CRÉATIVITÉ

NaNoWriMo : Un mois d’abandon à l’écriture

Aïe ! Nouvelle faille dans le continuum espace-blog. Ce mois de novembre, le dessin n’a pas le vent en poupe car c’est : le mois du NANOWRIMO.

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Qu’est-ce que c’est, le nanowrimo ? Un challenge consistant à écrire un roman, une nouvelle, un récit du sujet de votre choix (fantasy, philosophie, polar, pensées…) de …

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Oui, c’est un sacré challenge ! Il a été mis en place par l’américain Chris Baty (vous pouvez lire son livre « Écrivez un roman en 30 jours ») il y a 17 ans, et des milliers de personnes participent à travers le monde. Il est fixé assez aléatoirement en novembre, sous prétexte que c’est un mois où il ne se passe pas grand chose et donc où on peut prendre du temps ! Bon, on est d’accord qu’on n’est pas tous à la même enseigne, mais je le fais tout de même pour profiter de l’émulation entre « nanoteurs » français (il existe des pages facebook et un forum dédié sur le site nanowrimo). J’ai commencé il y a 10 jours et ai déjà fait une nuit blanche de l’écriture avec eux. Une super expérience créative, sans obligation de qualité, juste pour le plaisir de produire, d’écrire, de se mettre un gigantesque coup de pied au cul.

Avant de rentrer dans les divers conseils autour du nanowrimo, je vais devancer certaines questions : oui je l’ait déjà fait, non je ne vous dirai pas sur quoi j’écris, non, même à toi je ne le dirai pas.

Maintenant, je peux entrer dans les détails :

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C’est le premier conseil à suivre : votre texte est nul ? Aucune importance, vous n’êtes pas là pour le juger mais pour pondre un 1er jet de 50 000 mots. Un premier jet porte bien son nom : il sera retravaillé. Il faut oublier le souci de qualité, les répétitions, les dialogues un peu plats. Tant pis. Ce mois ci, vous donnez l’élan. Il faut LACHER PRISE.

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Ça rejoint un peu le conseil précédent. La relecture met face à la possible médiocrité de votre récit, donc on l’oublie ! La médiocrité s’effacera à la relecture. Le challenge n’est pas « écrire un roman parfait en un mois ». En revanche un premier jet, voilà un objectif atteignable !

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Vous avez peur de la page blanche ? Préparez votre récit en avance : Si vous comptez rejoindre le nano cette année, c’est un peu tard pour ça, mais pour l’année prochaine, ou une aventure en solo d’ici novembre prochain, n’hésitez pas à travailler les principaux nœuds de votre intrigue ou de votre récit en avance. Si cela est nécessaire, bien entendu, et que vous ne vous livrez pas à un recueil de pensées sur le vif.

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(désolée ce dessin est un peu flou..)

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Disponible sur internet notamment sur le site nanowrio.org, il vous permettra d’ajouter du challenge au challenge. Casez les mots proposés dans votre récit, faites lui prendre une tournure inattendue, introduisez un maître espion, un vieux sage, un enfant roux. Le temps de trouver comment les faire apparaitre et comment leur donner une place dans votre histoire, vous aurez déjà écrit 10 000 mots.

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Une nuit blanche ou un week end entièrement consacré à l’écriture vous fera considérablement avancer dans votre récit. Fixez-vous un objectif exceptionnel le temps d’un week-end ou d’une nuit blanche (l’émulation entre nanoteurs si vous avez des nuits blanches organisées près de chez vous est très intéressante. Concentration assurée !). Vous pouvez également participer à des word wars sur le site, dont le but est d’être celui qui écrira le plus de mots en 30 minutes.

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Bon, il faut dire ce qui est : difficile d’arriver à 50 000 mots si on se laisse envahir par son quotidien. Organisez-vous en famille. Si votre conjoint ne vous soutient pas, ce sera difficile, notamment si vous avez des enfants. Faites bien comprendre à votre famille que ce moi-ci, vous écrivez, mais que ça va passer vite ! Vous vivez seul ? Faites un grand ménage avant le nano pour moins voir votre appartement se faire abandonner jour après jour. Dites à vos amis que les sorties tous les soirs, ce sera pas pour ce mois ci. Bref, mettez-vous en condition et faites-vous soutenir ! Évitez de fréquenter les personnes qui se moquent de vous ou qui vous découragent, vous aurez bien le plaisir de les revoir dans un mois !

