que la femme elle-même ce qui est bon pour elle. Et oui John, comme tous les autres hommes, on t’apprend à être un gros con. Mais tu n’es pas obligé de le rester par contre, tu peux ouvrir les yeux, tu peux désapprendre tous les mensonges qu’on t’a bourré dans le crâne, et devenir un être humain.

      Alors, là, peut être que tu mériteras le respect tant espéré.

      Répondre
      • Mel
        2 mai 2016 at 17 h 02 min (2 années ago)

        je dirais plutôt : un gros couillard. Le Con est un organe magnifique que l’on ne devrait pas déprécier, d’autant plus pour insulter un homme :3

        Répondre
        • John
          2 mai 2016 at 17 h 47 min (2 années ago)

          Je ne suis pas une femme comme tu n’en es pas une. Tu n’as donc pas plus de légitimité que moi pour en juger.
          Tu sors ton masque de justicier pour venir défendre ces princesses en détresse, mais ai-je remis en question la condition de la femme en question ? Si tant est qu’il y en ait une. Je ne crois pas.
          J’aboyais simplement sur ces femmes qui s’enquière d’une idéologie sans fondement, comme un passe-temps de salon de thé, ou de PMU, puisque tu sembles en être adepte.
          Oui, la femme, et l’homme sont codifiés à la naissance, c’est ainsi, un con et un penis.
          Tu as probablement perdu le tiens. D’ailleurs, tu penses sans doute qu’en agissant ainsi, tu pourras peut-être enfin tremper ton pinceau ? Que ne ni.
          Mais la question n’est pas là. Revenons à nos moutonnes (tiens ça leur va bien).
          Je les invite seulement à prendre conscience que leur combat est un passe temps de midinette en mal de sensation, peut-être qu’à cause des hommes dans ton genre, elle s’ennuie et cherche de nouvelles sensations qu’elles ne sont en mesure de trouver face à la féminisation et à l’androgynie latente de notre nouvelle génération.
          Peut-être pourraient-elle se battre pour des valeurs d’être humain, remettre en question les fondements même de la société sans avoir une attitude sexocentrée, bref, réfléchir, creuser, s’interroger, philosopher, plutôt que de pondre des textes ineptes de lionnes ménopausées.

          Répondre
          • Venn
            3 mai 2016 at 18 h 29 min (2 années ago)

            « John », peut-être que « Laymore » n’est pas une femme, mais au moins il essaie de comprendre, c’est déjà un pas en avant.
            Il n’est pas question de « sortir son masque de justicier », je pense que son but n’était pas de jouer les super-héros. Et nous ne sommes pas des « princesses en détresse », il me semble qu’entre 2016 et le Moyen Age, il y a un certain écart, merci. Nous ne voulons pas être flattées, juste prises au sérieux.

            Et, franchement… « une idéologie sans fondement, comme un passe-temps » ? Ici on n’est pas dans de la conversation sans fondement, on se base sur des faits (l’agression d’une femme qui n’avait rien demandé à personne et le fait que c’est immoral, illégal et stupide).
            Il y a un point sur lequel tu as raison : femme et homme sont génétiquement différents. Mais est-ce que ça justifie qu’on veuille fermer leur clapet aux femmes qui revendiquent le respect ?
            « tu penses sans doute qu’en agissant ainsi, tu pourras peut-être enfin tremper ton pinceau », comme c’est subtil, en plus de décrédibiliser les hommes féministes, c’est fin, ça se mange sans fin! Et c’est insultant tant pour la femme que pour l’homme. Bravo, tu es dans l’égalité, pour le coup.
            Le féminisme, un combat de midinette en mal de sensation ? Merci encore de nous décrédibiliser, ça fait toujours plaisir. Tu dirais la même chose pour le combat contre l’homophobie ? Non ? Parce que ça aussi, c’est un problème réel, comme le sexisme envers les femmes.
            « La féminisation et l’androgynie latente de notre nouvelle génération. » Désolée mais c’est un des PIRES arguments contre le mouvement féministe. Comment peut-on dire que le fait de vouloir défendre la cause des femmes est une mode ? C’est comme dire que l’homosexualité est une mode, non, c’est comme ça, on ne choisit pas. Bon, être féministe, on le choisit, mais là encore ce n’est pas une mode, c’est juste qu’on profite d’être au 21è siècle (il me semble ?) dans un pays démocratique (?) pour essayer de se faire entendre.
            Alors, non, il n’est pas question ici de « textes ineptes de lionnes ménopausées » (merci encore pour la comparaison, j’en suis émue jusqu’à la moelle). Il est question de parler de tout ce qui ne va pas, de tout ce qu’il y a à faire pour que les femmes se fassent enfin respecter.
            Et, désolée de te dire ça, mais avec des commentaires comme le tien, on va effectivement avoir du mal. Et ça va engendrer encore plus de « textes de femelles en manque d’attention qui ne savent pas quoi faire d’autre ». Tu ne voudrais pas ça, n’est-ce pas ?

          • Javiera
            6 mai 2016 at 8 h 07 min (2 années ago)

