FRENCH DIARY

Le point G (raphique) #2 : Pourquoi les affiches de théâtre sont-elles moches ?

Alors déjà ce n’est pas moi qui me demande pourquoi les affiches de théâtre sont moches, c’est une question que l’on me pose très souvent en tant que graphiste (un peu comme vous demanderiez à votre ami juriste « pourquoi c’est illégal d’utiliser des photos prises sur Google alors qu’elles sont à disposition gratuitement sur internet ? » —si vous n’avez pas la réponse à cette question et que vous pensez que c’est gratuit ET légal, je vous invite vivement à vous renseigner). Et je vais y répondre dans cet article.

Si on me pose souvent cette question, c’est parce que la plupart des affiches croisées à Paris (je me base sur Paris et l’Ile de France car c’est là que je vis, mais je ne doute pas que les autres théâtres suivent les mêmes règles que celles que je vais énoncer plus bas) ressemblent à ça :

affiches de théatre moches

D’ailleurs, je ne peux m’empêcher de vous partager certains visuels créés par Boulet il y a quelques années qui avait justement pris le parti de recréer des affiches de films en mode « affiche de théâtre moche ». C’était vraiment bien vu.

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Ces affiches sont visiblement communément qualifiées de « moches ». Or, pour bien comprendre pourquoi elles ressemblent à ça, il va falloir que je vous explique une notion très importante en communication visuelle : le code graphique. Le code n’est pas un livre, n’est pas écrit et n’est pas explicite. Il s’agit plutôt de la façon dont le graphiste va exprimer visuellement un sujet pour qu’il soit compris très vite du plus grand nombre. Et quand je dis « très vite » j’entends « entre 1 et 3 secondes ».
Pour que le sujet et le thème, et souvent plus de messages encore (la cible, la qualité, par exemple) soient compris du public pendant les 3 petites secondes où il posera les yeux sur une affiche, il faut parler à son inconscient. Il faudra parler à son œil avant de parler à sa raison. Et pour cela, il y a des codes précis, comme, par exemple :

  • des placards jaunes et rouges avec une typo simple et énorme vous dirons « discount » et « bas de gamme »
  • un fond blanc ou noir avec une typo fine à empattements, le plus épuré possible vous dira « luxe » (un code extrêmement compliqué à comprendre pour les clients, qui ont une impression de vide)
  • des visages d’acteur énervés avec une explosion en arrière plan et un titre énorme diront « film d’action ».

Bien entendu, je résume, je ne peux pas vous donner le « truc » en quelques mots lorsqu’il faut plusieurs années d’études et de pratique pour exercer correctement son métier, quel qu’il soit.

Si le graphiste, dont le métier est avant tout d’avoir dix idées à la minute pour exprimer une chose non palpable et facilement interprétable par d’autres, ne faisait pas correctement son travail, on aurait des choses comme ça :

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De même, une affiche simple, en mode « fait à la maison », un peu potache, vous dit « théâtre ». Lorsque vous passez devant un 4×3 dans le métro recouvert d’une dizaine de petites affiches de théâtre, vous ne vous dites pas « oh ! Les affiches d’exposition du Louvre ! » ou « Tiens, quelles sont les réductions Carrefour en ce moment ? » Non. Vous comprenez directement qu’il s’agit d’affiches de théâtre.

Parce que graphiste est un métier, et que nous savons vous envoyer le bon message tout de suite. Nous devons connaitre et savoir utiliser les codes tacites compris par tous. La seconde tâche qui est la notre est de les rendre beaux, afin de créer une émotion chez la personne qui verra notre travail.

Il arrive parfois que ces codes soient transcendés par un artiste de talent grâce à une interprétation novatrice et personnelle. Si le public (le plus grand nombre) adhère, alors ces nouveaux codes seront copiés et recopiés, pour enfin devenir les nouveaux traceurs du genre. C’est aussi comme ça qu’il existe de grandes modes, autant dans le graphisme que dans d’autres courants des arts appliqués (petit rappel des arts appliqués : par exemple le stylisme, l’architecture, l’illustration, le packaging… toute création artistique qui sert dans le quotidien. Si, si, je vous jure, ça sert. Personne n’a envie de s’habiller avec de la toile de jute.)

Prenons justement l’exemple de l’affiche de théâtre : si on revient à la source, nous tombons là dessus :

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vosv1m8cÀ la fin du 19e siècle, les affiches du Théâtre de la Renaissance ressemblaient à ça. Elles sont dessinées par Alfons Mucha. Tout comme les affiches pour les spectacles du Moulin Rouge de Toulouse Lautrec, elles sont désormais aussi célèbres qu’un Van Gogh, et pourtant, à l’origine, c’étaient bel et bien des affiches de publicité culturelles (et encore, pour le Moulin Rouge, vous pouvez comparer ça à de la pub pour une boite de nuit de nos jours. Ça fait toujours plaisir de remettre les choses dans leur contexte).
Comme vous pouvez voir, Mucha était une figure de l’art nouveau, un art qui est désormais célèbre et s’est illustré dans les arts appliqués : architecture, publicités, mobilier public (stations de métro)

Après guerre, un autre mouvement fera fureur dans les arts appliqués : l’art déco. Il a le vent en poupe ces derniers temps grâce à la dernière adaptation cinématographique de Gatsby le Magnifique (par Baz Luhrmann d’après l’œuvre de Fitzgerald). L’art déco est d’autant plus connu qu’il est lié à des œuvres qui sont devenues mondialement connues dans d’autres domaines : difficile de ne pas imaginer Hercule Poirot évoluant dans ce décor, les personnages en quête des grands anciens dans les œuvres de Lovecraft, ou tout simplement toute l’imagerie des années folles gravée dans nos esprits. Il a aussi laissé son empreinte dans le monde de la peinture grâce, entre autres, à l’artiste Tamara de Lempicka.

