Aujourd’hui, non seulement je vais vous parler de bullet journal (bujo de son petit surnom), mais je vais tenter de vous en faire un mode d’emploi, du moins une base pour commencer le votre, comme je l’ai fait pour snapchat il y a quelques mois (et je crois que ça sert à pas mal de monde !)


Pourquoi un bullet journal ?

Pour l’organisation ! On parle ici de l’essence même du bujo, pas des filofax proches d’œuvres d’art que l’on peut voir un peu partout sur internet.
Un bullet journal est fait pour S’OR-GA-NI-SER. Il est donc essentiellement fait pour les gens comme moi : les handicapés du planning, les souffreuteux de la procrastination, les indépendants, les freelances et, pourquoi pas (apportez-moi vos témoignages), les étudiants et autres mamans sur-débordées (et les papas qui font mentir les statistiques).

J’utilise donc le bujo pour tous les aspects de ma vie, qu’ils soient personnels ou professionnels. Pour organiser mes publications bloguesques, mes réseaux sociaux (la partie pro), le ménage, l’administratif. Bref, pour TOUT ce qui requiert de l’organisation.

J’ai commencé le mien au mois d’octobre et ça a CHANGÉ MA VIE. Pas de manière radicale, mais j’ai énormément gagné en sérénité. Et ça, croyez-moi, ça n’a pas de prix. Bien entendu, ça n’a pas réglé miraculeusement mes soucis de procrastination, mais cela m’aide au moins à gérer l’essentiel et à endiguer la masse de problèmes organisationnels que je rencontre au quotidien.

Pour vous donner un aperçu de mon souci, en commençant le bujo, ma to do list (professionnelle + personnelle) s’allongeait à

92 POINTS !

Je triais ces tâches en 3 priorités, mais ma priorité n°1 était constamment submergée, si bien que je ne pouvais même pas jeter un œil aux n°2 et 3.
Le bujo m’a permis de passer à une gestion quotidienne avec une vision à long terme moins omniprésente et donc moins culpabilisante. Désormais, si je fais ma liste complète de choses à faire, elle comporte 52 points. Oui c’est encore beaucoup, mais quel travail accompli !
Mon taux de culpabilité est passé de, disons, 98% à 34% (oui ces chiffres sont TOTALEMENT aléatoires !) Autant dire que côté santé mentale, je m’en sors beaucoup mieux.
D’où vient donc ce nom, bullet journal ?

Des puces (“bullet” en anglais) qui marquent les listes “à faire”. C’est le principe du bujo. Un bullet à cocher, à reporter ou à supprimer.
Bullet Journal : comment ça marche ?

Il y a plusieurs types de pages qui servent à l’organisation, mais globalement on peut diviser le bujo en 3 types de pages :

LES TRACKERS / LES DAYLIES / LES CALENDEX

 

Avant tout : le sommaire
Commencez votre bujo par un sommaire. Numérotez toutes les pages de votre carnet, et, à chaque fois que vous y ajoutez quelque chose, notez-le dans votre sommaire. Il sera la garantie que vous retrouverez toujours ce que vous cherchez. Ce n’est pas grand chose, mais c’est essentiel. Prévoyez au moins 4 pages pour ce sommaire, ça peut vite se remplir ! (Rappel pour les débutants : une feuille comprend deux pages et deux pages en vis à vis appartenant à deux feuilles différentes sont une double page).

BULLET JOURNAL : EXEMPLE DE PAGE SOMMAIRE AVEC REPORT DES FOLIOS

Les calendex
Un grand mot pour dire que c’est ta page de calendriers, quoi.
Ils servent à l’organisation à long terme : en notant vos calendriers à l’avance, cela vous permet de noter les jours où vous êtes pris, ceux où vous souhaitez réserver votre temps. Vous ne prévoyez jamais aussi longtemps à l’avance ? Et les mariages alors ?

En plus des quelques mois à venir, j’en fais un pour chaque mois, détaillé jour à jour en matin / après-midi / soir. J’y note mes impératifs, réunions, sorties, rendez-vous médicaux. Cela me permettra de savoir combien je dispose de temps pour mes daylies (oui, j’explique juste un peu plus bas).

Lorsque j’ai appris à constituer mon bullet journal, j’ai vu qu’on ne divisait cette partie “toute la journée” + matin + après-midi, mais pour moi, la partie “soir”, est super importante. J’y ai des activités, des sorties, des réunions, parfois du boulot. J’ai besoin de cette troisième section alors je l’ai faite. C’est ça le bullet journal : il s’adapte à vos besoin. Ce n’est pas à vous de vous adapter.