            John comment j’ai ris en regardant votre premier et deuxième commentaires, je dois vous remercier pour cette bonne blague.
            Que savez vous de ce qu’est d' »être femme »?? je vais vous dire quelque chose, pas toutes d’entre nous veulent des enfants, pas toutes d’entre nous adorent la couture ou la mode, ou les poupées et honnêtement « on n’est pas toutes pareilles, pré-déterminées par le fait qu’on est nées avec un vagin ».
            Vous parlez comme si être femme venait naturellement du vagin et des seins, alors qu’il y a une grosse partie qui vient de nos constructions sociales, qu’à mon avis il faut déconstruire par ailleurs (mais je crois que cela pourrait être un débat bien trop complexe pour comprendre au point où vous en êtes)
            Ce que Laymore essai est de se mettre à notre place, car c’est ça qu’est d’être un humain non? essayer de se mettre à la place des autres pour construire quelque chose de mieux ensemble, et je ne crois pas qu’il soit en train de le faire si mal par ailleurs; il ne s’agit pas d’aider des « princesses en détresse » mais de relayer son point de vue, et encore une fois votre réponse dénote le personnage fort machiste que vous semblez être. (Par ailleurs si vous nous traitées de stupides qui gueulent je crains que vos points sont contradictoires :/ )
            Quant à une idéologie sans fondement, croyez-moi il y en a plein, il suffit que vous aillez dans une bibliothèque chercher un peu de la littérature au sujet, je peux vous dire qu’il y a même une perspective féministe dans les études en sécurité critique (aviez vous en entendu parler auparavant? c’est dans le champ d’études en relations internationales et en sécurité – ça a beaucoup des fondements théoriques au cas ou vous n’aviez pas compris mon point)
            « Tu as probablement perdu le tiens. » Encore, les hommes ce n’est pas non plus prédéterminé par leur pénis, et merci dieux pour ça, car s’ils étaient prédéterminés à être tous comme vous je crains que la population mondiale décroîtrait à force des femmes qui préfèrent encore le faire avec un animal qu’avec un être qui les méprise autant…
            « Revenons à nos moutonnes (tiens ça leur va bien) » vous croyez? pourtant je crois avoir bien plus à dire que « baaaa » et je crois que jusqu’à ce point mes arguments ont bien plus de fond que les vôtres, qu’est-ce que ça en fait de vous? (je ne continue pas car je n’ai pas envie de mépriser un animal qui n’a rien à voir avec cette discussion)
            Je ne vais même pas perdre mon temps à discuter votre point sur les « midinettes » et « l’androgynie latente » de notre génération, ça se voit que vous n’avez pas un fond de sociologue ou anthropologue et que vous vous basez sur un rien, pour faire des commentaires complètement bancales. Par ailleurs, croyez moi j’en ai plein de sensations et choses à faire autres qu’un « homme », mais je n’ai pas pu me retenir de répondre à un commentaire si plein de…préconçus illogiques et ridicules
            « Peut-être pourraient-elle se battre pour des valeurs d’être humain, remettre en question les fondements même de la société sans avoir une attitude sexocentrée »
            Ohhh, mais vous oubliez un petit détail sur notre société, elle EST sexocentrée, c’est un des fondements que vous jugez nécessaire questionner; vous vous contredisez.
            Et quant à « creuser, réfléchir, interroger, philosopher », comme je vous avait dit auparavant, on le fait, il suffit d’ouvrir un livre si vous VOULEZ le faire. Les activités dans les blog c’est pour répandre, donner au publique générale une idée de ce qui se passe, rendre ce débat à la sphère publique (endroit dans lequel il devrait être dans un principe de « société démocratique » – je ne vais pas commencer à discuter mon point de vue sur nos actuelles « sociétés démocratiques » avec vous maintenant, c’est hors sujet et encore je ne crois pas que vous soyez en mesure de tenir un débat du genre).
            Bref revenant au sujet, mon point est que ce n’est pas tout ce qui est en train d’être fait, et ce n’est pas le point où vous allez trouver une explication détaillé des théories car ce n’est pas l’endroit pour – allez à la bibliothèque ça vous fera du bien de lire un peu.
            Quant aux « lionnes ménopausées » je dois vous avouer que j’ai bien rigolé, je n’ai que 23 ans et suis encore très loin de la ménopause, mais si vous voulez croire a nos « générations androgynes » et aux « lionnes ménopausées » à vous de voir.

  19. Béren
    2 mai 2016 at 15 h 32 min (2 années ago)

    À tous : les commentaires de ce blog sont modérés. Je le fais pour préserver une ambiance agréable sur ce blog, mais pas pour museler vos opinions. Ainsi, j’ai accepté le charmant com ci dessus (je suis encore en train de rire). N’hésitez pas à y répondre pour exprimer votre opinion ^^

    Répondre
  20. Yasmilady
    2 mai 2016 at 15 h 37 min (2 années ago)

    Merci pour cet article. J’avoue avoir fait partie des gens qui ont relayé l’article. Ce qui m’avait beaucoup plu c’est la méthode que je n’hésiterai pas à employer pour aider une femme en détresse (et je suis une femme et pas de raison que je ne le fasse pas).

    Mais je suis complètement d’accord sur le fait que ça ait été relayé parce qu’écrit par un homme qui s’est posé en héro.

    Répondre
  21. Laura
    2 mai 2016 at 15 h 54 min (2 années ago)

    Bonjour
    J’avais exactement eu la même sensation que toi sans oser l’exprimer… Merci !!!
    Laura ( Lolo Leblog)

    Répondre
  22. Mel
    2 mai 2016 at 16 h 59 min (2 années ago)

    Juste pour témoigner : depuis le collège je me rappelle avoir un (a minima) des remarques à caractères sexistes (je me souviens encore du jour ou j’ai osé enfiler une jupe, à 11 ans, et ou j’ai passé ma journée à essayer d’éviter les mains, je n’ai plus jamais porté de jupe à l’école), de la période ou j’ai travaillé à Paris et ou pas une journée ne passait sans un regard agressif, une remarque infligée sur mon passage ou de l’autre côté de la rue, une insulte ou une intrusion dans mon cercle personnel. J’ai la chance de n’avoir jamais été touchée dans la rue. Je n’ai pas celle de n’avoir jamais été forcée…

    Répondre
  23. Meillier Martine
    2 mai 2016 at 17 h 09 min (2 années ago)

    Bravo !!! rien a ajoutée, ça fait du bien de voir les jeunes femmes bougées. Car rien est gagnée !!!
    Cordialement

    Répondre
  24. Marc
    2 mai 2016 at 17 h 24 min (2 années ago)

    Bonjour
    Je te remercie pour ton article qui m’a alerté. On n’est jamais assez attentif au traces sous-jacentes du machisme (j’utilise un « on » neutre mais je devrais probablement dire nous au masculin, nous les hommes).
    Par ailleurs, pour ma part, je ne me suis aperçu qu’à la fin du témoignage qu’il émanait d’un homme. Rares sont les hommes capables de réflexes astucieusement non-violents de ce type et je trouve bon qu’un tel exemple puisse être largement diffusé. Il eut probablement été préférable que le témoignage provienne de la victime sauvée plutôt que du sauveur mais je t’accorde qu’il n’est malheureusement pas certain que ce beau message eut été autant relayé par les médias.