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Le Chrysler Building, Portrait du Docteur Boucard de Tamara de Lempicka, Affiche des Folies Bergère, Affiche originale de Metropolis

Bref, les modes. Et leurs codes très spécifiques.

Revenons aux codes graphiques tacites. L’exemple le plus simple que je peux vous donner est la littérature : On sait tous comment est fait un livre. Une couverture, un titre, le nom de l’auteur.
Cependant, lorsque vous parcourez une librairie, vous arrêtez-vous à tous les rayons en espérant tomber par hasard sur le livre qui vous plait ? Non. En analysant très rapidement et souvent de manière inconsciente l’aspect de la couverture, vous savez tout de suite si le rayon va vous intéresser ou pas.

Très concrètement : prenez les livres de Grasset. Pas de visuel, de la sobriété, un titre, un nom d’auteur, le logo Grasset. En prenant un de ces livres, vous savez que vous allez acheter une littérature digne d’un Goncourt, avoir le plaisir d’une plume, d’un style d’écrivain. Vous savez que vous ne trouverez ni les mêmes sujets ni la même plume d’auteur au rayon Harlequin© ou Barbara Cartland. Visuel d’un couple passionné, du rose, du violet, une typo à arabesques, ces codes graphiques vous envoient directement un autre message. Celui du roman à l’eau de rose. En moins d’une seconde, vous savez que ce n’est pas dans le rayon Harlequin© que vous trouverez le dernier Frédéric Beigbeder.

Même si la création graphique finale n’est pas heureuse, le graphiste aura tout de même bien fait son travail si vous avez tout de suite compris de quoi il vous parlait. C’est ce que j’évoquais d’ailleurs brièvement dans le dernier point G à propos de l’affiche des 3 mousquetaires.

Ce pré-travail que le graphiste fait pour vous vous permet de vous faciliter la tâche. Vous n’avez pas à chercher. Vous comprenez un maximum d’informations en une seconde. Vous pouvez consacrer votre temps à chercher un auteur dans un petit rayon et pas une librairie entière. Vous pouvez réduire votre recherche en classant les couvertures qui vous plaisent le plus, ce qui fait qu’au final, je doute que vous lisiez plus de 10 résumés au dos de livres lorsque vous cherchez une nouvelle lecture.

Il en est de même pour le théâtre. Nous vous permettons de faire le tri en une seconde. Vous préférez les expositions ? Cette affiche n’est pas pour vous. Vous cherchez une pièce potache ? Vous vous doutez que cette affiche avec un jeu typo sera plutôt du Corneille, vous vous rabattez sur les deux comédiens en gros plans avec leur tête détourée. Vous n’avez pas perdu plus d’une minute pour vous informer sur les spectacles. perplexe

Encore mieux, vous avez des théâtres comme le Théâtre du Rond Point. Ils ont une identité graphique tellement forte avec les illustrations toujours du même auteur et le gabarit d’affiche toujours identique, qu’à la moindre de leurs affiches, on sait tout de suite qu’ils proposent une nouvelle pièce. C’est très intelligent et réussi (et personnellement, je ne trouve pas ça moche du tout).

14636516346298_photo_hd_24725Parfois, certaines affiches sortent du lot en s’approchant de l’affiche de film. Je pense notamment à l’affiche du Syndrôme de l’Écossais. On retrouve vraiment les codes de l’affiche de la comédie chorale américaine. C’est très attractif car on est à la limite du théâtre et du cinéma, ce qui la rend bien plus tout public. Le graphiste a fait simple, mais extrêmement intelligent.

 

Bref, la conclusion est : ne vous attendez pas à voir une œuvre d’art ou quelque chose de vraiment original pour une affiche de théâtre ! Sinon, votre œil ne comprendra tout simplement pas que c’est une affiche de théâtre ! Et personne n’ira voir la pièce. C’est parce que l’on doit parler rapidement à votre œil que les affiches de théâtre sont moches. Et n’oublions pas que certains lieux permettent des créations graphiques vraiment sympas !

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Affiches de Michel Batory, Pierre Jeanneau et Mélissa Allard

C’est en battant le record de répétitions des mots « théâtre » et « œil » dans un seul paragraphe que je vous quitte, en espérant vous avoir insufflé une indulgence toute nouvelle pour les affiche de pièces de théâtre !

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PS : je ne dispose malheureusement pas des crédits pour tous les visuels présents ici. Si vous voyez votre travail et souhaitez être

J’ai reçu une promesse d’embauche

Eh oui, comme quoi la vie apporte son lot de surprise : on m’a proposé un CDD dans une maison d’édition que j’aime beaucoup, et donc j’ai reçu un truc extraordinaire : une promesse d’embauche !
Oui, je vous jure, ça vaut une note de blog.

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Certes le salaire n’est pas mirobolant, mais je n’ai jamais été très bien rémunéré pour mes postes précédents en entreprise… Bon, je ne vous révèlerai pas le montant de ce salaire, surtout parce que vous allez sûrement, comme ma belle sœur l’a déjà fait avec mes anciens salaires, vous moquer de son petit montant, mais à titre personnel je suis vraiment satisfaite.