Vous pouvez aussi créer votre calendex sur l’année, jour à jour :

BULLET JOURNAL : EXEMPLE DE PAGE CALENDEX POUR PLANNIFIER SUR UN AN

les daylies
La partie to do list du bujo. Comme son nom l’indique (si vous avez un niveau d’anglais 6e + pratique des séries en V.O.), il s’agit de la gestion de vos tâches au jour le jour. Pour ma part, c’est la partie essentielle de mon bullet journal.

BULLET JOURNAL : EXEMPLE DE PAGE DAYLIES AVEC LES TO DO LISTS

Il va vous permettre de faire votre liste quotidienne de choses à faire et de noter ce que vous en faites : si elles sont effectuées, si vous les reportez, si vous les éliminez, etc.
C’est là qu’il va falloir déterminer une des choses les plus importantes pour tenir votre bujo sans vous prendre la tête :

VOTRE CODE

L’idéal est de la noter au début de votre journal pour ne pas l’oublier, mais nous y reviendrons. Par exemple, la mienne ressemble à ça :

EXEMPLE DE CODE POUR LE BULLET JOURNAL

Vous pouvez ajouter d’autres codes selon vos besoins, mais grosso modo vous avez surtout besoin de :

  • à faire
  • fait
  • reporté

J’ai ajouté urgent car malheureusement j’ai souvent des trucs trop procrastinés qui deviennent chaud bouillants (impôts, urssaf, boulot…) Bien entendu, inventez le code qui vous convient le mieux.

Chaque jour où vous en avez besoin, dressez votre liste, puis revenez-y autant que nécessaire pour la consulter ou la cocher ! À la fin de la journée, reportez ce qui n’est pas fait, et ajoutez ces choses à la liste du lendemain si ça s’y prête.
La gestion au jour le jour permet de ne pas se submerger d’informations au long terme qui ne feront qu’encombrer votre esprit. Il permet de rester concentré sur l’essentiel.

Oui, mais si je reporte toujours tout, à quoi ça sert ?

J’ai déjà lu que certaines personnes culpabilisaient de reporter toujours beaucoup de tâches à la fin d’une journée, car elles n’avaient pas fait ce qui était prévu. En ce qui me concerne, cela a eu l’effet inverse. Les daylies me permettent de déculpabiliser : mes premiers daylies étaient très fournis, comme les plannings que j’avais l’habitude de faire pour travailler… générant des retards incessants.

IL VAUT MIEUX REPORTER LES TÂCHES DANS SON BULLET JOURNAL PLUTÔT QU'AGRENDIR INDÉFINIMENT UNE TO DO LIST

Je suis donc passé d’une to do list d’une quinzaine de choses (parfois de petites choses, car je note tout), à des to do list de cinq points. Cela ne s’est pas fait du jour au lendemain.

Les  Trackers
Les trackers sont des pages un peu particulières. Elles permettent de traquer vos habitudes, les choses que vous faites de façon chronique. Cela peut-être vos routines du matin ou du soir, votre miracle morning, vos séances de sport

Le plus simple est de les présenter sous forme de tableau, comme ça :

BULLET JOURNAL : EXEMPLE DE PAGE DE TRACKER AVEC DATES ET ROUTINES

Les trackers sont vraiment super utiles si vous souhaitez prendre de nouvelles habitudes, par exemple. Personnellement, je les utilise essentiellement pour mon blog et pour… mon ménage. Oui, oui.

Côté blog, je trace une colonne par action, en face de chaque idée d’article :

  • écriture
  • dessin
  • couleur
  • scan/photo
  • photo pour instagram
  • mise en ligne
  • publication facebook
  • lien sur twitter
  • publication instagram
  • vidéo snapchat

Cela me permet de commencer plusieurs articles à la fois sans m’emmêler les pinceaux. Je le présente comme ça :

Tracker pour organiser son blog sur son bullet journal : colonne 1 pour les idées, puis une colonne par action à effectuer : dessin, mise en ligne, réseaux sociaux
là je vous met une photo de mon tracker, pas le courage de tout redessiné ! Notez que j’ai beaucoup plus d’idées d’articles que je n’ai le temps d’en réaliser !

Avec ces trois éléments, calendex, daylies et trackers, vous avez déjà de quoi bien vous organiser avec votre bullet journal.
Et, avez-vous remarqué ? Il n’est question nul part de “joli”, de “dessin”, de calligraphie ou de scrapbooking. Le but du bullet journal, c’est l’organisation, pas de faire un bel objet. Le bel objet est totalement optionnel. Cela peut avoir un aspect motivant, pour donner envie d’ouvrir les pages de votre carnet.
Les suppléments que j’ai ajouté à mon bullet journal

Pour faciliter mon organisation, j’ai ajouté des rubriques que je note, bien entendu, dans mon sommaire ! C’est là qu’il va s’avérer essentiel : il pourra suivre votre inspiration tout en vous permettant de vous y retrouver.