    Répondre
  25. Cadren
    2 mai 2016 at 19 h 19 min (2 années ago)

    Merci pour ton Article, je suis également consternée de voir chaque jour que les femmes sont rarement écoutées. En tant que féministe-militante dans différents groupes et actions, j’ai souvent eu cet amer constat, notamment quand nos paroles relayaient les réalités sexistes, lesbophobes,biphobes… et je pense que la question de la visibilité des femmes féministes dépend clairement du système éminemment pourvu de la domination masculine. Nous ne sommes pas si nombreuses à contrecarrer cela et même si je pense que l’alternative ne peut venir que du féminisme intersectionnel, il ne faut pas oublier les sororités et la possibilité de combattre en non-mixité. Il est évident que dès lors que nous prenons la parole pour dire clairement les méfaits de cette société, des tas de privilégiés s’empressent bêtement de chercher à nous invisibiliser ou à nous faire taire. Des exemples sont présents également dans les commentaires de ce texte. Je trouve formidable les femmes qui osent témoigner et il faut que cela perdure en plus des réflexions politiques féministes, dont seules les femmes peuvent réellement en développer les analyses, car j’ai la « prétention » de croire qu’un homme ne peut être que pro-féministe et non pas féministe, c’est à dire soutenir les féministes dans leurs luttes, comme pour le racisme. Je suis blanche, je ne peux pas parler à la place d’une personne « racisée » par la société, mais je peux au moins l’a soutenir dans la lutte contre le racisme et d’autant plus lorsqu’il s’agit d’une personne féministe… Si seulement davantage d’hommes blancs comprenaient cela ! Bref, on ne baisse pas les bras et on continue. Bonne continuation dans la lutte et encore merci ! Corine

    Répondre
    • vTtebor
      2 mai 2016 at 22 h 21 min (2 années ago)

      Bonsoir Corine.
      Tu te trompes. Ton discours ne mène qu’à inverser les rapports de force (entre « sexes », « races », etc.).
      Un anti-sexisme ne serait-il pas plus productif ?
      (désolé je fais court, mais j’écris avec mp3 téléphone)

      R.

      Répondre
      • Corine
        16 mai 2016 at 20 h 15 min (2 années ago)

        Salut Ttebor,

        Déjà, j’apprécierai que quand tu me dise être dans selon toi dans l’erreur, tu ne fasses pas « court », justement ! Mon message précédent ne mène pas à inverser les rapports de force, mais à dénoncer le fait réel qu’un homme, blanc, cisgenre, hétéro,bourgeois qui est la norme sociale de tous les privilèges, n’a pas pour autant valeur d’intelligence et de véracité des propos, d’autant plus lorsqu’il parle à la place d’une autre personne que lui. Et le « sexisme inversé », cela n’existe pas, comme le « racisme anti-blanc » d’ailleurs.

        Répondre
        • dragrubis
          17 mai 2016 at 9 h 11 min (2 années ago)

          Si le racisme n’a pas de limite il inclus des « blancs » qui haïssent des non blancs, mais aussi des maghrébins qui haïssent des non maghrébins , des noirs qui haïssent des non noirs etc…

          Les hommes ne se limitent pas dans leur raisons à trouver pour détester l’autre…

          Répondre
          • Corine
            19 mai 2016 at 10 h 57 min (2 années ago)

            Ce dont tu parles pourrait être à la limite de la xenophobie, mais pas du racisme, dont ceux qui en sont atteint se considèrent supérieurs par le simple fait ridicule qu’ils sont de race blanche. Il ne peut donc pas y avoir de racisme inversé. Le racisme a été inventé par les blancs, qui ont de ce fait colonisés, exploités et continuent à le faire dans l’esclavage moderne. Par exemple, pose toi la question de qui sont les personnes majoritaires que l’on emprisonnent ? Après, je ne pense pas que l’on puisse voir de la raison dans le fait de haïr un peuple, une communauté ou un groupe et ce n’est pas le cas des personnes de couleurs, qui cherchent simplement à être enfin reconnus comme égaux aux autres. En inversant le propos, tu crois sans doute te libérer la conscience de ce qui a causé tant de massacres, perpétrés par les personnes blanches et non pas les personnes de couleur, mais envers eux. Il est plus facile de croire qu’il y a de la haine de l’autre côté et c’est un usage tellement courant et même une stratégie gouvernementale, vieille comme le monde. Un exemple: le génocide au Rwanda, avec la division créée par l Etat (avec propagande sur les radios…) des Hutu et des Tutsi, devraient te faire réfléchir à ne plus inverser le problème, du moins je l’espère…

          • dragrubis
            19 mai 2016 at 11 h 18 min (2 années ago)

            J’hésite à répondre, franchement mais bon.
            Je vais commencer par cela :
            http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/racisme/65932

            Donc le racisme inversé n’existe pas, mais le fait que chacun puisse croire son groupe ethnique supérieur reste valide. Les asiatiques entre eux pratique également, japonais versus chinois, chinois versus tibétain… Regarde même les allemands ont cru qu’ils étaient supérieur au reste du monde il y a 70 ans… des blancs contre d’autres blancs…

            Arrêtes de croire le racisme limité aux blancs qui s’en prennent aux noirs, dans la cité* ou j’ai vécu 1 an et demi, les victimes s’était les blancs.

            Le racisme dont tu parles est sans conteste le plus répandu dans notre pays, mais il est loin d’être le seul.