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Là c’est très optionnel mais c’est un essentiel pour moi : avoir une playlist qui vous accompagne dans votre projet d’écriture. La mienne est sur deezer et dure 6h47. Je l’alimente régulièrement et la met en shuffle pour ne pas m’habituer à l’ordre des pistes. Elle est composée quasi exclusivement de bandes son de films et de jeux vidéo, en accord avec l’ambiance que je recherche pour mon récit. Quel que soit votre support (deezer, spotify, itune), ce peut être un bon booster pour vous mettre dans l’ambiance que vous recherchez, et vous plonger rapidement dans votre récit !

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Écrivez quelque chose qui vous fait kiffer, même si c’est un roman à l’eau de rose. Qui s’en préoccupe ? Et vous serez peut-être la prochaine Barbara Cartland aux millions d’exemplaires vendus ! En tout cas, pas moyen de le savoir si vous n’essayez jamais.

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Vous trouvez ce challenge trop dur, trop long, trop effrayant ? Eleanor Roosevelt disait :

Faites chaque jour qui vous fait peur.

Le nanowrimo vous donne une chose effrayante par jour pendant un mois, et à la fin vous serez FIER, d’avoir accompli quelque chose, de vous êtes confronté à la peur ou tout d moins à la réalisation d’une passion que vous mettez peut-être de côté au quotidien, et si vous n’allez pas au bout des 50 000 mots, vous aurez au moins mis en œuvre des moyens pour atteindre un objectif qui vous tient à cœur, ce qui sera toujours mieux que d’être encore en train de vous dire « ce serait bien que je le fasse ».

Sur ce, je vous laisse pour me rendre à ma deuxième nuit blanche d’écriture !

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PS : je n’avais pas prévu un tel remue ménage politique cette semaine et ne parlerai donc pas de Donald Trump sur ce blog. Il sera toujours bien temps de le faire quand il décidera que le traité de Kyoto est bon à jeter avec l’eau des toilettes.

Inktober : le challenge dessin de l’automne

Aujourd’hui, je vais vous parler de inktober. Comme vous l’aurez compris, il s’agit de la contraction de ink (encre) et de october (octobre. Oui, on ne sait jamais !!).
Mais qu’est ce que c’est ma bonne dame ? C’est un challenge pour les dessineux. Il consiste à réaliser un dessin à l’encre par jour pendant tout le mois d’octobre. En noir ou en couleurs. Complexe ou épuré, selon le goût et le style du dessinateur. Le plus difficile est d’en fournir un par jour (pour ceux qui ne le font pas déjà).

Cette année je vais inktober pour la première fois, j’avoue que le challenge m’avait échappé jusque là (probablement à cause d’absence de smartphone et d’instagram, mais je me suis rattrapée depuis). J’ai donc commencé il y a 6 jours.

Histoire de corser un peu le challenge, il faut s’astreindre à un thème de son propre choix, que l’on devra décliner tout le long du mois. Ça peut être absolument tout ce que l’on veut, et j’ai vu passer des thèmes vraiment rigolos (univers de sorcières, animaux fantastiques mignons, allégories) et d’autres beaucoup plus sérieux. Comme le mien. Mais je débute, l’imagination viendra avec le temps.

J’ai longtemps hésité pour le thème et puis, le 1er octobre, devant le fait accompli et dans la panique du premier dessin, j’ai oublié tout ce à quoi j’avais réfléchi et j’ai dessiné ce que j’avais sous la main : une personne assise dans le même café que moi. Cette année, mon thème sera donc : les portraits pris sur le vif, dans la rue.

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Voici les premiers croquis, vous pourrez voir tous les suivants sur instagram tous les jours !
Ma plus grande peur ? Que la personne que je suis en train de dessiner me remarque !

Vous aussi vous relevez le challenge inktober ? Laissez-moi votre lien de blog ou d’instagram dans les commentaires, ce sera un plaisir d’aller regarder toutes vos créations.