Ce boulot à commencer en décembre, c’est vraiment un grand pas pour moi. Cela fait 5 ans que je suis freelance, et je n’en fais pas un secret : l’entreprise ne me manque pas du tout. Cette promesse d’embauche matérialise en quelque sorte une angoisse à recommencer la vie en entreprise en décembre. Mais j’ai pu rencontrer l’équipe et ils ont l’air vraiment sympathiques. Et le job est cool, j’ai hâte de commencer. Et ce n’est que pour 5 mois (peut-être un peu plus, vue que c’est un remplacement de congé maternité). Et j’ai hâte de travailler pour cet éditeur.
Bref, j’ai l’impression de débuter un truc (on a toujours de nouvelles choses à apprendre dans chaque job malgré les nombreuses années d’expérience, car chaque entreprise a ses propres process et ses habitudes éditoriales) tout en étant débarrassée de l’angoisse habituelle du nouveau job / nouveaux collègues / nouveau trajet.
Je n’ai pas vu passer les années, mais il est évident que tout ce temps en freelance m’a énormément apporté.

Bien entendu, ça me fait assez bizarre de ne plus pouvoir gérer mon emploi du temps comme je l’entends pendant 5 mois, et d’avoir un trajet fixe, devoir m’inscrire dans une routine (les petits changements du quotidiens sont un des ingrédients qui contribue au bonheur, le trajet pour aller travailler en fait partie).

Enfin voilà, j’ai assez hâte, même si j’avoue que je tarde un peu à envoyer mes papiers nécessaires pour faire suite à la promesse d’embauche, car cela fait tellement longtemps qu’on ne m’en a pas demandé que je ne sais plus où ils sont !! Mon diplôme ? Vraiment ? Il date de 2003 et j’ai déménagé 13 fois depuis !!! Il faut que je remette la main sur tout ça.

Entre décembre et avril, je vais avoir beaucoup de travail, car je ne peux pas abandonner certains projets déjà en cours. J’espère mettre à profit mon temps de trajet pour maintenir des notes régulières sur le blog !

Mon seul vrai regret c’est de ne pas pouvoir voyager pendant cette période, car je n’ai pas arrêté de remettre au lendemain mes visites aux copines tout autour de la France et j’en suis assez triste. Mais c’est une nouvelle expérience qui me réjouit. J’adore quand ma vie prend des tournures inattendues. Je n’aime pas le linéaire, le symétrique, le « tous les jours pareil », et croyez-moi, à 35 ans j’ai donné, je n’ai pas commencé à travailler il y a 5 ans en freelance. J’aime les projets différents, les contacts qui se multiplient, la peur de ne pas y arriver, de boucler les fins de mois, de savoir si j’aurai la chance de travailler sur tel ou tel livre… Je préfère ces questionnements et ces peurs avec plein d’aventures que de ne pas me poser ces questions et que tous les jours se ressemblent plus ou mois. C’est un choix de vie (et absolument pas une critique d’un autre choix de vie, je devance les lecteurs qui prennent parfois l’expression de mes choix comme une critique des leurs, qui son différents. Je n’estime pas que ma manière de faire est la meilleure. J’estime qu’elle est la meilleure pour moi. Les autres font bien ce qu’ils veulent).

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NaNoWriMo : Un mois d’abandon à l’écriture

Aïe ! Nouvelle faille dans le continuum espace-blog. Ce mois de novembre, le dessin n’a pas le vent en poupe car c’est : le mois du NANOWRIMO.

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Qu’est-ce que c’est, le nanowrimo ? Un challenge consistant à écrire un roman, une nouvelle, un récit du sujet de votre choix (fantasy, philosophie, polar, pensées…) de …

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Oui, c’est un sacré challenge ! Il a été mis en place par l’américain Chris Baty (vous pouvez lire son livre « Écrivez un roman en 30 jours ») il y a 17 ans, et des milliers de personnes participent à travers le monde. Il est fixé assez aléatoirement en novembre, sous prétexte que c’est un mois où il ne se passe pas grand chose et donc où on peut prendre du temps ! Bon, on est d’accord qu’on n’est pas tous à la même enseigne, mais je le fais tout de même pour profiter de l’émulation entre « nanoteurs » français (il existe des pages facebook et un forum dédié sur le site nanowrimo). J’ai commencé il y a 10 jours et ai déjà fait une nuit blanche de l’écriture avec eux. Une super expérience créative, sans obligation de qualité, juste pour le plaisir de produire, d’écrire, de se mettre un gigantesque coup de pied au cul.

Avant de rentrer dans les divers conseils autour du nanowrimo, je vais devancer certaines questions : oui je l’ait déjà fait, non je ne vous dirai pas sur quoi j’écris, non, même à toi je ne le dirai pas.

Maintenant, je peux entrer dans les détails :

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C’est le premier conseil à suivre : votre texte est nul ? Aucune importance, vous n’êtes pas là pour le juger mais pour pondre un 1er jet de 50 000 mots. Un premier jet porte bien son nom : il sera retravaillé. Il faut oublier le souci de qualité, les répétitions, les dialogues un peu plats. Tant pis. Ce mois ci, vous donnez l’élan. Il faut LACHER PRISE.

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Ça rejoint un peu le conseil précédent. La relecture met face à la possible médiocrité de votre récit, donc on l’oublie ! La médiocrité s’effacera à la relecture. Le challenge n’est pas « écrire un roman parfait en un mois ». En revanche un premier jet, voilà un objectif atteignable !

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Vous avez peur de la page blanche ? Préparez votre récit en avance : Si vous comptez rejoindre le nano cette année, c’est un peu tard pour ça, mais pour l’année prochaine, ou une aventure en solo d’ici novembre prochain, n’hésitez pas à travailler les principaux nœuds de votre intrigue ou de votre récit en avance. Si cela est nécessaire, bien entendu, et que vous ne vous livrez pas à un recueil de pensées sur le vif.