            *Oui j’ai vécu au val d’Argenteuil, le communautarisme pousse certains résident vers le racisme. racisme que tu nomme à tord de racisme inversé

          • Corine
            19 mai 2016 at 12 h 53 min (2 années ago)

            Donc, c’est toi qui prétend qu’il existerait du « racisme inversé », mais c’est moi qui ne doit plus le nommer ? Que crois-tu faire quand tu oses dire que les blancs seraient les victimes dans les cités ??? Tu considères ainsi qu’il y aurait du racisme envers des blancs. Une nouvelle fois, ce concept barbare a été inventé par les blancs, ^pour les blancs ! est-ce que ça te parle davantage là ? Il serait temps de regarder un peu plus loin que dans le larousse, qui donne souvent des définitions très flous. Et ce que tu évoques sur l’histoire, c’est de la xénophobie.

          • Corine
            19 mai 2016 at 12 h 54 min (2 années ago)

            Et en effet, le « racisme inversé » n’existe pas, pour les raisons que j’ai évoqué plus haut et ce dont tu parles, n’est pas non plus du racisme.

          • dragrubis
            19 mai 2016 at 13 h 04 min (2 années ago)

            Bon je déduis au fait que tu nies que tout le monde puisse être raciste que soit tu es limitée, soit tu es obtuse, ou quelque part un peu des deux.

            Bref je coupe les retour mails des commentaires, malheureusement stérile malgré un sujet qui aurait pu être intéressant.

          • Corine
            30 mai 2016 at 0 h 20 min (1 année ago)

            Tu estimes qu’il y aurait, selon toi, un racisme « anti-blanc », alors que tu cite le génocide des Amérindiens et c’est moi qui serait obtus? Pour être plus claire, voici une définition du CNRS  » Ensemble de théories et de croyances qui établissent une hiérarchie entre les races, entre les ethnies.
            − En partic. Doctrine politique fondée sur le droit pour une race (dite pure et supérieure) d’en dominer d’autres, et sur le devoir de soumettre les intérêts des individus à ceux de la race. » Si tu as amalgamé un des phénomènes crucial et tragique de l’histoire, je m’en désole, mais sache qu’Hitler était atteint de folie meurtrière, lorsqu’il a inventé sa « race pure » et a engendré la Shoah, par sa propagande. La « race aryenne » n’a jamais existé ! Sache aussi que cette croyance aux « races » a également engendré des tas d’autres génocides: au Rwanda, en Arménie, au Cambodge, en Ukraine… On parle alors, davantage de xénophobie, lorsqu’il est question d’une haine contre des personnes de nationalité différente. Mais de nouveau, d’où crois-tu que viennent ces différences faites entre les humains, mise à part dans les frontières ? Une nationalité ne te différencie pas d’une autre personne, même si celle-ci vit ailleurs. En tant qu’humain, notre sang à la même couleur, nous avons les mêmes organes vitaux et nous ne nous différencions que par le sexe biologique. Aussi, les seuls peuples ayant eu la croyance d’être des « races supérieures », c’étaient les occidentaux, d’où l’esclavage et le racisme qui perdure encore envers les personnes noires et non pas envers des personnes blanches ! Le racisme désigne clairement une haine perpétrée par des Blancs envers des Noirs et non pas l’inverse. Si tu n’est toujours pas d’accord avec ce que je viens de t’énoncer ci-dessus, je ne peux malheureusement plus rien faire pour toi. C’est en tout les cas évident que je ne peux discuter avec quelqu’un qui s’entête à croire que le racisme serait autant perpétré par les Blancs, que par les Noirs. Renseigne toi plus en amont, avant de dire de telles inepties, stp

          • Corine
            30 mai 2016 at 1 h 49 min (1 année ago)

            En plus, ce n’est même pas toi qui évoquait le génocide des Amérindiens. C’est à désespérer de te trouver des circonstances atténuantes.

  26. Claire Michel de Haas
    2 mai 2016 at 19 h 59 min (2 années ago)

    Merci infiniment! Pour votre travail, votre point de vue qui j’espère ouvrira l’esprit des gens, et pour le temps que vous consacrez à la ’cause’des femmes.

    Répondre
  27. Paksudof
    2 mai 2016 at 20 h 23 min (2 années ago)

    Ainsi, tout est sexisme. Et un homme, vous pensez qu’en 20 ans, il ne se fait pas agresser, non plus? « Viens voir… Donne un cigarette, eh ou tu vas fils de pute ». La violence est partout. Envers tous. Elle peut prendre diverses formes.

    Répondre
    • Lana
      3 mai 2016 at 1 h 46 min (2 années ago)

      Ouh, le pauvre, en 20 ans 🙁 Juste hier, j’y ai eu droit 14 fois en moins de 2h dans la rue. Tu veux qu’on compare ?

      Répondre
  28. Laura
    2 mai 2016 at 20 h 31 min (2 années ago)

    je comprend cette note et le féminisme à ce sujet mais je crois qu’on se trompe de cible en ne visant que les hommes. Pour moi les femmes sont autant responsable que les hommes de cette peur de s’habiller comme on le veux ou rentrer à l’heure qu’on veut. Ce sont bien souvent et malheureusement les premières à vous traiter de p… quand elles jugent votre tenu trop courte ou vos décoleté trop voyant. C’est une éducation globale homme/femme qui est à refaire sur la tolérance en général.

    Répondre
  29. Amy | Foodetcaetera
    2 mai 2016 at 21 h 05 min (2 années ago)

    Excellent article! Effectivement, cette « héroisation » du mâle qui sauve est quelque peu dérangeante, mais au final (et même si je ne cautionne pas forcément) peut être que son récit va en faire réfléchir quelques uns (et j’insiste sur le « un », parce qu’il me semble qu’en tant que femme – forcément concernée à un moment – on réagit plus facilement). Si son article peut permettre au petit gars assis dans le métro de lever son cul de son siège pour aider une victime, je pense qu’on a quand même gagné quelques points!…

    Répondre
  30. Christine
    2 mai 2016 at 22 h 00 min (2 années ago)

    Perso, en lisant l’article j’ai pensé qu’il était écrit par une femme. Je n’ai compris qu’il était écrit par un homme qu’au moment où il a parlé de son numéro de téléphone. J’aurais partagé de la même façon l’article écrit par une femme ou par un homme. Je crois que vous vous trompez de cible.