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Le Point G (raphique) #1

Je voulais depuis un moment commencer un nouveau type de billets qui change un peu de mes dessins habituels.
Je me rends compte qu’avec les années j’accumule pas mal de savoir -faire dans mon métier, et j’aimerais plus en parler ici. Alors pour commencer, je vais faire une petite analyse graphique sur des productions visuelles qui m’ont marquées. Pourquoi certaines choses sont si belles et d’autres ne fonctionnent pas ? J’en parle ici. Chaque semaine une qui m’a beaucoup plus, et une autre pas du tout. Cette semaine, je confronte 2 affichages culturels.


Je commence par les affiches qui m’ont transportées de plaisir cet été : celles pour le Grand Palais. Il a été extrêmement difficile de les trouver sur internet, donc je met les 2 seules que j’ai trouvées.

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Féérique, n’est-ce pas ? Le toit du Grand Palais en points de lumière sur un fond bleu nuit ou rose, j’ai trouvé ça magique.

Il faut dire que, contrairement à l’affiche que je traiterai plus bas, je suis exactement dans la cible : parisienne, cultivée, 25-55 ans, qui aime aller au musée, et qui aime Paris.

Car c’est ce dont nous parle cette série d’affiches : la magie de Paris. Je trouve que ce dessin simple, juste évocateur. Il nous montre en quelques points esquissés le sentiment qu’on ressent lorsqu’on visite Paris la nuit. La tour Eiffel qui scintille, les lumières du pont des arts, et, justement, la lumière sous la coupole du Grand Palais.
C’est ce point de vue féérique qu’a choisit l’agence IP.3 pour nous parler de ce musée. Et je trouve cela extrêmement réussi. Le dessin est simple, mais il est soutenu par une police typographique intelligente, tout en points, et d’un dessin super carré, sans empattements, très moderne, finalement.

Ces éléments nous indiquent 2 choses : ici on parle à la fois du Paris historique, avec la coupole, la ville lumière, tout en lui donnant la touche de modernité nécessaire pour accrocher (également donné par le rose orangé sur la version de cette couleur) et ne pas donner l’impression que le musée est seulement pour les vieux croutons conservés dans autant de formol que les œuvres d’art qu’ils vont visiter (oui, ce genre de cliché a la vie dure).

Il va sans dire que je suis toujours extrêmement sensible aux mises en page sobres. On va à l’essentiel, pas besoin de fioritures. Graphistes en herbe, vous pouvez retenir ça dans un coin (lorsque j’étais étudiante, je découpais les visuels dans les magazines et les collectait dans des cahiers. Maintenant, vous avez pinterest, petits veinards, donc mettez ça sur votre tableau « design graphique »)

J’adore. Merci IP.3 pour cette belle campagne !


Pour la deuxième analyse graphique, on va rigoler un peu avec l’affiche de la comédie musicale Les 3 Mousquetaires.

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Sincèrement, ça a été difficile de ne pas me brûler les yeux sur cette affiche ces dernières semaines tant elle est collée partout dans Paris et tant… elle est moche. Je ne dis pas que le graphiste qui l’a exécuté est nul, au contraire, je pense qu’il a parfaitement répondu à la commande. Mais parfois, en tant que graphiste, on a un peu honte de notre travail, car il faut répondre à des critères qui ne sont pas ceux du beau, mais ceux du marketing. On pleure quelques jours et on passe à un projet plus valorisant pour notre ego, évitant de mettre ce dernier boulot dans notre book (sauf si on y excelle et y éprouve un certain plaisir. J’ai moi-même exécuté ce genre de choses entre le ridicule et le kitsch pendant presque 5 ans, chez mon tout premier employeur. Et j’ai adoré.)

Pourquoi est-ce que je trouve cette affiche ridicule ?