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(désolée ce dessin est un peu flou..)

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Disponible sur internet notamment sur le site nanowrio.org, il vous permettra d’ajouter du challenge au challenge. Casez les mots proposés dans votre récit, faites lui prendre une tournure inattendue, introduisez un maître espion, un vieux sage, un enfant roux. Le temps de trouver comment les faire apparaitre et comment leur donner une place dans votre histoire, vous aurez déjà écrit 10 000 mots.

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Une nuit blanche ou un week end entièrement consacré à l’écriture vous fera considérablement avancer dans votre récit. Fixez-vous un objectif exceptionnel le temps d’un week-end ou d’une nuit blanche (l’émulation entre nanoteurs si vous avez des nuits blanches organisées près de chez vous est très intéressante. Concentration assurée !). Vous pouvez également participer à des word wars sur le site, dont le but est d’être celui qui écrira le plus de mots en 30 minutes.

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Bon, il faut dire ce qui est : difficile d’arriver à 50 000 mots si on se laisse envahir par son quotidien. Organisez-vous en famille. Si votre conjoint ne vous soutient pas, ce sera difficile, notamment si vous avez des enfants. Faites bien comprendre à votre famille que ce moi-ci, vous écrivez, mais que ça va passer vite ! Vous vivez seul ? Faites un grand ménage avant le nano pour moins voir votre appartement se faire abandonner jour après jour. Dites à vos amis que les sorties tous les soirs, ce sera pas pour ce mois ci. Bref, mettez-vous en condition et faites-vous soutenir ! Évitez de fréquenter les personnes qui se moquent de vous ou qui vous découragent, vous aurez bien le plaisir de les revoir dans un mois !

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Là c’est très optionnel mais c’est un essentiel pour moi : avoir une playlist qui vous accompagne dans votre projet d’écriture. La mienne est sur deezer et dure 6h47. Je l’alimente régulièrement et la met en shuffle pour ne pas m’habituer à l’ordre des pistes. Elle est composée quasi exclusivement de bandes son de films et de jeux vidéo, en accord avec l’ambiance que je recherche pour mon récit. Quel que soit votre support (deezer, spotify, itune), ce peut être un bon booster pour vous mettre dans l’ambiance que vous recherchez, et vous plonger rapidement dans votre récit !

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Écrivez quelque chose qui vous fait kiffer, même si c’est un roman à l’eau de rose. Qui s’en préoccupe ? Et vous serez peut-être la prochaine Barbara Cartland aux millions d’exemplaires vendus ! En tout cas, pas moyen de le savoir si vous n’essayez jamais.

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Vous trouvez ce challenge trop dur, trop long, trop effrayant ? Eleanor Roosevelt disait :

Faites chaque jour qui vous fait peur.

Le nanowrimo vous donne une chose effrayante par jour pendant un mois, et à la fin vous serez FIER, d’avoir accompli quelque chose, de vous êtes confronté à la peur ou tout d moins à la réalisation d’une passion que vous mettez peut-être de côté au quotidien, et si vous n’allez pas au bout des 50 000 mots, vous aurez au moins mis en œuvre des moyens pour atteindre un objectif qui vous tient à cœur, ce qui sera toujours mieux que d’être encore en train de vous dire « ce serait bien que je le fasse ».

Sur ce, je vous laisse pour me rendre à ma deuxième nuit blanche d’écriture !

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PS : je n’avais pas prévu un tel remue ménage politique cette semaine et ne parlerai donc pas de Donald Trump sur ce blog. Il sera toujours bien temps de le faire quand il décidera que le traité de Kyoto est bon à jeter avec l’eau des toilettes.

DIY Stranger Things

Allez, un petit DIY cette semaine, dans la joie et la bonne humeur : on va imprégner l’atmosphère de notre appartement de l’ambiance de Stranger Things (série originale Netflix, pour ceux qui se posent la question).

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Déjà, dans le genre « stranger things », j’ai traversé une faille dans l’espace temps qui m’a fait directement passer du jeudi 20 octobre au… dimanche 30.  Pourtant, je vous jure que le 20 c’était hier. Avant-hier, au pire. Je crois que c’était une « faille de la grosse loose ». Mais je vous invite à le découvrir avec ce petit tuto des familles.

Le matériel à réunir :

  • quelques lampions de toutes les couleurs
  • un vieux drap déchiré
  • de la peinture noire acrylique et un pinceau
  • du scotch marron (il a un vrai nom ce scotch ? Avouez que vous appelez ça aussi du scotch marron) et des ciseaux

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Bon, à la base, j’ai juste voulu créer un décor pour un projet pro, parce que j’ai un métier paaaaassionnant. J’ai utilisé un vieux drap troué car ça n’avait pas trop d’importance qu’il soit neuf.
La procédure est assez simple :

  • Accrochez votre drap au mur à l’aide du scotch marron. Exécuter le travail directement à la verticale vous permettra de bien placer les éléments directement de la façon dont ils seront exposés dans votre salon : contre le mur à la verticale, pour imiter le mur de Winona Ryder dans la série.

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  • Toujours à l’aide du scotch marron, accrochez sommairement votre guirlande lumineuse le long du drap, pour bien positionner chaque lettre de l’alphabet sous chaque ampoule. Vous vous préoccuperez plus tard de tout raccorder au secteur.
  • Dessinez brièvement au pinceau les lettres de l’alphabet sous chaque ampoule, juste pour tracer le dessin des lettres. Puis, retirez les guirlandes lumineuses pour ne pas la salir lorsque vous passerez la grosse couche de peinture.
  • Enfin, allez-y de la bonne couche de peinture noire sur votre alphabet, qu’on puisse le voir de loin, en entrant dans votre salon / chambre / appartement / studio. Laissez sécher.