I’ll do that later
Les daylies c’est bien joli, mais il y a des choses à long terme que je dois faire et que j’ai très peur d’oublier (l’oubli joue aussi son rôle dans la procrastination). C’est donc sur cette page que je note mes tâches à long terme. Je la consulte régulièrement, bien entendu, lorsque mes daylies sont moins chargés, ou que j’ai du temps pour faire plus de choses.

Planning du nanowrimo
C’est le seul planning à objectif que je me donne sur l’année car l’objectif du nano est chiffré. Je ne prévois pas forcément d’écrire 1667 mots par jours, car ils sont une moyenne et ne sont pas représentatifs de la façon dont je vais gérer mon mois. Par exemple, cette année je me suis fixé de gros objectifs les deux premières semaines afin de pouvoir écrire moins de mots en fin de mois, pour pouvoir dormir et préparer mon arrivée dans ma nouvelle boite de manière sereine !

Comptes rendus de réunions
je prends mes notes de réunion directement dans mon bujo, comme ça je suis sûre de ne plus les perdre parce que je les aurais laissées sur une feuille volante !

Mon boulot en freelance
Il mériterait un bujo à lui tout seul, mais le but est de TOUT avoir au même endroit pour ne rien perdre. J’organise mon travail sur le même principe que mes daylies, mais de façon à ne pas mélanger mes notes informatives et mes tâches.

BULLET JOURNAL : EXEMPLE DE PAGE D'ORGANISATION DE TRAVAIL, EN SÉPARANT LES NOTES UTILES DES TÂCHES

Mais aussi :

  • Ma liste de courses
  • Mes idées de cadeaux de Noël
  • Mes plans pour mon site internet et mon book
  • Une pochette qui conserve tous les papiers qui me sont utiles ou que je ne souhaite pas perdre : ordonnances, notes de visites, croquis pris sur feuilles volantes…

 

Que se passe-t-il lorsque j’ai fini mon bullet journal ?

Comme pour les tâches que l’on reporte, n’oubliez pas de reporter dans votre nouveau carnet tout ce que vous voulez garder !! Exit le vieux sommaire et les daylies, mais reportez les to do list à long terme, les notes de projets, etc.

Cela demande un peu de travail, mais vous voulez vous organiser ou non ? Bon !
Je pense que vous avez là une bonne base pour commencer votre propre bullet journal ! Comme on peut y mettre beaucoup de chose, cet article serait sans fin si j’en disais plus pour le moment. Mais n’hésitez pas à poser des questions en commentaires si vous souhaitez en savoir plus ou avoir des explications sur des points particuliers !

Et vous, vous avez aussi un bullet journal ? Quelles rubriques avez-vous ajouté pour votre propre organisation ? Cela vous a-t-il aidé à lutter contre la désorganisation ? Comment gérez vous la culpabilité ?

CE SUJET VOUS A PLU ? VOUS VOULEZ EN VOIR OU EN SAVOIR PLUS ? LAISSEZ UN COMMENTAIRE !

7 Comments on Bullet Journal : mode d’emploi illustré

  1. Mme Pocahontas
    24 février 2017 at 17 h 54 min (5 mois ago)

    Merci ! Tu m’aides beaucoup pour le mien ! Je note beaucoup de choses sur mon planning mois et semaine mais je suis une boulette qui oublie de consulter chaque jour !!!!!
    Par contre, qu’est-ce que tu appelles « miracle morning »??? Ça fait plusieurs fois que je le vois mais je comprends pas à quoi ça correspond !!!

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    • Béren
      25 février 2017 at 0 h 21 min (5 mois ago)

      Tant mieux si ça t’aide pour ton propre bujo 🙂 ahlala le miracle morning, je devrais aussi faire un article dessus, car il y a beaucoup à dire… Une idée pour les prochaines semaines 😉

      Répondre
  2. Elize
    26 février 2017 at 10 h 44 min (5 mois ago)

    J’ai aussi mon bujo et j’adhère autant que toi. Ca s’adapte vraiment à chacun et c’est ce qui fait sa force. Et on ne se pose pas la question de s’avoir où on a noté les choses, et à chercher le post-it avec une liste. Tout est dedans.
    Tous les principes sont bien expliqués.

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    • Béren
      26 février 2017 at 15 h 29 min (5 mois ago)

      Salut Elize 🙂
      Tu me rassure pour les principes bien expliqués, ahah. C’était difficile de faire court ! Le bujo c’est la vie.

      Répondre
    • Béren
      28 février 2017 at 13 h 28 min (5 mois ago)

      Oh, intéressant ! Je vais aller voir ça avec plaisir 🙂

      Répondre
  3. Charlotte
    28 février 2017 at 5 h 15 min (5 mois ago)

    Moi aussi j’en fais un qui a une grosse partie agenda Tracker et listes. J’adore.

    Répondre

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