    Répondre
  31. Bénédicte
    2 mai 2016 at 22 h 21 min (2 années ago)

    2 réflexions de merde rien qu’aujourd’hui : « miam miam tu me plaie… »et le mec comme ce à se jeter sur moi ! Quant 3heuree plus tard un autre « oh celle là je me la prendrai bien tout de suite comme …. ». Non mais c’est quoi cette société de merde où on se laisse insulter, traiter comme un morceau de viande ! Et c’est malheureusement devenu banal et quotidien.

    Répondre
  32. Christophe Albert
    2 mai 2016 at 23 h 22 min (2 années ago)

    Excessif, je trouve, mais bon, on peut attribuer ça à l’exaspération… J’ai trouvé le gars plutôt humble, dans sa façon de relater l’événement. Je ne trouve certainement pas que son récit ait vocation à faire passer son geste comme « héroïque », mais pas du tout. Certains propos me ramènent à une anecdote personnelle : lorsque je suis parti bosser sur Paris, à 40 ans, avec mon éducation et mes habitudes de « bouseux » campagnard, la première fois que j’ai vu devant moi, dans le métro, une femme portant 2 cabas se tenir debout sans que personne ne bouge, je me suis levé spontanément pour offrir ma place : je me suis fait limite insulter… Je continue à m’effacer pour laisser entrer ou sortir une dame quand j’ouvre une porte, sachant que j’ai une chance sur trois d’obtenir un regard ou une réflexion désagréable en retour, et je ne parle pas d’un dépannage ou d’une roue crevée… Promis, si je suis témoin d’une agression sexiste (donc une femme par un homme, forcément, hein), je cours acheter un couteau suisse et je m’arrange pour le faire passer discrètement à la dame, qui pourra de la sorte se libérer sans intervention masculine, donc héroïque. Et, dans le cas où mon intervention s’avérerait toutefois nécessaire, je ferai gaffe à bien fermer ma grande gueule et à n’en surtout parler à personne

    Répondre
  33. Eve-K
    3 mai 2016 at 0 h 14 min (2 années ago)

    Bonjour,

    Je suis tout à fait d’accord avec le fond de votre article mais…
    Je ne lui suis pas du tout à propos de votre point de vue sur le billet de Vincennes Lahouze…

    C’est un auteur brillant qui a écrit de nombreux textes pas toujours très joyeux sur la vie en générale et ses détails en particulier.

    Dans celui que vous évoquez il ne se décrit pas en héro mais au contraire en mec normal qui agit de façon normale face à une situation qui ne l’est pas.

    Il écrit avec des mots de garçon car c’est un garçon. Il y peut rien mais si vous connaissiez sa prose vous verriez qu’il essaye mieux comprendre les femmes et a souvent honte des autres mecs…

    L’engouement n’a rien à voir avec le fait que ce soit « écrit par un mec mais parceque ses mots sont percutants. Et si le fait que l’auteur soit un mec donne envie à des mecs de lire des billets qu’ils auraient ignorés si écrits par une « nana » alors c’est chouette.

    Oui c’est chouette car tout ça est affligeant et qu’importe le moyen pour toucher les consciences, faire bouger les choses ou éclater les barrières si ça fait avancer les mentalités il faut s’en féliciter!!

    Bisous!

    Répondre
  34. KatiaB
    3 mai 2016 at 10 h 16 min (2 années ago)

    Bravo. Je crois que « tout » est dit !
    Le monde d’aujourd’hui ne nous permet plus de vivre sans s’inquiéter pour soi, pour sa famille ou pire pour ses enfants ! Si notre pays réactualiserait sa devise ce serait « Courage, fuyons »

    Répondre
  35. Sha'
    3 mai 2016 at 13 h 48 min (2 années ago)

    EXACTEMENT mon point de vue !
    J’ai tilté en voyant l’article complètement relayé, et les gens le féliciter.
    Mais je, hein ?! Quoi ? Mais, ça devrait être normal, c’est quoi ce délire ? Putain c’est parce que c’est un mec. Putain, non, je suis pas en train de constater ça. Eh mer…

    Et quand des femmes se sauvent entre elles, d’une, elles en font pas tout un foin pour faire la foire au compliment.
    Le mec se pose en sauveur humble, c’est également à vomir.

    On ne sortira donc jamais de l’idée qu’une femme n’a pas son mot à dire (cette vilaine hystérique), mais par contre, le gentil mâle lui a le droit de défendre son jouet contre le vilain harceleur.
    FUCK IT.

    Répondre
    • Venn
      3 mai 2016 at 18 h 37 min (2 années ago)

      Je dois avouer qu’en ayant lu l’article du mec, je n’ai pas été choquée, même contente qu’un mec agisse et s’exprime sur le sujet.
      Du coup, cet article-ci m’a fait tilter.

      Mais au-delà de ça, je ne pense pas non plus que le but du mec était de se faire mousser (enfin je n’ai aucune preuve mais voilà), il a relaté son expérience, ce qui a peut-être permis des prises de conscience, et c’est une bonne chose.

      Mais, évidemment, et c’est là le coeur de cet article (je suppose), ce n’est pas qu’il faut se contenter des quelques bonnes choses et oublier le revers de la médaille. L’argument du « c’est bon déjà qu’on en parle, continuez pas à nous faire chier, contentez-vous de ce que vous avez c’est déjà beaucoup », est lui un argument à vomir. On nous sort le même argument pourri pour plein de trucs, sous prétexte que la situation avance, alors qu’il reste toujours un sale arrière-goût du problème de base (que ce soit racisme, homophobie, handiphobie…)

      Répondre
  36. Céline
    3 mai 2016 at 22 h 27 min (2 années ago)

    Merci pour cet article ! C’est tellement juste !