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  • Quand tout est sec, vous pouvez décrocher le drap…

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pour le redécouper…

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proprement.

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DONC VOILÀ ! maintenant j’ai un super décor pour mon projet ET un horrible Ouija sur le mur de mon appart. Mes voisins doivent penser que je suis LA fille glauque du coin qui appelle les esprits depuis son lit (oui parce que je n’ai pas de rideaux à mes fenêtres, je m’offre en spectacle).

Et si vous avez VRAIMENT eu envie de décorer votre appart à la Stranger Things : grâce à moi vous n’êtes pas le seul à avoir un truc glauque chez vous. Sur ce, je vais accrocher des lampions à mon mur histoire de faire genre « je suis Winona Ryder », vue que l’acrylique est indélébile et que les dissolvants en tout genre dissolvent aussi la peinture blanche du mur ! À plus tard les ptis amis !

52_strangerthings06(le canapé est déplié sur cette photo)

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PS : Vraiment histoire de ne pas me retrouver avec des plaintes : vous ne faites rien de ce que je conseille de faire dans cette note, hein !! Ne refaites pas ça chez vous, les enfants !

Star Wars Cantina : cuisine et expérience capilaire

Un nouveau bébé est arrivé dans la famille ! On l’a fêté mardi soir dans une soirée presse tout à fait sympathique, dont baby est le héro. Bien entendu vous l’aurez compris, je ne viens pas d’accoucher, c’est la famille Gastronogeek qui sort son nouveau livre : Star Wars Cantina, dont nous sommes très très fiers, comme tous les parents ! Oui, il s’agit bien d’un livre de cuisine Star Wars !

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La soirée était donc thématisée star wars, et je me suis fait un petit plaisir en m’offrant les services de 365C, le bar à coiffure parisien dont j’entends parler depuis un bon moment maintenant, pour me faire une coiffure inspirée de la princesse Leia ! Oui, je pourrais vanter les mérites du livre, mais j’ai tellement kiffé le coiffeur que j’ai décidé de dessiner ma coiffure !!!
(Vous reconnaitrez peut-être l’inspiration Empire contre Attaque. Allez, un petit effort).

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Petit kiff capilaire exprimé, petit topo sur le livre : comme pour nos bébés précédents, Gastronogeek et Le Livre des Potions (sortis respectivement en 2014 et 2015, toujours disponibles à la Fnac, pour devancer les questions), Thibaud a créé des recettes inspirées d’univers fictifs. Gros exercice de style sur cette super licence, puisque l’on mange peu dans les différents films de Star Wars.
Nous avons simplement imaginé des plats en fonction de l’écosystème des planètes, le niveau de vie et la culture sur les planètes ou les villes représentées, et il en est sorti 40 recettes d’entrées, plats, desserts et boissons pour tous les niveaux, pour prolonger l’immersion !

Pour la petite info (tout est décidément petit dans ce billet du jour) : Nous serons à Comic con Paris dès demain et jusqu’à dimanche, pour présenter le Star Wars Cantina, le signer, et je serai là aussi pour illustrer (à la demande) le Gastronogeek et le Livre des Potions. Si vous y êtes, passez donc faire un coucou ! Nous serons sur le stand de notre fabuleux éditeur Hachette Heroes, à l’emplacement A112.

Je suis très heureuse d’avoir fait ce petit faire-part à ma manière, avant de retourner bosser sur le prochain bébé 😉

À la prochaine, avec une note plus classique !

Merci, merci, encore merci

Pour tous les retours positifs que j’ai eu suite à mon dernier article. Vous êtes des personnes formidables, et j’avoue que je ne pensais pas toucher autant de monde en exprimant simplement mon expérience sur mon poids et l’image que j’ai eu de moi-même et celle que j’en ai maintenant.
J’avais prévu une tout autre note pour aujourd’hui, mais celle-ci s’est imposée d’elle-même, évidemment, même si je suppose que pas un dixième de la note « Je suis grosse et je m’aime » verrons ce message là. Ce n’est pas grave, l’intention est lancée à l’univers et j’espère que ça donnera la pêche aux autres lectrices et lecteurs qui sont venus ici et se sont sentis concernés.

Vous n’imaginez pas (ou peut-être que si, en fait) à quel point il est incroyablement galvanisant de savoir que non seulement on n’est pas seul, mais en plus on peut toucher d’autres personnes.
Je n’ai pas fini de répondre à tout le monde dans les commentaires (j’espère pouvoir le faire, la dernière fois qu’un de mes articles a touché autant de monde, je n’ai pas pu venir à bout de tous les commentaires…), j’ai eu une semaine vraiment bizarre, en fait, mais je vais le faire au fur et à mesure.

Je suis également heureuse de voir et savoir que vous êtes très nombreuses (nombreux ? Je n’ai pas eu de commentaires masculins) à vous aimer telle que vous êtes, ou bien êtes engagées sur ce chemin. Si vous avez reçu un message positif en lisant mon message, sachez que vous me l’avez bien rendu en m’envoyant autant d’amour et de positif en retour. Je suis vraiment très émue aujourd’hui. C’est grâce à vous.

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Pour celles qui ont toujours du mal à s’aimer à cause de leur corps : j’espère de tout mon cœur que vous y arriverez un jour, le chemin vers l’acceptation peut être long mais il est magnifique et bordé de centaines de petites réussites du quotidien.

J’avais clos mon article par un « aime toi », et aujourd’hui, c’est moi qui vous aime.