Déjà, parce que c’est le bon mot : ces danseurs avec leurs bras en l’air qui essaient de te faire croire qu’ils sont mousquetaires, ces looks hyper actuels avec du gel dans les cheveux, ces torses totalement glabres, les petits vestons en cuir (surtout celui sans manches, mon préféré)…
Et puis, sérieusement, les chemises grandes ouvertes en plein combat à l’épée ? Si vous aussi vous faites partie de ces gens qui hurlent devant les films « Mais pourquoi toi t’es en côtes de maille et ta copine elle se bat à l’épée en slip et en soutif ??? » Bah oui, quand on risque de mourir d’un coup d’estoc, on se protège, on fait pas tomber la chemise. Et ça, ça m’énerve carrément. Je trouve que ça donne un peu une idée du « niveau » du spectacle, et ce n’est pas très engageant.
Et comme par hasard Milady est rousse (je suppose que c’est ce personnage compte tenu de son importance dans l’histoire par rapport aux autres) et c’est quoi cette immonde coiffure pas du tout d’époque ?
On termine par l’effet brume et le château en fond qui ressemble plus à Versailles qu’au Louvre, et on a complété le tableau.

En dehors de ça, la composition est correcte mais tous ces personnages supperposés les uns aux autres provenant de 9 photos différentes au dessus du logo certes correct aussi mais posé sur une ombre noire dégueulasse, je dis non. C’est marrant, l’ombre portée du logo, je ne l’ai pas vue au premier coup d’œil, mais maintenant que je l’ai, je ne vois plus que ça. C’est un peu crado, non ?

Bref, on a fait pire, mais c’est juste ridicule dans ce que ça raconte (je trouve que ça pourrait être l’affiche d’un film indien).

Ce que cette affiche réussit admirablement : ce n’est qu’une supposition car je ne suis clairement pas dans la cible, mais cette affiche atteint, justement, parfaitement sa cible, et parle de son sujet.
A savoir communiquer sur la comédie musicale, d’une part, en mettant tous ces mousquetaires les bras en l’air, histoire qu’on comprenne bien qu’ils dansent (à moins que ce ne soit pour bien occuper l’espace supérieur et équilibrer la composition ?) au cas où parce que ce n’est écrit nul part qu’il s’agit d’une comédie musicale (j’espère qu’ils nous épargneront le terme d’opéra rock. Cette affiche l’interdit directement. Ça ne sent ni l’opéra, ni le rock ici).
D’autre part, la cible, justement : les beaux gosses (chacun ses goûts), les torses glabres bien exposés pour l’affiche (ça pue la retouche photo), la petite princesse pas trop mise en avant pour pas faire concurrence à la cible, on s’adresse CLAIREMENT à la jeune fille en fleur, qui ne demande qu’à fantasmer sur ces mousquetaire d’opérette (j’aime ce terme pile pour ce sujet !)

Ainsi, cette affiche est moche, mais elle a BESOIN d’être moche (j’exagère, on va dire qu’elle n’est « pas très heureuse »), pour attirer les bonnes personnes en salle. On se retrouve avec la même problématique que pour les affiches de théatre.

D’ailleurs, je devrais faire mon prochain Point G sur ce thème : « Pourquoi les affiches de théatre sont-elles moches ? » C’est une question qu’on me pose souvent, en tant que graphiste. Ça vous dit ?

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Pause café

Aujourd’hui, entre le retard dans mon travail (je bosse sur des projets vraiment super intéressants, j’ai hâte de pouvoir vous en parler) et la fatigue qui s’accumule, je prends le parti de poster un petit dessin de carnet plutôt qu’une anecdote.

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Je me suis demandé toute la journée si je ne posterais pas rien, tout simplement, aujourd’hui, mais la petite voix en moi + la grosse voix de mon mari (c’est pas vrai, il a une voix toute douce), me disent qu’il faut tenir bon et poster 2 fois par semaine comme je me suis promis de le faire.

Ce n’est pas évident, en ce moment, je suis entre deux appartements, les projets se multiplient, et c’est paradoxalement maintenant que j’ai le plus de choses à raconter qu’il est plus difficile pour moi de dégager du temps et de l’énergie.
J’aurais bien besoin de vacances, ce sera peut-être pour bientôt. La pluie et les grèves de train ont repoussé mes projets.

Bref, je papote, mais je dois me remettre au boulot. merci à ceux qui passent par ici de me suivre, n’hésitez pas à me laisser un commentaire, je vous assure que ça aide à ne pas avoir l’impression d’écrire dans le vide !

Bon week end à tous !

Béren

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