    Répondre
  37. Guy
    4 mai 2016 at 0 h 59 min (2 années ago)

    Hello, je me permets de mettre un commentaire, même je suis un homme blanc « non-féministe » et que j’ai une formation une formation de juriste et non de sociologue.
    Je n’ai pas lu l’article sur l’agression que ce monsieur a évité dans le métro, du coup je vais peut être faire du hors sujet mais bon, osons.
    Tout d’abord je partage globalement votre avis sur les points suivants:
    – Aider une personne qui se fait agresser devrait être la règle et non l’exception, quelque soit le sexe, l’age ou l’ethnie de la personne, si elle a besoin d’aide on intervient point.
    – C’est assez hypocrite de feindre maintenant de découvrir le problème des harcèlements et agression dans le métro, quiconque a déjà abordé le sujet avec une amie est au courant de ce phénomène.

    Je suis nuancerais toutefois votre propos concernant le fait que le récit ait été diffusé car il avait été écrit par un homme et non par une femme (ou un(e) féministe), en effet:
    1/ A mon humble avis la raison est plutôt que les blogs féministes sont moins « grand public » que le blog d’un(e) artiste et que dès lors un billet poster sur un blog féministe est moins susceptible d’attirer l’attention d’un grand nombre de lecteurs qui le diffuseront à leurs tours.Or c’est sur la quantité de lecteur que repose l’effet du buzz. On pourrait faire une comparaison entre le compte twitter d’un écrivain célèbre (j’utilise le « un » ici comme un déterminant neutre, une sorte de « das » si vous préférez) et celui d’un écrivain débutant, l’écrivain célèbre ayant plus d’abonné son tweet sera vu par plus de personne et sera donc plus relayé, ce qui déclenchera le buzz et l’effet boule de neige.
    2/ Pour compléter mon premier point, je ne pense pas que la différence au nombre de lecteur tienne au fait que le blog soit tenus par une femme ou un homme, mais tout simplement du sujet qu’il traite. Désolé mesdames et messieurs les féministes mais l’idéal féministe joui d’une mauvaise image auprès d’une partie de la population (je ne souhaite pas entrer plus en avant dans les raisons) ce faisant les blogs féministes sont moins glamours que d’autre et les histoires racontés attirent donc moins de vus.
    Toutefois il en serait de même pour tout blog portant sur un sujet « controversé » ou sur lequel une partie de la population a une opinion négative.

    Enfin en conclusion je ne pense pas, que les hommes naissent plus pervers ou avec plus de pulsion que les femmes, mais à un moment de notre vie certains (je refuse d’adopter le certain-e-s qui semble être à la mode désolé 🙂 ) n’apprennent pas à contrôler ces pulsions et sont persuadés que les personnes ne sont que des objets qu’ils peuvent utiliser pour assouvir leurs besoins.
    Je ne pense pas que le passif des hommes ait un énorme impact sur nos prédisposition à commettre une agression sexuelle (sinon les peuples amérindiens seraient de dangereux prédateurs sexuelles vu leur passif ) juste que historiquement il avait plus de femme « objet sexuelle » que d’homme, et que certaines personnes n’ont toujours pas compris que c’est le passé. Et que mince ils seraient les premiers a massacré le type qui ferait ça à leurs mères/sœurs/amies.

    Répondre
    • Corine
      19 mai 2016 at 12 h 28 min (2 années ago)

      Hello Guy, je ne te répondrais pas de manière glamour, mais je vais prendre le temps de répondre à certains de tes propos qui ne diffèrent pas de la norme, malheureusement. D’une part, le langage français n’est pas neutre, bien au contraire. Connais tu « l’arbitraire du signe » ? C’est Saussure qui a inventé cette expression pour exprimer le fait que les mots que l’on emploi créent une réalité, dès lors que l’on les utilise. Ainsi, quand tu nommes un objet, il va avoir la signification que tu lui donnes en le nommant. Le langage français éminemment masculin, ne peut être neutre, à partir du moment où il ne prend en considération qu’à peine 50% de la population. Un parlé neutre serait d’employer le terme « personne », ce que nous sommes tous et toutes, pour conjuguer et nous relier les unes et les autres dans le langage. Ce n’est en rien une mode, mais une possibilité de combattre davantage le sexisme du langage, qui nie les individues. Oui, au cas où tu ne l’aurait pas remarqué, le sexisme se trouve partout, c’est le système social dans lequel nous vivons, mise à part qu’en tant qu’homme tu ne le subie pas, tu en as les privilèges.

      Aussi, comment crois tu participer positivement à la réflexion sur cet article et ses apports, si tu ne t’es même pas donné la peine d’en lire le contenu ?

      Se présenter comme de formation de juriste, c’est sûr que cela a de la valeur dans la norme masculine, alors que la sociologie est moins valorisée, malgré sa plus grande véracité, selon les techniques employées (échantillonnage…) Or, il ne t’ai pas demandé de nous faire ton cv, mais de donner ton point de vue, après lecture ! Sinon, ce n’est que prétention et opportunisme.

      Et descendre les combats féministes par l’écoute de ses représentations stéréotypées et pleine d’amalgames, ce n’est certainement pas bienveillant de ta part.

      Tu te contredis, lorsque par miracle tu commence à dire que les hommes ne seraient pas plus pervers que les femmes. (en fait, on ne peut pas faire de généralité. Par contre, il est clair que les agressions sexistes et sexuelles sont perpétrées par des hommes et non pas par des femmes.)mais que « certains n’apprennent pas à contrôler ces pulsions ». Pourquoi faire un raccourci biologique en parlant de nouveau de « pulsions », comme si il s’agissait d’un animal ?

      Que veux tu dire par « plus de femmes objets sexuels […] c’est le passé » et qu’est-ce que les peuples amérindiens ont à faire là dedans ? Qu’ils aient souffert dans le passé, ça c’est un fait et ce n’est malheureusement pas terminé, vu qu’on ne leur laisse pas l’usage de leurs terres et que l’homme occidental ne cherche toujours qu’à conquérir le monde, en voulant se l’approprier de quelque façon que ce soit, on aurait pu appelé cela, la norme de propriété, tellement celle-ci dénature toute relation humaine !