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Je suis grosse et je m’aime

Depuis quelques temps, je lis de plus en plus d’articles sur les filles rondes qui s’assument enfin, sur le body positive, sur l’acceptation de soi malgré les kilos, sur les diktats de la maigreur, bref, les articles de plein de femmes, comme moi, qui sont grosses et se trouvent belles quand même.

Alors, je vous préviens direct : moi, je dis « grosse ». Pour toutes les filles qui vont du surpoids à beaucoup plus, parce que merde, je vais pas différencier tout le monde, ou faire comme si le mot « grosse » n’existait pas. Mon amoureux a horreur que j’emploie ce terme, il a peur que je me dévalorise. Mais en fait, pas du tout : au contraire, il m’aide à dire des choses du genre « je suis grosse, je m’aime et je t’emmerde » (pas à mon mari, qui m’aime à la folie comme je suis, plus mince et plus grosse aussi, mais à tous ceux qui me renvoient justement cette image dévalorisée de moi). Donc je pourrais employer les mots « rondes », « plus size », « curvy », qui sont très à la mode, mais si ce n’est pour éviter une répétition, je ne les emploierai pas ici (même si je trouve que « curvy » est un joli mot).

Je vois donc tous ces articles, et ça me renvoie forcément à des choses très personnelles. Je n’ai pas toujours été grosse. C’est même très récent. Je ne suis pas, comme le voudrait le cliché qu’on me renvoie régulièrement à la figure, une goinfre orgiaque sans aucune volonté, merci. Il y a un millier de raisons d’avoir du poids, toutes aussi éloignées les unes les autres de ce cliché encombrant et déplacé.
Pour ma part, j’ai pris du poids suite à un traitement médicamenteux, puis à un régime alimentaire lié à ma maladie (on parle de traitement lourd et de régime qui dure plusieurs mois ici, pas de la guérison d’une grippe), puis, sans doute à cause de ces changements dans ma vie et à mon traitement invasif, j’ai continué, un peu chaque mois, à prendre, régulièrement, sans que ça ne s’arrête plus jamais.

Et oui, je suis aussi gourmande. Je pourrais être devenue parano, m’être affamée quand j’ai commencé à me voir grossir (après les 15 premiers kilos, tout de même), avoir enchainé les régimes, pleuré, essayer de rentrer dans mes fringues trop petites. Mais non, j’aime manger, je suis gourmande (ce qui signifie que j’aime un tas de choses et pas que le gras, les petits amis, on va essayer d’abattre les préjugés), je n’ai aucune envie de me priver pour un peu plus ou un peu moins de hanches ou de seins.

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Mais cela m’a fait réfléchir, beaucoup. Car après une bonne vingtaine de kilos supplémentaires un peu partout sur mon corps, j’ai du refaire connaissance avec moi-même, apprendre à connaitre cette nouvelle silhouette, à ne pas la subir au quotidien, avec les vêtements trop petits, par exemple. Cela m’a aussi fait réfléchir à mon rapport à mon corps, tout au long de ma vie. A l’impact de la société et des diktats de la minceur ou de la maigreur sur moi. A l’impact de ma famille aussi.

Car pendant tout ce temps, alors que j’étais si mal de ne plus pouvoir m’habiller, de tourner entre 3 t-shirt et 1 jean (car pour faciliter les choses, ma prise de poids est arrivée en pleine période de vaches maigres), ma mère continuait à me dire lorsqu’elle me voyait, ou que j’ai commencé à acheter mes vêtements en 40, puis 42 (j’ai arrêté de lui en parler quand je suis allée au delà) :

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C’est ma mère qui m’a fait prendre conscience de tout ce baratin, de toute cette pourriture que j’ai pu avoir dans la tête.
Pourquoi est-ce qu’il fallait songer à perdre du poids ? Je rentrais dans du 40 la première fois qu’elle m’a fait la remarque, et n’étais absolument pas en surpoids. Ma tête s’est remplie d’un courant glacial, comme si elle m’avait jetée, comme si mes kilos faisaient de moi quelqu’un de pas assez bien pour elle.
Avoir du poids était comme devenir un gros mot ambulant, une insulte à la bonne santé, un panneau en 4 par 3 disant « je ne prends plus soin de moi, je ne m’aime plus, je suis une grosse vache ». Et ce, depuis une toute petite taille 40.

Lorsque j’ai enfin pu acheter de nouveaux vêtements à ma taille (j’avais alors atteint un bon 42 et gagnais joyeusement sans m’en rendre compte le 44), que j’ai commencé à réapprendre à me mettre en valeur, à m’habiller en me trouvant belle, et que je lui en ai fait part avec bonheur (« je ne suis enfin plus habillée comme un sac ! Youhouh !!!) J’ai de nouveau entendu « Il faudrait perdre un peu de poids, Bérengère ». Pas un commentaire sur la jolie jupe que je venais de m’acheter.

Depuis quand ça durait ? Et qu’est ce qu’elle savait de la perte de poids, elle, qui est grande et d’une nature maigre ?
J’ai alors repensé à un truc horrible. Quand j’avais 15 ans, 48kg pour 1m60 (je fais désormais 1m62), sportive mais avec un petit ventre qui m’est naturel et n’est jamais parti malgré des années de séances d’abdos, elle m’a dit :

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Si on t’a dit ça à toi aussi, le truc du « si tu fais 1m60 tu dois faire 50kg, si tu fais 1m73, tu dois faire 63 kg, laisse moi te confirmer : c’est du

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Le poids de forme ne se trouve pas comme ça et il est très dépendant de la morphologie de la personne. Il est d’ailleurs toujours plus élevé que PILE ta taille en centimètres moins 110.
J’avais 15 ans, putain. Je faisais un 85B et j’avais rien dans les hanches. Sérieusement, COMMENT j’aurais pu ne pas dépasser 50kg ? J’ai même continué à grandir (Bon, ok, j’ai pris 2 cm).