      Répondre
  38. Béren
    4 mai 2016 at 15 h 14 min (2 années ago)

    Merci à tous pour vos commentaires et critiques constructives. Je ne peux malheureusement pas répondre à tout le monde d’un coup, mais j’espère trouver le temps de le faire bientôt !

    Répondre
  39. dragrubis
    4 mai 2016 at 15 h 52 min (2 années ago)

    Bonjour mesdames, bonjour mesdemoiselles,

    Bon je la pose clairement je suis un homme (immature à 36 ans mais bon passons). J’ai (probablement) déjà harcelé, j’ai aussi été sauveur (et je n’en dirait pas plus) et victime (je suis poilu, petit, obèse depuis toujours et les enfants -mais pas seulement- sont cruels).

    En fait mon point de vue hybride me fait poser pas mal de questions :
    – Où s’arrête la séduction? où commence le harcèlement?
    – Est ce que le harcèlement ne dépend pas aussi de la façon dont le harceleur est perçu?
    – Quand je regarde une femme qui montre ses jambes ((mini-)jupe) en me disant qu’elle n’a pas froid (aux yeux – ce qui est presque de l’admiration de ma part compte tenue de certaines températures), est-ce du harcèlement? Si je le dis à mes collègues avec moi est-ce du harcèlement? Si on en discute ensemble? Si on en rigole ensemble ? Bruyamment (alors qu’à la base on apprécie simplement un choix vestimentaires mais on est cons et bourrés de testostérone…)?
    – Si maintenant l’un de mes collègues est le mec physiquement parfais et attirant? Et que en plus il ne rigole pas avec nous? Voir si il est un peu à l’écart? Qu’il nous dit qu’on est cons (alors qu’on le sait déjà)?
    – Si maintenant ce collègue (attirant donc) vous aborde seul? Et si c’est moi qui vous aborde? Seul?
    – Est ce que le choix vestimentaire de cette femme n’est pas aussi une volonté de sa part d’être regardée?

    Je pause sincèrement ces questions (et d’autre), et je suis presque sûr que les réponses sont différentes pour chacune. Voir même qu’elle dépende, du moment de l’humeur, de la situation…

    Je veux bien m’auto-éduquer (ça serait déjà ça de prit). Après si ca peut répondre aux questions d’autres gars…

    Ensuite une dernière remarque je suis contre le fait que « sauver » une personne soit une norme et pas une exception. La norme devrait être qu’il n’y ai pas d’agression…

    Répondre
    • Corine
      19 mai 2016 at 11 h 16 min (2 années ago)

      Dragubis, il serait temps de réfléchir sérieusement à tes propos, dans lesquels tu exprime énormément de sexisme. Pourquoi ? Parce que d’une part, tu rejettes le problème sur la jeune fille qui s’habille en jupe. Est-ce que cela t’es arrivé, à toi d’être accusé de vouloir séduire de part ton habillement ? Je suppose que non. Dans tes différents posts, tu inverses à chaque fois le problème, qui ne peut l’être, car l’inverse n’est pas vrai. En tant que personne blanche, tu fais partie des privilégiés, tu ne peux alors pas estimer recevoir du racisme. La seule chose qui puisse t’arriver et qui corresponde à tes propos, c’est de recevoir de la haine à titre individuel. Pourquoi ? Parce que tes propos sont méprisants envers les femmes et les personnes de couleur. Que la norme devrait être qu’il n’y ai pas d’agression, c’est sûr que ce serait extraordinaire, mais au cas o^tu ne l’aurai pas remarqué, on ne vit pas dans un monde de bisounours, au contraire ! Les agressions sexistes et / ou racistes sont quotidiennes et se plaindre de ne pas réussir à séduire comparé à un homme qui serait selon toi, plus séduisant est un argument qui nie les évidences et rejette la faute sur les autres. Que ferais-tu si une jeune femme était agressée ? Tu l’a forcerait à l’accompagner une fois le gars parti ? Vu le fait que tu considère qu’au final, cette jeune fille s’habille en jupe pour séduire, le chemin n’est vraiment pas loin, pour que tu dises qu’elle l’aurait bien cherché. Je te rassure (moi ça ne me rassure pas, loin de là !), tu n’est pas le seul à penser de la sorte et le chemin est encore long pour combattre tous ces a priori et stéréotypes, qui nous oppriment chaque jour. Si tu as un minimum de sympathie pour les femmes, cesse de propager de tels propos et renseigne toi davantage sur les bassesses de ce monde. Une dernière chose, tu ne peux pas parler à la place d’une autre personne que toi et c’est malheureusement ce que tu fais en prétendant que cette jeune fille veut séduire en s’habillant en jupe. Qu’est-ce que cela peut te faire à toi ? C’est son corps et non pas le tien. Si tu interprètes une façon de se comporter uniquement par les effets que cela produit sur toi, c’est sûr que tu ne réussira pas à y voir clair, mais de plus tu n’est pas à la place celle-ci, tu ne vis pas ce qu’elle vit…. Stop, merci !

      Répondre
      • dragrubis
        19 mai 2016 at 12 h 21 min (2 années ago)

        Ah la séduction quelle problème y a t’il à vouloir « séduire » son entourage, professionnel, personnel ou autre?

        Si je me pointe en costard, c’est que j’ai en vue de séduire mon client pour qu’il prenne mon produit ou mon patron pour qu’il m’accorde une augmentation. Et oui on parle aussi de séduction dans ces cas là et c’est bien de cette séduction qu’il s’agit la plupart du temps pour n’importe quelle tenue.

        Moi si je me pointe en short on me renvoi chez moi pour que je me ressape donc si, il y a discrimination sur les fringues au masculin, mais pas de la même façon.

        En fait la faute ne me reviens pas et surtout pas à la femme qui porte les fringue mais aux codes de la société qui nous demande telle ou telle tenue (au sens large) pour telle ou telle activité et aux effets de bords que cela apporte.

        Comme je l’ai déjà dit je suis déjà intervenu lors d’une agression, j’ai accompagnée la victime le temps que le nuisible soit hors de vue. Puis j’ai passé mon chemin.

        Pareil, je demande simplement si l’apparence et les manières de l’agresseur ne joue pas dans la perception du harcèlement? Mon grand père à courtiser pendant un an et demi ma grand mère avant d’avoir leur premier rendez vous. passerait peut être pour du harcèlement. Autre temps autres moeurs comme on dit mais si j’essayais de t’aborder dans la rue je pense que tu hurlerais à l’agression bien plus tôt que si George Clooney ou Brad Pitt le faisait…

        Je me prenais en exemple simplement parce que j’ai déjà évoqué mon apparence (que notre société bien-pensante qualifierait donc d’anormale et certain(e) de repoussante), je suis casé merci de t’en préoccuper.

        Cela dit tu ne réponds à aucune question que je pose, tu te contentes de m’agresser, tu n’es pas à ma place et comme tu le dis si bien « tu ne vis pas ce que je vis ». Je pose des questions à un endroit qu’il me parait plus propice qu’avec des femmes que je connais, parce que justement vous êtes ici normalement neutre. Merci cependant de me montrer que mon commentaire n’est pas mort.

        Répondre
        • Corine
          19 mai 2016 at 12 h 42 min (2 années ago)

          D’une part, je ne t’agresse pas, lorsque je répond simplement à tes questions, qui visiblement n’en étaient pas. A partir du moment où ton point de vue s’est au contraire renforcé, en prétendant en plus de futurs actions de ma part, qui ne pourraient effectivement arriver et qui ne m’intéressent pas.

          Il semble que ton point de vue tourne toujours autour de toi même, en évoquant uniquement ce que tu vis, sans prise en compte des réalités beaucoup plus dramatiques que la plupart d’entre nous vivons, en tant que femme. Je ne te permet pas de vouloir amoindrir les agressions sexistes et / ou sexuelles, en faisant usage de tes malheurs personnels,(ne pas réussir à séduire, codes vestimentaires masculins beaucoup moins oppressants, voire la norme et certainement pas en réception du sexisme) comme si ils étaient plus important que ce dont nous sommes sensés parler sur ce post.

          Je te conseille (ce que tu prend pour de l’agression) en te demandant de te renseigner davantage et en arrêtant de croire qu’une femme qui est en jupe, l’est pour séduire. On ne peut pas faire de généralité et surtout dire cela, va dans le sens de ceux qui accusent les femmes d’être agressées et non pas les agresseurs.

          Répondre
        • Corine
          30 mai 2016 at 1 h 39 min (1 année ago)

          Ce que je trouve affolant dans tes propos, c’est que tu relies « séduction » et « agression » ou « harcèlement » et que tu vires dangereusement vers des prénotions racistes. Si je t’ai bien lu, tu n’arrives pas à faire la différence entre les deux, puisque le harcèlement est déjà une forme d’agression. Quel rapport y a t-il avec l’histoire de tes grands-parents ? Ne vois-tu pas qu’aujourd’hui, ce que tu appelles « courtiser », comme le faisait ton grand-père, n’a que peu de liens avec le harcèlement de rue par exemple ? Le fait de se faire suivre dans la rue et dans le moins pire des cas, de se faire insulter parce que l’on cherche à repousser celui qui de fait, harcèles. Connais-tu des femmes qui agissent ainsi ? Moi, je n’en connais aucune ! C’est un exemple d’agression sexiste, très courante malheureusement. Cela ne veut pas dire pour autant que l’on recherche des hommes pour nous protéger d’agresseurs potentiels, ni même que nous penserions qu’un homme en particulier peut être potentiellement agresseur de par son habillement ou son physique. Faire un tel raccourci, c’est non seulement n’entendre et n’écouter que ce que déversent les mass médias, avec tous les stéréotypes genrés, homophobes, racistes…, qui divisent si facilement les gens. En allant plus loin d’ailleurs, si tu fais un peu de recherches, les statistiques te dirons qu’une majorité des agressions sexuelles sont perpétrées par des proches de la victime. Nous ne voulons simplement plus être déconsidérées par le simple fait d’être une femme. Nous devrions avoir autant de droits et de place dans la société, que des hommes, ce qui n’est évidemment pas le cas, encore aujourd’hui, malgré tous nos combats passés et actuels ! Alors, il serait peut être temps de nous soutenir dans les différentes luttes que nous menons, plutôt que de réaffirmer des privilèges, indument pris parce que la société patriarcale vous l’a dicté.

          Répondre
    • Corine
      19 mai 2016 at 11 h 51 min (2 années ago)

      Aussi pour répondre à tes questions:

      Il y a plusieurs sorte de harcèlements (au travail…), si tu le relie à la séduction, tu veux sans doute parler de harcèlement sexuel.

      Donc, la différence est très simple entre séduction et harcèlement sexuel, c’est une question de consentement ! Si tu cherches à séduire une personne, qui elle n’a pas d’attirance, ni d’envie d’être séduites par toi, c’est évidemment du harcèlement, si tu t’entêtes à vouloir la séduire. Quelle expérience de la vie as tu pour ne pas voir cette différence basique ? Crois-tu que le monde tourne autour de ton nombril pour te plaindre avant tout de ne pas réussir à séduire, en faisant un amalgame avec des agressions sexistes, qui peuvent aller jusqu’au viol ? Sais-tu que l’un des derniers hommes masculiniste en date, qui a fait un féminicide dans une école aux Etats Unis, avaient ces mêmes propos, de ne pas réussir à séduire. Il avait ainsi donné cet argument après avoir tué plusieurs femmes qu’ils ne connaissaient pas. Il les a tué juste parce que c’était des femmes. Réfléchis bien avant d’écrire n’importe quoi s’il te plait ! L’auto-éducation pour soutenir les féministes, ce n’est certainement pas d’affirmer dans ces propos les stéréotypes les plus bêtes et basiques qui soient. De nouveau, je te conseille de te renseigner sur des sites internet et blogs féministes, comme celui-ci et de lire des Articles qui expriment les réalités du sexisme ambiant et universel. Après, on pourra en reparler. bon courage !

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