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Bien entendu, j’ai caché à ma mère ma prise de poids jusqu’à 50kg, puis 52 à mes 18 ans, puis 54 à mes 20 ans. Et je les vivais comme une honte de la fille qui ne savait pas gérer son poids.
Avec le recul, il est évident que tous ces kilos n’étaient que la nature qui s’était logée dans mon cul, dans mes seins, mes hanches, parce qu’il se trouve que je ne suis absolument pas foutue comme ma mère. Je suis PULPEUSE.

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Lorsque j’ai travaillé, je suis arrivée dans un bureau rempli de filles au régime. Elles étaient belles, intelligentes, compétentes, sympas, et au régime. Je me suis dit « avec mes 56kg, j’ai du poids à perdre. Je dois retrouver mes 52kg de mes 18 ans, j’étais bien ». J’avais 23 ans et j’avais les mêmes mensurations que Scarlett Johanson à la même époque (mais ça ne m’a pas arrêtée). Lorsque j’ai dit à mes parents que je suivais un régime (pas bien invasif, un weight watchers), ils ne m’ont pas dit « pourquoi ? » ou « ça sert à rien ». Ils m’ont dit « tu devrais faire attention, les régimes comme ça, ça a souvent un effet yoyo ». Je suis assez persuadée que j’ai du sortir ce genre de conneries à d’autres personnes aussi. Bien sûr, oui, il y a l’effet yoyo. Mais à quel moment tu envoies le message que NON, ta fille n’a pas besoin de régime ?

Le pire, c’est que pendant les années qui ont suivi, à chaque fois que je prenais un kilo, tout mon entourage me disait « Oh, tu es bien en ce moment, tu as perdu du poids, non ? » Eux aussi étaient persuadés qu’on valait plus avec moins de poids. J’avais bonne mine, j’avais les joues plus roses, il m’arrivait forcément un truc positif. J’avais l’air en BONNE SANTÉ, j’avais FORCÉMENT perdu du poids.
En fait, j’avais pris du poids. Oui j’étais en bonne santé de manger à ma faim et avec plaisir tout ce que je voulais, j’étais en fait plus ronde, plus appétissante, et OUI ça me donnait bonne mine et l’air joyeux et épanoui.
Et ils croyaient TOUS que j’avais perdu du poids parce que dans leur tête c’était ça, le truc positif.

Alors je ne blâme pas celles qui ont fait des régimes, qui en font encore. On a chacun notre propre vision de notre corps et de notre santé. Nous sommes inégaux face au poids, face à la prise et à la perte de poids, face à l’impact qu’il a sur notre santé. Sachez qu’une personne grosse n’est pas nécessairement en mauvaise santé. Donc arrêtez de vous cacher derrière cette excuse lorsque vous nous faites des remarques, merci. La prise de poids n’est pas non plus une preuve de laisser aller. Elle peut aussi être une preuve de bonheur (on connait tous ces couples qui prennent des kilos les premiers mois de leur relation).

J’ai donc pris ce recul sur mon passé, j’ai revu mon entourage m’envoyer continuellement des messages prônant la maigreur, je me revois me lamentant sur mon poids, espérant le perdre, encore et toujours, même quand je n’en avais pas besoin.

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Déjà, c’est pas vrai, j’étais pas grosse. Et puis ce qui était très vrai, c’est que je ne m’aimais pas. Maintenant, de ce point de vue là, ça va beaucoup mieux. Oui je m’aime avec mon gros cul rebondi, avec mes seins qui me gênent lorsque je dors sur le ventre, avec mon ventre gonflé à bloc.

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Même que je m’aime encore mieux. Je veux bien soutenir les copines qui cherchent à perdre du poids, mais elles ne m’entendront jamais dire que « c’est bien ». Je m’en fous de votre cul, de votre poids, de vos gros bras, je vous aime toutes entières comme ça. J’ai aimé mon mari avec ses 110kgs moelleux quand je l’ai rencontré et que j’étais un petit gabarit, je ne l’aime pas moins maintenant et il ne m’aime pas moins non plus. Mon poids ne m’empêche pas de continuer à marcher beaucoup, voyager, créer.

Je ne sais pas pourquoi ma mère continue constamment à me dire de perdre du poids. Pour moi il était évident ces derniers temps que ma maladie, mes problèmes de fatigue et le fait que j’aie été sans domicile fixe (mais pas à la rue, certes) pendant 1 an et demi étaient des soucis autrement plus importants pour moi à régler. Il faut croire que les kilos, c’est trop voyant. Et puis on a toujours été douées pour s’inquiéter de choses très différentes, dans la vie.
C’est vrai que j’en veux à ceux qui m’ont envoyé tous ces messages restrictifs (et j’ai pas parlé de ceux concernant mes poils, je vous ai épargné ça, mais c’était pas triste non plus), maintenant je dois me diriger sur le chemin de l’apaisement et du pardon.

Mais ce sont nos parents, notre famille, notre entourage proche. Ils ont une influence sur nous, qu’ils le veuillent ou non, et que nous le voulions ou non.

Ne laissez pas tous ces gens avoir ce pouvoir sur vous. Aime toi, aime toi et aime toi encore. Eux, ne sauront jamais ce que tu penses, ce que tu vis et ce que tu ressens. Ils n’ont aucun droit sur toi.

Aime toi.

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PS : Bon, comme j’en ai un peu mis dans la tête de ma pauvre maman dans cette note alors qu’elle a rien demandé, la prochaine fois je parlerai de mon père. Et vous verrez, on va bien se marrer.

PPS : Pour ce billet et le précédent, j’ai fait beaucoup de colorisation à la main, pour changer ? Ça vous plait ou vous préférez quand je colorise à l’ordinateur ?

Pourquoi je n’aime plus The Big Bang Theory

Depuis quelques bonnes années maintenant, The Big Bang Theory est vraiment une de mes séries préférées. J’ai énormément ri avec. Je fais partie de ces personnes qui ne rient pas des personnages mais avec eux, dans la mesure où j’ai une grande part de geek en moi, j’aime la pop culture, la science fiction, la fantasy, je joue à des jeux de rôle, bref, j’ai la chance de comprendre de nombreuses références qui passent souvent inaperçues aux oreilles des néophytes.

Ça a été une super surprise, à la sortie de cette série, de voir le soin porté à l’écriture et aux débats menés dans chaque histoire. Il semble que The Big Bang Theory réunisse 3 publics :

  • les geeks
  • les universitaires, les scientifiques, les ingénieurs
  • ceux qui rient aux dépens des personnages

Peu importe dans quel public vous vous situez, vous avez peut-être aussi contribué à son succès.

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Cependant, cette belle histoire entre nous est terminée. J’avoue tout. J’ai senti que quelque chose n’allait pas pendant la saison 9, moins de rires, moins d’enthousiasme. Mais je n’ai vraiment mis le doigt dessus qu’à la saison 10, que j’ai entamée mais jamais terminée (Oui, bon, j’ai franchement tardé à écrire ce billet, surtout pour ceux qui suivent les sorties d’épisodes aux US). Et là, c’est le drame :

The Big bang Theory a perdu son essence, sa substantifique moelle, son mojo, son fantôme dans la machine : elle a perdu sa geekerie. Purement et simplement. Et je pose ça là :

Comment une série sur les geeks sans geekeries peut-elle donc continuer ? Je vous le demande, ma bonne dame !

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Non ? Vous n’avez pas remarqué ? Où sont passés les débats enflammés sur qui de Hulk ou de Superman gagnerait un combat ? Pourquoi Doctor Who vient-il toujours en angleterre au 20e siècle alors qu’il n’est pas sensé croiser sa propre ligne temporelle ? Comment Biff Tannen a-t-il pu rentrer dans son propre futur alors qu’il avait modifié son passé ? (cette dernière question n’a jamais été soulevée dans la série, comme quoi, il restait des choses à dire)

Non. C’est fini. Ciao les geeks.

Dans la saison 9 et encore plus dans la 10, je me suis ennuyée. Il n’y a plus qu’un seul sujet qui traverse les épisodes : les histoires de cœur des personnages. Alors oui, c’est un peu la trame de fond depuis le début, et j’ai adoré l’arrivée d’Amy Farrah Fowler qui a vraiment donné un second souffle à toute la bande. Mais c’était à la saison 5. Un bail. Une éternité.
Depuis 3 saisons, il y a un gros grain de sable dans les rouages. Sincèrement, on s’en fiche un peu de toutes ces histoires relationnelles si on ne retrouve plus ce qui fait l’essence des personnages. Leurs passions, leurs comics, leurs débats manquent vraiment à l’ensemble. Sans cela, ils ne sont que des sous-friends. Des sous-seinfeld.

Comment les scénaristes ont-ils pu perdre de vue leurs personnages ? Peu importe la réponse à cette question, c’est ce qui s’est passé, peut-être pour plaire à un plus large public. Et des histoires d’amour, moi, je préfère les lire dans des livres de Jane Austen.

Donc au revoir, The Big Bang Theory.

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Inktober : le challenge dessin de l’automne

Aujourd’hui, je vais vous parler de inktober. Comme vous l’aurez compris, il s’agit de la contraction de ink (encre) et de october (octobre. Oui, on ne sait jamais !!).
Mais qu’est ce que c’est ma bonne dame ? C’est un challenge pour les dessineux. Il consiste à réaliser un dessin à l’encre par jour pendant tout le mois d’octobre. En noir ou en couleurs. Complexe ou épuré, selon le goût et le style du dessinateur. Le plus difficile est d’en fournir un par jour (pour ceux qui ne le font pas déjà).

Cette année je vais inktober pour la première fois, j’avoue que le challenge m’avait échappé jusque là (probablement à cause d’absence de smartphone et d’instagram, mais je me suis rattrapée depuis). J’ai donc commencé il y a 6 jours.

Histoire de corser un peu le challenge, il faut s’astreindre à un thème de son propre choix, que l’on devra décliner tout le long du mois. Ça peut être absolument tout ce que l’on veut, et j’ai vu passer des thèmes vraiment rigolos (univers de sorcières, animaux fantastiques mignons, allégories) et d’autres beaucoup plus sérieux. Comme le mien. Mais je débute, l’imagination viendra avec le temps.

J’ai longtemps hésité pour le thème et puis, le 1er octobre, devant le fait accompli et dans la panique du premier dessin, j’ai oublié tout ce à quoi j’avais réfléchi et j’ai dessiné ce que j’avais sous la main : une personne assise dans le même café que moi. Cette année, mon thème sera donc : les portraits pris sur le vif, dans la rue.

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Voici les premiers croquis, vous pourrez voir tous les suivants sur instagram tous les jours !
Ma plus grande peur ? Que la personne que je suis en train de dessiner me remarque !

Vous aussi vous relevez le challenge inktober ? Laissez-moi votre lien de blog ou d’instagram dans les commentaires, ce sera un plaisir d’aller regarder toutes vos créations.

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